Petit précis de bienséance

Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 09:00

La grande tendance en entreprise, depuis une grosse dizaine d’années, c’est l’open space. Le principe est simple : finie la belle époque (que je n’ai malheureusement pas connue) où chacun avait son propre bureau, avec une porte (qu’on pouvait claquer quand on en avait ras la pâquerette) et des murs à décorer selon ses goûts… On a cassé toutes les cloisons et parqué installé les travailleurs les uns à côté des autres dans ce grand espace libre de toute contrainte murale. Les arguments à un tel changement ? Une meilleure communication d’entreprise, plus de cohésion d’équipe, plus d’énergie et de synergie… Mouais, en fait, c'est simplement pour que les gens travaillent plus (un peu comme Big Brother : on est espionné en permanence)… Je n’ai connu que l’open space (à des échelles plus ou moins grandes, du plateau avec 250 personnes dans des box mitoyens, au bureau de 4 personnes) et j’avoue que parfois souvent, j’aimerais bien avoir mon bureau à moi toute seule…

 

Non pas que je n’aime pas travailler en équipe, bien au contraire, mais j’avoue qu’il m’arrive d’en avoir un peu assez de toute cette proximité et que je travaillerais sûrement plus efficacement dans un environnement plus calme.

 

Petit rappel des règles à respecter pour le bien-être de tous en open space

 

 

Règle n°1 : on dit bonjour.

Cela peut vous sembler évident, mais je peux vous garantir que ça ne l’est pas pour tout le monde. Alors quand vous arrivez le matin, prenez quelques secondes pour dire bonjour, demander comment s’est passé le week-end… Ca ne mange pas de pain, comme dirait l’autre (mais je ne sais plus lequel) et il est toujours plus plaisant, en arrivant au bureau, de voir des visages avenants et souriants, plutôt que des têtes de 6 pieds de long. Je l’ai vécu : j’avais l’impression de passer mes journées avec une colonie de mérous autistes (c’est dire si l’ambiance était à la déconne. Ou pas). Autant dire qu’il fallait que je puise au fin fond du fond du bout de l’extrême de mes ressources pour trouver en moi l’envie de me lever le matin.

 

Règle n°2 : on fait attention au bruit.

Quand on est plusieurs dans la même pièce, si chacun ne prend pas un peu sur lui, on a rapidement la sensation de se retrouver dans une basse-cour. Entre celui qui tape fort sur son clavier (tic tic tic tic tac tic tic tic : ça peut vite devenir comparable au supplice chinois de la goute d’eau…), celui qui hurle au téléphone ("BONJOUR MONSIEUR DUCHMOLL !!! VOUS ALLEZ BIEN, MONSIEUR DUCHMOLL ??? NON NON, VOUS NE ME DERANGEZ PAS MONSIEUR DUCHMOLL. OUI J’AI BIEN RECU VOTRE MAIL MONSIEUR DUCHMOLL !!!"), celui qui chantonne en permanence (« et tu tapes tapes tapes, ce refrain qui te plait ». Oui, ce sont toujours des chansons qui vont vous rester dans la tête pendant de looooooongues heures, et même quand vous serez rentré à la maison… « Et tu tapes tapes tapes, c’est ta façon d’aimer ») et celui qui parle tout le temps (je précise au passage que j’ai fait de réels progrès sur ce point, et que j’arrive dorénav ant à contrôler ma diarrhée verbale pendant plusieurs heures. Mais c’est dur…), il est difficile de s’en sortir. Surtout qu’il est impossible de se concentrer dans une pareille cacophonie… En ce qui me concerne, j’ai développé – après des mois d’entraînement intensif – une capacité assez étonnante (et dont je suis particulièrement fière) : j’arrive à créer ma propre bulle de silence, de laquelle rien ni personne ne peut venir me tirer. Bien pratique pour travailler sereinement. Moins quand on me demande quelque chose et que je ne réponds pas.

 

Règle n°3 : on garde sa vie privée privée.

Avoir plein d’amis, c’est bien. Avoir un téléphone portable, c’est pratique (que dis-je, indispensable). Mais faire profiter tout le monde de vos déboires amoureux ou de l’organisation du prochain week-end en Sologne avec vos potes, là je dis non. Mettez votre téléphone en silencieux (ça évitera au moins qu’en plein milieu d’une conversation téléphonique importante avec un client, vous ne soyez dérangé par la sonnerie stridente –et parfois ridicule, pour certains, dont je ne fais pas partie, je vous rassure tout de suite- de votre portable) et surtout, si vous répondez à un appel privé et que la conversation risque de s’éterniser, par pitié, quittez la pièce !!!!!! Autre aspect important : je comprends que chacun veuille se sentir chez lui au bureau : mais est-il vraiment nécessaire d’afficher les photos de vos enfants, de votre mec, de votre chien… en plein open space ? (Non, je n’ai pas de photo de Choupette sur mon bureau). Et si vraiment vous trouvez que c’est trop triste, achetez vous une plante : c’est joli, et en plus ça vous assurera un peu d’intimité (pour peu qu’elle soit suffisamment haute).

