Lorsque j'ai démissionné de la boîte de Big Boss le Méchant, j'étais dans un sale état
: après seulement 3 mois (mais qui m'ont semblé durer des siècles) de ses insultes incessantes, ma confiance en moi était assez ébranlée (c'est le moins qu'on puisse dire : l'idée
même de retravailler me traumatisait...). Alors j'ai pris un peu de temps pour trouver un job qui me conviendrait : j'ai trouvé une entreprise de petite taille, dans un secteur très
innovant, dans laquelle je pensais pouvoir retrouver confiance en moi. Alors j'ai fait quelques sacrifices : j'ai accepteé un CDD de 6 mois, à un salaire inférieur à ce que je gagnais (avec
promesse de CDI et augmentation à la fin du contrat, quand même).Au bout de 6 mois, en raison de la crise, nous étions en retard sur la levée de fonds et on m'a simplement renouvelé mon CDD pour 6 mois supplémentaires. Je n'ai rien dit (mais je commençait à avoir les chocottes).
Il y a deux mois, un peu inquiète de mon avenir, j'ai déjeuné avec
Grand Patron afin de savoir s'il comptait me garder. Lorsqu'il m'a répondu "je préfèrerais que vous assuriez vos arrières", j'ai carrément flippé... Je me voyais déjà au chômage, obligée de
quitter mon appartement, de retourner vivre chez mes parents et de toucher les ASSEDIC...
Alors j'ai commencé à chercher du boulot comme une folle. 350 CV envoyés et rien...
Alors que l'année dernière, à la même époque, j'enchainais les entretiens et m'offrais le luxe de décliner les propositions que l'on me faisait, cette fois-ci, j'ai vraiment senti les effets de
"la crise" (la fameuse...). La pression montait avec les semaines.
A une semaine de la date fatidique de la fin de mon contrat, toujours sans
information sur mon avenir au sein de la société, j'ai pris mon courage à deux mains et ai abordé le sujet avec Grand Patron, qui m'a fort heureusement rassurée en me confirmant qu'il voulait
bien évidemment me garder et qu'il allait rédiger mon contrat et me l'envoyer par mail.Dès le lendemain, je suis entrée dans le bureau de Grand Patron avec la ferme intention d'obtenir ce
que je voulais. OK, j'avoue, j'avais préparé mon blabla : on ne négocie pas son salaire sans avoir bien rôdé son discours. Je me suis assise très calmement, lui ai
confirmé que j'avais bien reçu le contrat et lui ai dit, en souriant, que j'avais été très surprise mais surtout extrêmement déçue de sa proposition. Je lui ai ensuite rappelé les sacrifices
financiers que j'avais acceptés depuis un an et l'investissement dont j'avais fait preuve dans mon travail. Il m'a dit qu'il allait voir ce qu'il pouvait faire... L'attente a été
stressante...
Finalement, sans nouvelles après 3 jours, j'ai à nouveau abordé le sujet et
demandé mon contrat. La réponse de Grand Patron m'a surprise : "je vous ai envoyé votre contrat la semaine dernière. S'il n'y a rien à discuter, il n'y a plus qu'à signer". Gloups... Pas de
panique, je suis restée très calme : "je me permets de vous rappeler que vous deviez me proposer un nouveau salaire". "Ah oui, j'avais oublié... Bon, alors, compte tenu de la situation
économique, blablabla... nous vous proposons 12% d'augmentation". J'ai signé direct !!!
Aujourd'hui, je suis donc ravie de vous annoncer que je suis ENFIN en CDI
!!!!! Non seulement je me sens rassurée (l'idée de lâcher mon appartement m'étant simplement insupportable...), mais surtout j'ai retrouvé toute ma confiance en moi : il y a un an,
jamais je n'aurais osé aller demander plus d'argent, et finalement, ce n'est pas si difficile...


Dans les dîners placés, le risque, c'est de tomber à côté de quelqu'un de
Alors quand il a quitté la table au milieu du repas, je n'ai pas été
mécontente. Quelques minutes après son départ, un autre homme, d'une cinquantaine d'années, s'est assis à sa place : "mademoiselle, m'a-t-il dit, j'espère que vous ne voyez pas d'inconvénient à
ce que je remplace votre voisin ?".
Quand on invite des centaines de personnes à célébrer son mariage, il faut penser à tout. Même aux détails les plus infimes. Et notamment au problème des toilettes. A la fin du cocktail du
mariage de ma copine Dorothée, il me vient une envie naturelle très pressante (avec cette chaleur, qu'est ce qu'on boit... Il faut bien éliminer...) : je me dirige vers la maison et
demande à la propriétaire des lieux où se trouvent les petits coins. Elle me répond d'une manière tout à fait polie mais très ferme qu'il ne faut pas utiliser les toilettes de la maison mais que
des cabinets ont été installés à l'extérieur...
