Vendredi 26 décembre 2014 5 26 /12 /Déc /2014 17:45

DChitwood_YouCanDoIt.pngS'il y a une chose que je redécouvre depuis que j'ai repris une activité salariée, c'est que l'entreprise répond à des codes très stricts, des règles immuables. Il y a des choses à faire... et à ne pas faire. Mais surtout, cette année, j'ai l'impression d'avoir fait un grand pas en avant sur le plan professionnel : j'ai arrêté de douter, cessé de m'excuser et d'attendre une reconnaissance qui ne vient jamais. Désormais, je fais comme les mecs : je me vends mieux, et ça marche. Je vous explique le schmilblick : nous les femmes, nous sommes de bonnes petites élèves au bureau (c'est pas moi qui le dit, mais toutes les études sociologiques menées sur la place des femmes en entreprise). Nous faisons bien consciencieusement notre travail, nous sommes sérieuses et appliquées, et nous espérons que nos efforts payeront et que nos supérieurs se rendront compte par eux-mêmes de notre merveilleux travail. Nous pensons (naïvement) que le travail est toujours récompensé. Que nenni.

 

SzcUPZeo.pngL'autre problème, c'est qu'évoluer en entreprise, c'est très compliqué. Dans mon métier par exemple, on commence par être assistant, puis chef de projet junior, puis chef de projet senior, puis responsable, etc. Une fois qu'on passe un palier, on gagne forcément à la fois en responsabilités et sur le plan financier. Généralement, l'évolution se fait en changeant d'entreprise, du moins les premières années. Mais une fois qu'on commence à prendre de la bouteille, mieux vaut privilégier une évolution interne plutôt que de compter sur un changement de boîte pour monter en grade. Et c'est bien ce qui m'a posé problème ces derniers mois. Dans mon entourage, je voyais mes amies devenir "Manager", "Chef de groupe", "Responsable", "Directrice". Et moi ? Rien. Je m'encroûtais dans mon poste de chargée de communication. Et pourtant, dans les fait, je remplissais toutes les conditions pour être "responsable communication".

 

index-copie-9.jpg J'ai attendu, j'ai bossé, j'ai tout donné. Et toujours rien. Un jour, ça a failli... Et puis finalement non : la personne que j'aurais dû chapeauter est partie, donc ma belle promotion est passée aux oubliettes. Jusqu'au mois dernier. J'étais dans le bureau de mon patron, nous faisions le point sur certains dossiers importants. Après une longue séance de travail, nous avons abordé certains points fonctionnels sur l'organisation du bureau et de l'équipe. Et quand, à la fin, il m'a dit "nous avons fini, c'est bon pour aujourd'hui", je n'ai pas réfléchis : je me suis dit que je voulais vraiment devenir Responsable communication, que je le méritais et que j'avais assez attendu. Alors j'ai fait ce que j'aurais dû faire il y a des mois. J'ai dis clairement que je voulais cette promotion qui correspondait à la réalité de mon poste. Et contre toute attente, il a accepté tout de suite. Maintenant, j'ai compris : je continue à faire du bon boulot, à m'impliquer dans mon travail, mais dorénavant je fais en sorte que ça se sache. Car au travail, la modestie c'est bien joli, mais ça ne paye pas vos factures.

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