 

Règle n°4 : on range son bureau.

Vous partagez un espace commun : quoi de plus normal que de laisser votre bureau propre en partant le soir. Il n’y a rien de plus désagréable que d’arriver le matin et de trouver le bordel désordre des autres : alors on range les papiers qui trainent, on jette les vieux Post-it et autres feuilles de brouillon, on vide sa tasse et on cache tout le reste dans les tiroirs. C’est pas plus compliqué que ça. Et les vieux mouchoirs plein de morve microbes, direction la poubelle : on partage déjà nos journées avec nos collègues, on peut ne pas faire pot commun pour les germes.

 

Règle n°5 : on se tient comme il faut.

Dans l’intimité d’un bureau fermé, vous pouvez faire tomber la veste, enlever vos chaussures ou vous affaler sur votre plan de travail. En open space, pas de tout ça : vous êtes en public. En permanence. Alors par respect pour ceux qui partagent cet espace avec vous, ayez la délicatesse de vous tenir correctement. Quoi de plus démoralisant et dégoutant que de partager son bureau avec quelqu’un qui se balade en chaussettes (je vous jure, je l’ai VU et senti aussi !!!!) ou qui pose ses pieds sur son bureau (surtout quand vous venez le voir, que vous restez un quart d’heure la main appuyée sur le bureau, et que vous réalisez que c’est à cet endroit précis qu’il a laissé traîner toute la matinée ses grolles qui ont ramassé les miasmes des trottoirs parisiens. Dois-je vraiment vous rappeler le nombre de chiens qui œuvrent dans la capitale ?).

 

A bon entendeur, salut.

Par mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 09:00

Comme des milliers de parisiens, j’utilise chaque jour les transports en commun. Certes, je ne pollue pas en utilisant une voiture, j’évite les embouteillages et j’arrive bien plus rapidement (sauf quand il y a grève, mais je ne me lancerai pas sur le sujet : pas de polémique aujourd’hui, je suis en VACANCES), mais je dois avouer que le métro a malgré tout quelques inconvénients. Le premier étant l’incivilité des passagers, qui me fait dresser les cheveux sur la tête. Je crois qu’il est plus que temps de faire une petite remise à niveau…

 

De la bonne manière d’entrer dans la rame : vous attendez sur le quai bondé. Vous n’avez qu’une hâte, bien sûr : vous engouffrer dans le wagon pour être le premier à récupérer une place assise. Mais pas besoin de vous agglutiner comme ça devant les portes : personne ne peut descendre, donc vous ne pourrez pas monter. Parfois, je me demande pourquoi les gens ont tellement peur de ne pas réussir à entrer dans le métro… Ce qui fait que, pour en sortir, il faut jouer des coudes pour réussir à atteindre la porte, et encore se battre pour se frayer un passage entre ceux qui veulent prendre votre place. Le métro est une jungle où il faut se battre pour survivre. Et encore, ce n’est que le début.

 

De la bonne utilisation des strapontins : oui, vous avez eu une journée crevante. Comme tout le monde. Oui vous avez mal aux pieds (mais quelle idée aussi de porter des escarpins aussi haut perchés ???). Comme tout le monde. Oui vous en avez plein les pattes et vous rêvez de poser vos fesses et de ne plus bouger. Comme tout le monde. Mais ce n’est pas une raison pour vous conduire en gros con parfait égoïste et pour emmerder tous les autres passagers. Alors c’est simple : « en cas d’affluence, merci de ne pas utiliser les strapontins ». Vous ne comprenez pas le mot « affluence » ? Ou peut-être est-ce le mot « strapontin » ? Je vous explique : dans le métro, il y a des sièges fixes (souvent par bloc de 4) qui ne se replient pas. Ceux là, vous pouvez les utiliser quand vous voulez. Une petite exception : les femmes enceintes et les personnes âgées ont priorité, et c’est bien normal (autant vous dire que quand ce sera mon cas, je ne me ferai pas prier pour profiter de ce privilège…), donc on leur laisse la place. En revanche, lors qu’il y a beaucoup de monde dans la rame, on se lève de son strapontin pour faire de la place aux autres. Un strapontin baissé : une personne. Un strapontin levé : 2 personnes. Personnellement, quand quelqu’un reste bien assis pendant que tout le monde est debout et serré comme dans un banc de sardine, je prends un malin plaisir à lui mettre mon gros sac de courses en plein dans la figure : le malotru finit généralement par se lever (pas parce qu’il pense aux autres, mais parce qu’il n’en peut plus d’avoir un poireau sous le nez).  

