Londres

Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 11:39

Good morning, readers !!!

 

 


Grosse patate ce matin : il faut dire que je rentre en France ce WE, alors forcément... Rien qu'à l'idée de mettre de la nourriture solide dans ma bouche (je crois que je ne pourrai plus manger une seule soupe jusqu' à la fin de mes jours...), je ne peux plus retenir mon impatience !!!!! Pourtant, la journée a mal commencé : appelez-moi "chat noir", c'est mon kharma du moment... Déjà, impossible de mettre la main sur ma carte 12-25, ce qui est problématique dans la mesure où je prends le train pour Nantes demain... Ensuite, panne de réveil (enfin, disons qu'il n'a pas sonné assez fort, ou que je dormais trop profondément... Toujours est-il que je me suis réveillée super à la bourre : pas de souci, je gère toujours dans les situations de crise. D'ailleurs, j'aurais mieux fait de prendre mon temps car, en raison d'un problème de signal (?), il n'y avait pas de train pour Uxbridge (en plus, j'ai oublié de recharger mon Ipod hier : décidément, ça commence bien ce matin...). J'ai fini par trouver un métro qui me rapproche et, en attendant sur le quai (oui, j'ai eu un changement qui a duré 40 minutes, et les quais sur ma ligne sont en extérieur...) j'ai découvert un phénomène météorologique anglais donc j'avais -certes- entendu parler, mais dont je n'avais pas encore compris l'importance : le FOG.

Pour résumer, le fog, c'est le brouillard... Mais pas un brouillard du matin qui s'évapore dès que le soleil se lève : non, celui la, c'est du dur de dur... En fait, ce sont de minuscules gouttelettes (un peu comme un brumisateur d'eau d'Evian, vous savez, ceux qu'on utilise quand il fait très chaud pour se rafraîchir le visage !) qui restent en suspension dans l'air et qui, je ne sais comment, réussissent à se glisser partout... Elles sont tellement fines qu'on ne les sent pas sur le moment mais, au bout de quelques instants, on est trempé de la tête aux pieds !!! Ceci dit, c'est grâce à ce phénomène que Monet a pu peindre toute une série de toiles mondialement connues du Parlement de Londres dans le brouillard...
J'ai fini par arriver au bureau, en retard et toute mouillée : je crois que j'ai attrapé la crève : il ne manquait plus que ça (surtout que demain, c'est le gala !!!!!)
Par mado - Publié dans : Londres
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /Oct /2006 14:06

Aujourd'hui, je vais vous parler d'autre chose que de mes problèmes bancaires (vous allez finir par croire que je passe mes journées à la banque à espérer une carte qui ne viendra jamais... Ce n'est pas faux, mais il m'arrive plein d'autres choses - oui, j'ai une vie...).

Dans la rubrique "les trucs qui n'arrivent pas tous les jours, Dieu merci", il m'est arrivé un histoire rigolote (enfin, rigolote, est-ce vraiment le mot approprié ???) : j'ai rencontré un groupe de protection des animaux... Explication : comme chacun (ne) le sait (pas), je travaille pour un gros laboratoire pharmaceutique qui produit (logique) des médicaments. Jusque là, rien à dire... Le hic, c'est que pour soigner les gens, il faut d'abord faire des test sur les animaux : ok, c'est cruel, mais est-ce qu'il ne vaut mieux pas sacrifier quelques lapins et souris pour sauver des vies humaines (houlà, je vais arrêter les prises de position dangereuses car je risque d'être la cible de la SPA et autres groupes de défense des animaux... Si je continue, ils vont s'enchaîner à un arbre devant chez moi et menacer de se suicider si je ne démissionne pas : ça m'embêterait d'avoir leur mort sur la conscience...) ?

 

Tout ça pour en venir à l'essentiel : j'arrive au bureau mardi dernier, il est 9h, tout va bien, je commence à travailler quand une alarme retentit : j'entends des cris, du tambour, quelqu'un crie dans un mégaphone des trucs que je ne comprends pas (je me débrouille en anglais, mais encore faut-il que ce soit audible...). Personne n'a l'air surpris dans les bureaux : on m'explique que c'est un groupe de protection des animaux qui manifeste contre les tests faits sur les animaux... Comme nous sommes dans une zone industrielle avec plusieurs labos, ils ne perdent pas leur temps et font toutes les manifs dans la même journée, une fois par mois (tant qu1à faire, autant éviter de multiplier les allers-retours, d’autant plus que je travaille à Peta-les-Glaouis !!!). Mais le truc original, c'est que les manifs sont très encadrées en GB : les manifestants n'ont le droit de s'exprimer qu'en dehors des heures de travail : ils n'ont pas le droit de gêner les salariés dans leur travail, c'est la raison pour laquelle ils ne peuvent se faire entendre qu'à l'entrée et à la sortie des bureaux... On a donc continué à travailler dans le calme, après une heure de cris et de boucan...


