Jeudi 24 juillet 2014 4 24 /07 /Juil /2014 16:00

index-copie-88.jpg Il y a quelques mois, j'ai bossé sur le lancement d'un concours assez chouette. Et qui dit concours, dit nécessairement remise de prix. Le lauréat ayant été désigné, il a bien fallu lui remettre son prix avec tous les honneurs dûs à son rang. C'est donc en ce jour ensoleillé du mois de juin que je me suis retrouvée en banlieue (si si), pour assister à la cérémonie de remise du prix. Notez que je m'en serais bien passé : je préparais un gros événement de boulot et les journées étaient particulièrement intenses. A tel point que pendant des semaines, je n'ai pas trop vu Chéri-qui-partage-ma-vie. Heureusement qu'il a accepté de m'acccompagner lors de cette lointaine expédition de l'autre côté du périph'. Oui, j'ai pris le RER. Non, je n'aime toujours pas ça. Bref.

 

index-copie-89.jpg Nous voilà donc devant la salle où sera remis le prix : un coup de fil pour retrouver le lauréat dans la foule (car telle est ma mission : faire la liaison avec le grand gagnant et aller l'introduire auprès des prestigieux membres du jury qui lui remettront son prix). La cérémonie commence : on en profite pour inaugurer un nouveau bâtiment, alors tout le monde y va de son petit speech. Il y a tout le gratin de la profession et même des people (notamment un chanteur à midinettes qui attire les regards de toutes les femmes. Sauf moi bien sûr, je n'ai d'yeux que pour Chéri-qui-est-à-côté-de-moi même si je jette de temps en temps un petit coup d'oeil discret...). Visiblement, l'espace d'une soirée, cet endroit perdu devient the place to be. Même qu'en plein milieu d'un discours, on voit débarquer un ministre, entouré de toute sa clique. THE place to be, j'vous dis !

 

index-copie-90.jpg Mais le moment tant attendu de la remise de prix arrive. Un éminent auteur et journaliste monte sur scène pour remettre le prix : il a participé à la création de ce prix, qui pour des raisons personnelles lui tient particulièrement à coeur, et nous avons étroitement collaboré pendant plusieurs semaines, afin que cette première édition soit un succès (ce qu'elle a été, soit dit en passant). Il commence son discours, que j'écoute d'une oreille distraite "une forte participation...blablabla...des candidatures de grande qualité...blablabla.... difficile de les départager... et surtout, je tiens à remercier vivement celle qui a remarquablement orchestré ce prix, Mado". Applaudissements. J'avoue qu'il m'a fallu quelques secondes avant de réaliser ce qui venait de se produire : le monde dans lequel je travaille est assez ingrat, et généralement les "petits mains" agissent dans l'ombre mais la lumière rejaillit sur les plus importants. 

 

J'ai été particulièrement touchée qu'il ait pensé à me remercier ainsi publiquement, surtout en présence de ministres et de personnalités très haut placé (il faut dire qu'on avait quand même fait du super boulot avec mon équipe, je dois bien le reconnaitre). J'ai lu une grande fierté dans le regard de Chériki, et c'était très chouette. Je savourais mes 5 secondes de gloire... Et la soirée a continué. Nous nous sommes alors tous retrouvés pour un cocktail, afin de terminer cette émouvante cérémonie en toute index-copie-91.jpg convivialité. Forcément, je veux aller saluer celui qui m'avait rendu ce si vibrant hommage. Je le repère dans la foule, attend le moment où il sera seul (dans ce milieu, il est très difficile de réussir à interpeller quelqu'un tellement les gens s'agglutinent), arrive devant lui avec mon plus beau sourire et lui tends la main. Et là, le blanc... Je le vois qui me regarde, cherchant désespérément dans sa mémoire la plus lointaine qui je suis et où nous avons bien pu nous croiser (ce n'est pas comme si nous avions participé ensemble à une réunion de 2 heures suivie d'un déjeuner au cours duquel j'étais placée à sa droite, une semaine auparavant...). Quand je pense que j'ai même dû lui rappeler mon nom et qui j'étais... A ce moment précis, j'ai compris ce que veulent dire les stars déchues qui parlent de leur traversée du désert. Damned*.

 

* Mais je m'en fous : les caméras ont immortalisé ce grand moment et personne ne saura qu'en réalité, j'ai pris un gros vent. Héhéhé... 

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