 

De la bonne utilisation de la barre : bon, c’est bien, vous êtes debout. Mais avec ce chauffeur qui conduit comme un manche ce métro qui secoue, vous risquez de tomber à chaque instant. Heureusement que la Ratp a prévu de quoi se tenir. Tout d’abord, la barre de pole dance (mais si, vous savez bien, celle qu’utilisent les stripteaseuses) : un règle, une seule, on tient la barre d’une main, et on garde les deux pieds au sol, légèrement écartés pour garantir son équilibre. Et surtout, on ne fait pas comme ces affreux monstres égocentriques : on ne s’appuie pas de toutes ses forces sur la barre. Parce que les pauvres malheureux qui veulent se tenir ne peuvent plus passer leurs doigts et risquent la chute à chaque seconde. Ensuite, quand vous vous accrochez aux barres scellées au plafond, ayez bien en tête que vos aisselles sont au niveau des narines des pauvres malchanceux qui, comme moi, ne mesurent pas 1m80. Alors par pitié, n’oubliez pas la douche quotidienne et n’ayez pas peur d’abuser du déodorant. En vous r’merciant, m’sieurs dames.

 

De la bonne utilisation de sa bouche : qui dit « métro », dit « proximité ». Donc, le savoir-vivre impose quelques règles permettant d’assurer l’harmonie de tous. On commence avec le portable : maintenant qu’on capte même dans les tunnels, le trajet en métro est devenu un enfer. Les gens racontent leur vie la plus intime, persuadés -plongés comme ils sont dans leur conversation- que personne ne les entend. D’ailleurs, c’est tout comme : tout le monde fait comme s’il n’écoutait pas, alors que c’est tout le contraire. Il n’y a pas que la diarrhée verbale qui pollue l’environnement sonore. Depuis quand les gens mâchent-ils du chewing-gum la bouche ouverte, ce qui, à chaque mouvement de mâchoire d’une part laisse voir tout leur intérieur et d’autre part fait un bruit absolument répugnant ??? Enfin, je ne m’attarderai pas sur ceux qui écoutent de la musique tellement fort qu’on peut l’entendre d’un bout à l’autre de la rame (et ils écoutent rarement la Sonate au Clair de Lune, si vous voyez ce que je veux dire…).

 

Alors je lance un appel à tous les parisiens : par pitié, faites un effort… Si tout le monde appliquait ces quelques règles de politesse de base, les transports en commun seraient sûrement plus vivables. Il resterait juste à se débarrasser des joueurs d’accordéons qui massacrent « La Vie en Rose » et on frôlerait la perfection (je sais, je m’emballe un peu quand même. Mais bon, c’est agréable d’avoir encore des rêves irréalisables et de l’espoir)…

Par mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /Déc /2008 09:00
Dans la catégorie "Petit Précis de bienséance", abordons aujourd'hui le sujet de la conversation.

Tout d'abord, définissons notre sujet : la conversation, c'est un échange de propos. Facile, me direz-vous... Pas si sûr.

Alors, quand vous arrivez dans une soirée et que vous ne connaissez personne, comment engager la conversation ? Tout d'abord, si votre hôte est à la hauteur de son rang, c'est lui qui devra vous présenter les gens en ouvrant la conversation. Par exemple, un "je te présente Machine, je t'en ai parlé : comme toi, elle est passionnée d'équitation / de cuisine / de finance..." A vous ensuite de rebondir : "ah, c'est vrai ? Vous jouez au golf ? Où ça ?". Et c'est parti. Une fois cette étape passée, il faut entretenir la conversation : on peut dériver sur le boulot (c'est mieux que la météo ou le cinéma, et ça permet de découler sur d'autres sujets). "Vous travaillez chez Vuitton ? Comme c'est intéressant (toujours valoriser son interlocuteur) ! Et est ce que vous ressentez beaucoup les effets de la crise dans le luxe ?". En une seule phrase, vous le mettez en avant, vous lui faites un compliment, et vous ouvrez un nouveau sujet, tout en parlant de l'actualité, sujet sur lequel chacun a son mot à dire. C'est parfait. Il n'y a qu'une chose à savoir : le sujet préféré des gens... c'est de parler d'eux-mêmes !!!! Posez leur des questions, intéressez-vous (pour de vrai) à ce qu'ils disent, et ils vous trouveront d'une compagnie délicieuse...