Le soir, tout était tranquille, il faisait beau : plutôt que de prendre la navette affrétée par ma boite pour aller à la station de métro, je me suis dit qu'une petite promenade ne me ferait pas de mal après ces longues heures passées devant mon ordinateur (je rappelle que je déjeune devant mon bureau... je passe plus de temps sur ma chaise de bureau que dans mon lit : c'est inconcevable !!!). Je marche tranquillement dans la zone industrielle quand, tout à coup (l à, il faudrait une musique qui fasse un peu flipper, genre "les dents de la mer"...), droit devant moi, je vois le groupe de manifestants qui bloque la route (qui est la seule issue qui permet de quitter la zone industrielle). Bon, ils ne vont rien me faire quand même... J'avance vers eux d'un pas ferme et décidé, et dans mon regard on peut lire "vous ne me faites pas peur d'abord, j'ai fait du judo, et j'y suis pour rien dans vos histoires, ne me faites pas chier, j'ai eu une dure journée, si tu approches je te cogne...). Apparemment, je n'étais pas crédible : quand ils m'ont vue, ils ont arrêté de taper les voitures (? violents quand même... je vais faire gaffe...) et ils se sont tous mis autour de moi : je ne suis pas bien grande, mais la, j'avais vraiment l'impression d'être toute petite... Ils m'ont demandé "est-ce que tu travailles pour la compagnie X [oui, je respecte le droit à la vie privée, article 9 du Code civil pour ceux qui s'y connaissent, et  je ne dévoilerai donc pas le nom de ma boite...]". Ok, la, j'ai flippé, surtout que je tenais dans mes bras un énorme classeur blanc avec le nom de la compagnie écrit en gros dessus... La meilleure attaque restant la fuite, j'ai pris mon plus bel accent français (pas dur, c'est venu tout seul) pour leur dire que j'étais une étudiante française perdue, que je ne travaillais pas ici (oui, je t’ai reniée 3 fois, ma chère compagnie…) et que je ne comprenais rien à l'anglais (tout ça en tenant très fort mon classeur contre mon coeur...) et ça a marche !!! Il m'ont laissée partir en s'excusant !!! Mais j'ai vraiment eu les chocottes : finalement, ils ont raison, on devrait laisser les animaux tranquilles...
C'est sur eux qu'on devrait faire ces tests !!!

Par mado - Publié dans : Londres
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /Oct /2006 18:17

Bon, là c'est sûr, je suis dans une mauvaise période karmique... Explication en trois coups de cuillère à pot : je suis allée à la banque lundi... Pas la peine de faire durer le suspens, ça c'est mal passe. Mais laissez-moi tout vous raconter (on nage en plein délire, si si, je vous jure). Je travaille dans une grosse compagnie mais mon salaire m'est versé par une agence de travail : je n'avais pas encore reçu mes fiches de paie, donc j'ai profité du fait que j'avais quitté le bureau tôt pour aller à la banque (je rappelle, pour les deux du fond, que les banques ferment a 16h30 ici...) pour passer à l'agence voir ce qui se passait... Et heureusement : figurez vous qu'ils avaient oublié de me payer, rien que ça !!! Et pourquoi ? ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas reçu mes coordonnées bancaires : mais ça va, maintenant que j'ai compris le système anglais, je suis beaucoup plus organisée... J'avais apporté la copie du mail que j'avais envoyé le mois d'avant demandant à être payée par chèque le temps de valider mes coordonnées bancaires, et la photocopie du recipisse du fax leur donnant ces coordonnées !!! Pour le coup, ils ne pouvaient rien dire : ils ont fini par me filer mes chèques, mais ils n'avaient pas encore reçu mon loyer de la part de mon entreprise (ce qui aurait du être fait il y a longtemps)... Je leur ai fait comprendre qu'il fallait que je paie mon loyer le jour même (ce qui était vrai) et que j'étais un peu dans la merde avec zéro pounds sur mon compte : ils ont eu pitié (normal, je n’allais pas me trouver sdf parce qu’ils ont faire une erreur quand même !!!) et m'ont avancé 500 pounds en liquide...


