Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 13:05

Je n'aime pas trop qu'on se moque de moi sans raison : autant j'ai pas mal d'autodérision et sais m'auto-foutre de ma gueule quand la situation le justifie (chutes diverses et variées, comportement bizarre tel que ma passion pour l'Eurovision --> J-1 semaine : j'ai HATE !!!), autant j'ai du mal à supporter les moqueries gratuites, surtout venant de la part d'inconnus. Sans doute de vieux relents des années collège où j'ai subi de nombreuses moqueries liées à mon physique : les ados sont cruels... J'avoue être assez contente que, depuis quelques mois, le phénomène du harcèlement à l'école soit de plus en plus pris en considération et reconnu car lorsque je parlais de ce que je subissais de la part de certains de mes "caramarades", on me reprochait souvent d'exagérer. Il faut dire que j'ai pris très cher. Mais, avec le recul, ces moqueries et brimades ont finalement eu un résultat inespéré : aujourd'hui, je ne me laisse plus faire.

L'autre jour, je faisais des courses au Franprix : jusque là, rien d'anormal. Je fais un gros plein pour la semaine, et je sors du magasin lourdement chargée, un grand sac de chaque côté et, dans les bras, un énorme paquet de rouleaux de papier toilette. N'ayez pas l'air étonné : vous aussi vous en consommez (même si j'essaie de faire croire à Cielmonmari que les filles font caca des paillettes, je crois qu'il n'est pas dupe). Me voici donc chargée comme une mulasse sur le chemin de mon home sweet home : c'est à ce moment là que j'avise une bande d'ados pré-pubères (vous savez, les petits merdeux qui se prennent pour des ours sous ptétexte qu'ils ont trois poils à la quéquette et qui fanfaronnent lorsqu'ils sont en bande - repassez quand ils sont seuls et il n'y a plus personne) qui bloquent le passage et se moquent des passants.  

D'un coup d'un seul, me voilà replongée 20 ans en arrière : quand on subit souvent les moqueries des autres, on les sent venir. Une sorte d'instinct qui permet de se préparer à recevoir des mots qui font mal. Cette fois encore, ça n'a pas loupé. Le "chef" de la bande m'a vue arriver : je l'ai vu dire un truc à ses acolytes. Ca devait être très drôle car ils sont tous partis dans un éclat de rires d'otaries (oui, sachez le : le rire de l'ado en pleine mue est assez particulier et fort peu mélodieux...) avant de se taire et clairement d'attendre mon passage. Effectivement, lorsque je suis arrivée à leur hauteur, le grand dadais de chef m'a dit "hé Madame, vous avez la colique ou quoi avec tout ce PQ ?". Rires de la troupe d'otaries. Mais cette fois-ci, je ne me suis pas laissé faire : la réplique est sortie toute seule. "Et toi, tu te torches le cul avec ta main ?".

 

Silence, éclats de rire des otaries, air dépité du "chef". Je suis partie drapée dans ma dignité avec l'impression d'avoir pris ma vengeance sur tous les petits cons qui m'ont fait des crasses. Comme quoi, ça tient à pas grand-chose...

Partager cet article

publié par Mado - dans Paris
commenter cet article