Mais - car il y a un mais - j'ai souvent été confrontée à une situation assez compliquée à gérer : la conversation est entamée, vous posez des questions, la personne vous répond... mais ne rebondit pas. Et ça vire vite à l'interrogatoire :
- "Et vous faites quoi dans la vie ?"
- "Avocat"
- "Passionnant ! Et vous êtes dans quel cabinet ?"
- "Bidule Truc and associates"
- "Ah, vous êtes donc spécialisé en fusac ?" (pour les non initiés, fusac = fusion acquisition. N'hésitez pas à montrer que vous comprenez son domaine de compétence - même si ce n'est pas le cas - afin que votre interlocuteur soit rassuré sur votre capacité à comprendre...)
- "Oui"

Bon, cela fait maintenant 25 minutes que vous ramez discutez : vous connaissez tout de sa vie professionnelle et familiale, de ses passions, de son allergie aux fraises... Et c'est le blanc. Pourquoi ça ? Parce qu'il ne sait pas que la conversation, c'est un ECHANGE : ça signifie tout simplement qu'il doit également jouer le jeu et vous poser quelques questions afin de faire avancer le schmilblick.

Autre situation problématique : votre hôte ne fait pas du tout son boulot (ce qui arrive malheureusement très souvent, surtout dans les grosses soirées avec beaucoup de monde) : pas de souci, là aussi, il y a quelques astuces. La première, c'est tout simplement d'arriver très tôt. Si la soirée commence à 21h, arrivez à 21h10 (on laisse toujours 10 minutes de répit à celui qui reçoit, car il aura forcément un peu de retard) : cette petite avance vous permettra de rencontrer les gens petit à petit, et de commencer à les connaître avant d'être englouti par la foule.
Si jamais vous arrivez tard, tout n'est pas perdu : il suffit de mettre un peu la main à la pâte... Le coeur d'une soirée, c'est la cuisine : récupérer les verres, filer un coup de main pour préparer les plateaux ou faire le service... Autant de solutions qui vous permettront de créer des liens et de rencontrer les gens. Pour ma part, je suis un fan de l'appareil photo numérique : je m'autoproclame "photographe officielle" de la soirée : les gens sont ravis (ils vont avoir des photos sympas qui feront de beaux souvenirs) et c'est un bon moyen d'entrer en matière...


Un dernier petit conseil (c'est gratuit, profitez-en) : certains sujets sont à éviter à tout prix !!!! Quoi qu'il arrive, ne parlez ni de politique, ni de religion, ni de sujets trop personnels (personne n'a besoin de savoir que vous venez de vous faire larguer comme une merde ou que vous êtes allé faire un frottis ce matin). Et si jamais on vous demande ce que vous pensez de la politique du gouvernement, n'ayez pas un avis trop tranché...

Bon, maintenant que vous savez tout, je vous laisse mettre tout ça en pratique...
Par mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 09:00
Mes amis, l'heure est grave. Je crois qu'il est grand temps de vous donner une petite leçon de politesse... La leçon du jour : comment écrire un email professionnel ???


Je vois déjà ce que vous allez vous dire : "elle est tombée sur la tête, tout le monde sait faire ça"... Au risque de vous contredire, je crois qu'un petit rappel des règles élémentaires n'est pas inutile...

Règle n°1 : on dit bonjour. Il n'y a rien de plus désagréable qu'un email qui se résume à "Je vous ai envoyé le dossier X. Merci de me dire ce que vous en pensez". Un "bonjour, j'espère que vous allez bien", ça ne mange pas de pain (et ça fait quand même plus pro).

Règle n°2 : on soigne l'orthographe !!!! Avec les correcteurs automatiques, rien de plus simple. J'avoue que, plus d'une fois, j'ai eu des doutes sur les capacités de travail de certaines personnes qui avaient des postes importants mais faisaient des fautes atroces dans leurs mails. Bien évidemment, on n'est jamais à l'abri d'une faute de frappe (moi-même l'autre jour, j'ai écrit "saucice" sur mon blog...) mais il y a des limites !! J'ai déjà lu "je vous est envoyais le document ke vous m'avais demander" : j'étais à deux doigts de renvoyer le mail corrigé... Le SMS, c la mor de l'ortografe ;-)

Règle n°3 : on évite toute familiarité déplacée. Ainsi, on évitera les "salut", "au plaisir","bye", "coucou" et même "bisous" (que j'ai vu une fois, je vous le jure !!!). Un sobre "cordialement" suffira pour terminer votre correspondance. Côté signature, bien évidenmment, on signe de son prénom ET de son nom -sauf si on est assez proche du destinataire, auquel cas le seul prénom suffira- et on évite A TOUT PRIX les surnoms ridicules (peut-être que tous vos amis vous appelle "bichette", mais votre client n'est pas obligé de le savoir...). Je ne vous ferai pas l'affront de vous parler des "lol" et autres "mdr" : c'est comme les smileys, à bannir !!!!