Bon, je tiens le coup et je file à la banque déposer mes chèques et récupérer ma carte (oui, j'ai reçu un coup de fil de la banque me disant que ma carte était là !!!!). Je dépose mes chèques, je choppe ma carte et on me dit que je vais pouvoir retirer de l'argent dès le lendemain !!!! La vie est belle !!!


J'ai parlé trop vite : en rentrant chez moi, je me rends compte que je n'ai pas mon code de carte bleue : pas de souci, je retourne à la banque le lendemain... Et un gentil jeune homme (très beau d'ailleurs, ce qui est assez rare dans ce pays j'ai l'impression) m'explique avec son plus beau sourire qu'ils ont envoyé mon code à la mauvaise adresse et qu'il faut que j'en commande un nouveau, ce qui prendra 10 jours... Ok, je reste hyper ZEN... Je vais au guichet retirer des sous, quand même : et là, la conne de guichetière (désolée, mais c'est ce que j'ai pensé sur le moment) m'annonce que je n'ai pas d'argent sur mon compte... J'avais prévu le coup aussi et je lui sors mon reçu de dépôt de chèques de la veille : "oui, c'est vrai, mais vos chèques doivent être clarifiés [euh, la j'ai pas bien saisi : elle a bien dit "clarified" ???]. Votre compte ne sera pas crédité avant mardi prochain".

Là, ça ne va vraiment plus : j'ai payé une semaine de carte de transport (pas les moyens de payer la carte mensuelle, ce qui va me coûter beaucoup plus cher au final, mais pas trop le choix) et acheté 5 soupes : il faut que je tienne jusqu'a vendredi soir... J'en peux plus !!!! Il faut que je mange un steak !!! Un saignant, tendre... très cher, quoi !!! M'en fous, des que j'ai cette p.... de carte, je  m'offre un repas de ouf (si je n’ai pas quitte Londres d’ici la, car il est possible que je n’ai jamais de carte finalement!!!!!

Par mado - Publié dans : Londres
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 /10 /Oct /2006 13:34

Je suis en Grande Bretagne depuis peu de temps, mais j'ai déjà pu remarquer un certain nombre de comportements que j'ai encore du mal a comprendre ( mais ça viendra, j'en suis sûre, dans 5 ou 10 ans !!!)
 

D'abord, les anglais font tout à l'envers dans la rue : déjà, ils roulent à gauche (ça et l'euro, ce sont les symboles de leur résistance à l'Europe, c'est certain...). Le problème, pour la pauvre petite française que je suis, c'est que je risque ma vie à chaque croisement de rue. Explication : je dois traverser la rue, il n'y a pas de feu... Pas de souci, je regarde machinalement à gauche (car comme chacun sait, en France les voitures roulant a droite, elles arrivent par la gauche, logique non ? Et pour ceux qui n'auraient pas compris, tant pis, faites un dessin, mais je ne vais pas y passer 3 heures), puis je me dis que non, c'est de l'autre côté, à moins que j'ai déjà eu le bon réflexe ??? Merde, j'y pige rien à ces trucs... Heureusement, ils ont prévu un truc pour les gens comme moi : il suffit de regarder au sol, il y a écrit "look right" ou "look left" pour qu'on sache où regarder en traversant !!! Cool, je look right, pas de voiture : je me lance... et manque de me faire renverser par un bus !!! Il fallait regarder l'autre Right... C'est sûr, je vais mourir bientôt !!!

Autre petite chose surprenante dans les rues : les arrêts de bus. Ah ça, ils sont comme en France : un abri en verre et en métal, au bord de la route... sauf qu'ils sont dos à la route !!! C'est vrai, c'est tellement plus pratique d'être face aux immeubles pour voir arriver le bus (déjà qu'il roule a gauche, si en plus on doit se faire un torticolis, c'est formidable !!!). Vraiment ces anglais, aucune sens pratique (sorry Jo, mais maintenant tu es plus français qu'anglais, donc ça va...)