Je me dirige donc vers l'endroit qu'elle m'a indiqué : effectivement, deux
cabines de plastique sont posées dans une petite écurie... Pour ceux qui n'ont jamais expérimenté les toilettes de location, je vous laisse imaginer le topo. Vous portez une robe longue en soie
très jolie mais pas du tout pratique, et des talons aiguilles : vous entrez dans la cabine et c'est là que la galère commence. Déjà, le premier problème, c'est la lumière : pour une raison que je
ne m'explique toujours pas, les fournisseurs de ce genre de commodités (qui portent très mal leur nom) ne mettent jamais de lumière. Vous vous retrouvez donc dans un placard tout noir.
Vachement pratique.
l'écran pour tenter tant bien que mal d'y voir quelquechose), et dans la main droite, tout le tissu de ma robe que j'essayais laborieusement de protéger. Une fois
que vous avez fait votre petite affaire - et croyez moi, ce n'est pas simpe : essayez donc de viser la cuvette, dans le noir complet, le tout en équilibre sur des talons trop hauts afin de ne
pas toucher le bord de la cuvette qui est absolument dégoûtant en raison des incidents de visée des invités qui vous ont précédée - vous n'êtes pas au bout de vos peines. Il faut ensuite
trouver une espèce de manette qui ressemble à un levier de vitesse, et pomper de toutes vos forces pour créer un appel d'air et évacuer le contenu de la cuvette.
Inutile de vous préciser que j'aurais vendu mon âme pour être un homme
(quel homme normalement constitué utilise les cabines WC quand il y a autour une immense forêt ?) : je n'ai quasiment pas bu de la soirée, uniquement dans l'optique d'éviter une autre
virée traumatisante dans les WC portables...
Dorothée, c'est ma copine parfaite : elle a vraiment tout pour elle (c'en est presque agaçant, tant de perfection...). Alors bien évidemment, je n'aurais raté son mariage pour
rien au monde. Surtout qu'il avait lieu dans le Sud de la France, dans une région magnifique... Tout était parfait : l'église, les demoiselles d'honneur, la robe de la mariée (mais j'avoue
que je n'ai pas eu de surprise : je l'avais déjà vu sur Internet !!!), la cérémonie, le cocktail (le responsable du bar à foie gras se souviendra longtemps de nous : mon amie
Christine et moi avons fait le pied de grue devant son stand pendant une grande partie de la soirée...), le dîner (même si, à mon grand regret, il n'y avait pas de pièce montée...),
la décoration...
La fête avait lieu dans le domaine familial du marié : une superbe bastide
provençale perdue au milieu des massifs. Et quand je dis perdue, je n'exagère pas : il faut compter près de 40 minutes pour arriver au village le plus proche. C'est bien ce qui nous a posé
problème : après la cérémonie, nous avons pris la voiture (une Ford Ka que nous avions louée : une chose est sûre, jamais je n'achèterai ce modèle. Nous avons vécu un enfer...) pour nous
rendre au domaine. J'avais imprimé le plan, mais il ne faisait aucune mention d'une route aussi dangereuse. La carte indiquait simplement
une route un peu sinueuse de 7 kilomètres. Dans la réalité, il s'agissait d'un chemin de
caillasse qui zigzaguait le long d'un ravin abrupte, avec certes, une très jolie vue plongeante sur les gorges d'Ollioules, mais pour être tout à fait honnête, ni
Après trois quarts d'heure d'une montée éprouvante aussi bien pour nos nerfs que
pour la voiture (heureusement que le lavage est inclus dans le prix de la location, car elle était dans un sale état quand nous l'avons rendue...), nous avons fini par arriver au
domaine, avec l'impression d'avoir fait Koh Lanta. Effectivement, c'était le bout du monde : les portables ne captaient même pas...
Autant vous dire que nous avons passé toute la soirée à appréhender le retour
et que ni Christine ni moi n'avons bu la moindre goûte d'alcool. On s'est quand même bien amusées à souffler dans les éthylotests qui avaient été prévus pour les invités (vu la route, il
aurait été criminel de laisser quelqu'un prendre le volant avec un coup dans le nez).
Veille du départ pour le mariage de Dorothée : il est 19h30 et je n'ai plus beaucoup de temps pour me préparer. Le train part très, mais alors vraiment très tôt, le lendemain et il me reste
tellement de choses à faire : manucure, pédicure, gommage, masque, et surtout brushing. Et puis il ne faut pas oublier de faire mes bagages !!! Je n'ai pas le temps de traîner. Je récupère ma
robe chez le retoucheur, file faire trois courses au Monoprix (je n'ai pas passé la semaine chez moi, alors mon frigo est désespérément vide...), rentre chez moi et me mets au
travail.
21h40 : je commence à faire mon sac. Pyjama, trousse de maquillage, tenue pour
le lendemain... Mais où est ma robe ? Et où sont mes chaussures ??? Je cherche partout mais impossible de mettre la main dessus. Je commence à paniquer : je ne pense pas qu'assister au mariage
toute nue soit très bien vu par les autres invités... Je réfléchis et me rappelle que j'ai posé le sac contenant robe et chaussures au moment de payer mes courses. Je n'ai jamais couru aussi vite
jusqu'au Monoprix.
Vous disiez ?