Et enfin, et c'est sans doute ce qu'il y a de plus important, on n'oublie pas qu'un email va être lu, alors on fait preuve de bon sens !!!! Ainsi, hier, j'ai reçu un email surprenant : j'avais demandé à la directrice de la communication d'une très grosse boîte de m'envoyer la charte graphique de son entreprise. Voilà ce que j'ai reçu : "Bebert, tu peux envoyer la charte à la dame ?".


Par mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Auto-histoires de vie...
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Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 19:57
Aujourd'hui, alors que j'étais en train de faire la queue devant la boulangerie (oui, je sais, ma vie est passionnante) un couple de personnes âgées est arrivé à ma hauteur. Leur voiture était garée devant moi : le vieux monsieur s'est avancé et a ouvert la porte passager pour sa femme, avant d'aller s'installer au volant. C'est là que j'ai réalisé : mais où sont passées les bonnes manières et la galanterie ? C'est vrai ça : les hommes de mon âge n'ouvrent plus les portes, ne vous avancent pas la chaise au restaurant, ne portent même plus les courses. Il y a quelques semaines, alors qu'un de mes amis me laissait porter un énorme paquet, je me suis permis de lui faire une petite réflexion (sur le ton de l'humour, bien sûr : tout passe mieux avec le sourire !). Sa réaction ne s'est pas faite attendre : "vous avez voulu l'équalité entre les hommes et les femmes, alors vous l'avez !". Un tel ramassis de conneries me laisse sans voix. Premièrement, je ne vais pas relancer le débat sur la parité : le jour où les femmes seront égales aux hommes dans le monde du travail, on en reparlera (vous voulez vraiment qu'on discute des différences de salaire ? Du plafond de verre ? Et je ne vous parle même pas de la barrière à l'embauche : "quoi, embaucher une femme de 26 ans ? Tu rigoles ! Pour qu'elle nous ponde des marmots et nous fasse chier avec son congé maternité et ses gamins malades ? Tu n'y penses pas !"). Ne vous méprenez pas : je ne suis pas une féministe à la Isabelle Alonso : je pense que l'homme et la femme ne sont, par nature, pas égaux (mais l'égalité dans les droits, c'est autre chose) mais plutôt complémentaires.
La galanterie n'a rien à voir avec l'égalité entre hommes et femme : c'est un art de vivre, une tradition, une preuve de respect...

J'inaugure donc aujourd'hui une nouvelle rubrique et je me permettrai, de temps à autres, de vous rappeler un peu ces règles de politesse (que je trouve tout à fait charmantes) qui ont une fâcheuse tendance à disparaître...

Leçon n°1 : du savoir-vivre dans les escaliers

Les hommes pensent qu'il faut toujours s'effacer devant une femme et la laisser passer la première. Malheureusement pour eux, les choses se compliquent un peu lorsqu'il est question d'emprunter les escaliers. Dans les situations où la femme risquerait de se blesser, le preux chevalier se doit de la protéger : c'est la raison pour laquelle l'homme précède la femme en descendant l'escalier. Si Mademoiselle venait à rater une marche, elle s'écraserait sur Monsieur, qui lui sauverait ainsi la vie (il faut bien lui laisser un peu le beau rôle !). Logiquement, on pourrait penser qu'il en va de même pour la montée des marches : que nenni, ce serait bien trop simple !!! Je vous explique : autrefois, les femmes portaient des robes très longues et, pour éviter de tomber dans les escaliers en se prenant les pieds dans les pans de leurs jupes, elle relevaient un peu leur robe, découvrant ainsi... leurs chevilles. Alors imaginez un peu le scandale si ces messieurs avaient pu, en montant les marches, entrevoir cette partie aussi intime de leur anatomie !! Entre une chute mortelle dans les escaliers et le risque de se voir à jamais compromise dans  sa vertu, le choix a été vite fait : ces messieurs passeront donc en premier pour préserver l'honneur des dames. J'avoue que cette règle semble beaucoup plus adaptée aujourd'hui, à l'ère de la mini-jupe, qu'à l'époque des robes à traîne !!!
Donc, on résume : dans l'escalier, Monsieur passe le premier. CQFD.



Par mado - Publié dans : Petit précis de bienséance
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