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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 08:05

L'année dernière, pour célébrer les 10 ans d'Amonbeaufils, nous lui avions organisé une fête d'anniversaire mémorable. A tel point que je me réjouissais à l'idée que l'année suivante, alternance oblige, ça serait sa mère qui s'y collerait. C'était sans compter sur mon talent exceptionnel d'organisatrice de soirée (oui, c'est un métier. Ca tombe bien : c'est le mien) : enchantée par l'édition précédente, Amonbeaufils a décrété qu'il préférait faire sa fête d'anniversaire chez nous plutôt que chez sa maman. Oh joie. Surtout que cette année, grand chambardement : finie la fête d'anniversaire avec une demi-douzaine de petits garçons. Non, cette année, pour les 11 ans d'Amonbeaufils, on a fait une boum. Avec des filles. Même que les choses ont bien changé depuis l'année dernière : alors qu'à 10 ans, le simple fait d'évoquer la possibilité d'inviter des filles lui faisait faire la grimarce, cette année, Amonbeaufils a invité deux fois plus de filles que de garçons. Ca sent le début des emmerdes la pré-adolescence ça. Notez, je m'en étais déja un peu rendu compte lorsque, alors que nous regardions l'Eurovision, Amonbeaufils s'était mis à faire beaucoup (mais vraiment beaucoup) de remarques sur les poitrines oppulentes des chanteuses. A sa décharges, les chanteuses qui participent à l'eurovision sont rarement plates comme des limandes. Bref, ce samedi de juin, nous avons donc organisé la première boum d'Amonbeaufils.

 

Evidemment, pour ce genre d'événement, il ne faut pas se louper : une première boum ratée, c'est comme un soufflé mal cuit. C'est décevant, nul et plat. Et pas question qu'Amonbeaufils reste dans les annales comme celui qui a organisé une boum trop nulle. Alors on a sorti le grand jeu : j'ai passé des heures à préparer une playlist de musiques sympas (pas facile de savoir ce qu'aiment des gamins de cet âge-là... En gros, il faut faire un mix entre le top 100 Itunes et les chansons de kékés types "les sardines" ou "Bogdanov") et un blind test pour les occuper un peu, acheté des tonnes de bonbons, confettis, serpentins,,chapeaux pointus, banderoles colorées, bracelets fluos, trompettes (erreur monumentale : franchement quand tu as 15 gamins surexcités qui soufflent dans ce trucs là en même temps, tu as juste envie de les étouffer avec) et ballons en tous genres... Cielmonmari et moi on a même passé la matinée à récupérer un système son avec des micros, des spots lumineux, et des petits cadeaux à faire aux gamins (les mèches de cheveux colorées pour les filles, c'était son idée. Brillant). 

15h, on sonne à la porte : début des hostilités. En moins de 10 minutes, douze garçons et filles surexcités sont en train de courir dans tous les sens dans mon beau salon tout blanc. J'ai évidemment protégé tous les meubles et rangé tout ce qui peut se casser. Il a quand même fallu enlever deux ou trois choses en plus, face à l'énergie débordante de ces petits monstres : heureusement, ma jeune collègue est venue me filer un coup de main. On n'est pas trop de deux pour gérer la meute, pendant que Cielmonmari se coltine les parents. Et au bout de 45 minutes, le drame. Un cri, des pleurs : je me précipite et découvre l'ampleur des dégâts... Le petit Martin a cassé la dent de Lucas. Je vois le moment pas drôle du tout où Cielmonmari va devoir partir aux urgences dentaires, me laissant seule avec les fauves. Thank God, le papa de l'édenté était en train de prendre un café dans notre cuisine (ce qui signifie que légalement, son fils n'était pas sous notre responsabilité *soupir de soulagement) : il nous apprend que la dent avait déjà été cassée au préalable et qu'il irait chez le dentiste le lendemain.

 

J'ai quand même essayé de rendre le sourire au petit Martin (je l'ai gavé de bonbecs : 10 minutes plus tard, il faisait son plus beau sourire de sans-dent -big up François Hollande- sur les photos) tout en surveillant l'auteur de l'accident, qui se sentait trop mal et boudait dans un coin. On est en plein drame et il n'est que 16h : encore deux longues heures à tenir... Pour les calmer un peu (hum hum), je décide de lancer le blind test : on fait 4 équipes de trois gosses. Le sans-dent est chef de son équipe et choisi en premier celui qui lui a cassé la dent : un grand moment d'émotion pour le petit Martin, qui lui a littéralement sauté dans les bras en lui disant "merci mec, t'es un vrai pote". Le blind test commence : les enfants sont hystériques. Ca hurle, ça crie, ça chante, ça conteste les points. On en finit vite.

La boum continue : ça danse, ça chante, ça fait la chenille, ça se lance des confettis et des boules de sarbacanes (je n'ose même pas imaginer le temps qu'il nous faudra pour tout ranger). C'est l'heure du gâteau : Amonbeaufils souffle ses bougies, on fait péter le Champomy dans des coupes à Champagne (en plastique, évidemment : comme si j'allais sacrifier ma belle vaisselle). Une ado vient me voir et m'interpelle "madame ?". Je la regarde, un peu étonnée : "appelle moi Mado : tu crois que j'ai quel âge ?" "Je sais pas : 40 ans". J'ai failli la découper avec mon couteau pour couper le gâteau. Mais Cielmonmari lui a sauvé la vie en annonçant le "lâcher de ballons sur le boulevard". Une tradition qu'il a instaurée l'an dernier et qui consiste à lancer des ballons par la fenêtre et à attendre qu'ils se fassent écraser par les voitures qui passent dans la rue. Les enfants adorent : ils ont passé une demie heure à se pencher par la fenêtre en chantant à tue-tête, pendant que j'essayais tant bien que mal de les empêcher de tomber et de mourir.

Et ENFIN il a été 18h. Les parents sont arrivés pour récupérer leur progéniture. Tous avaient l'air un peu surpris de voir l'état de l'appartement (tu m'étonnes que personne ne fait ça chez soi : je comprends mieux pourquoi Amonbeaufils est toujours invité au Karting ou au cinéma pour les anniversaires de ses copains). Tout le monde est parti. Le calme, le SILENCE...

On a vite rangé et essayé d'effacer les traces de l'ouragan que nous venions de subir : ma main à couper qu'on va retrouver des confettis pendant 6 mois ! Une chose est sûre : l'année prochaine, je passe mon tour. Ca sera chez la mère d'Amonbeaufils. Moi j'ai pas le courage.

 

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