 

Au boulot c'est pareil : c'est différent... Pour commencer, les anglais ne déjeunent pas. Je ne dis pas qu'ils ne se nourrissent pas : ils mangent, mais pas comme nous : en France, on prend une heure de pause à l'heure du déjeuner pour aller au restaurant d'entreprise avec ses collègues (c'est là où se font les alliances, les potins, c'est la partie la plus cool de la journée !!!). Ici, ce n'est pas pareil : chacun va s'acheter un sandwich et le mange devant son ordinateur, tout seul, en travaillant : super... Et je ne parle même pas de ceux qui ne déjeunent pas mais s'empiffrent de chips, bonbons, et gâteaux à longueur de journées... Pour ma part, je suis devenue une adepte du sandwich poulet-salade-concombre-tomate-sans mayonnaise mais avec un peu de beurre-quel pain ? French baguette, of course... La première fois, ça fait bizarre de manger devant son écran : c'est un peu dur d'essayer de manger proprement sans faire de bruit avec le papier, parce que tout le monde travaille autour... Bon, allez, je le dis, je n'ai pas peur des représailles gouvernementales : oui, ça me fait chier de bouffer un sandwich à mon bureau (et je regrette les déjeuners avec mes collègues de chez 3M...)

 

Autre truc rigolo au taf : comment montrer qu'on est content ? Imaginez que vous venez d'obtenir un poste de PDG hyper bien payé avec plein de responsabilités (ce qui n'est malheureusement pas mon cas, enfin... pas encore !!!) : vous croisez un ami qui vous demande "comment ça va ?" : vous répondez "super bien, je suis trop content, bla bla bla suis ravi, c'est formidable etc..." Et bien ici, un anglais répondrait "not bad"... et c'est tout : pas d'explosion de joie,  rien, le flegme britannique j'vous dis !!!
En revanche, imaginez que vous devez préparer 5 slides pour une présentation  en interne avec deux ou trois collègues, à la fin, on viendra vous dire que votre présentation était "brilliant", "lovely" et que vous avez fait un super boulot ("great job !!!") hyper difficile, un peu comme si vous aviez sauvé la planète d'une attaque terroriste... Tout est une question de dosage en fait…

 

Dans le même  genre , j'avoue que j'ai fait une drôle de tête quand la caissière du supermarché m'a appelée "darling" et "sweetie"... Je n'imagine pas trop la caissière du Monoprix me dire "chérie, ça fait 7 euros 50..."

 

Je ne suis vraiment pas encore anglaise !!!

 

Par mado - Publié dans : Londres
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Dimanche 8 octobre 2006 7 08 /10 /Oct /2006 15:56

Ca fait un mois que je suis à Londres et je ne vous ai même pas parlé du Métro !!! Il y a deux ou trois petites choses à savoir… Tout d’abord, Londres est une ville qui s’étend sur une très grande surface : le réseau est donc divisé en 6 zones (la zone 1 étant la plus proche du centre et la zone 6 la plus éloignée). Je vis en zone 1 et je travaille en zone 6 (c’est bien simple : on ne peut par aller plus loin !!!), ce qui me coûte la modique somme de 157 pounds (1570 francs ou près de 250 euros) chaque mois : no comment…

Ensuite, il faut savoir que le plan de métro n’est par à l’échelle : deux stations peuvent être   tout à côté sur le plan mais à 1 kilomètre dans la réalité. Ca, ce n’est que le début : une fois qu’on a son ticket (et donc plus d’argent) et qu’on veut prendre le métro, ça se complique. Le métro arrive quand il veut 5et encore, s’il arrive…). De toutes façons, il n’y a pas un trajet au cours duquel on ne se trouve pas confronté au problème des « delays » (si on annonce des « several delays », alors là, vous n’êtes vraiment pas arrivé !!!!). Les « delays », c’est quand le métro s’arrête pour une durée indéterminée, soit parce qu’il faut laisser passer un autre métro, soit parce qu’une lampe est cassée à une intersection (bizarrement, elle était déjà cassée hier et avant-hier, mais ça doit être comme pour se faire opérer : il doit y avoir une liste d’attente pour les opérations de maintenance). Et le plus drôle, c’est que quand le métro s’arrête, PERSONNE ne bronche !!! A Paris, tout le monde regarde sa montre et commence à ronchonner contre les agents de la RATP qui nous font chier à être toujours en grève etc… Ici, pas du tout : c’est sans doute l’une des principales manifestations du flegme britannique, on attend, ça va bien finir par repartir (je ne suis pas encore vraiment anglaise, car je suis la seule à pousser de gros soupirs d’impatience quand ça arrive…).

 

Vous l’aurez compris, je passe de longues heures dans le métro chaque jour : je n’aurais jamais cru dire ça, mais je regrette le RER qui m’emmenais à Cergy tous les matins l’année dernière !!! Heureusement, il y a aussi des journaux gratuits : il y a deux écoles : Metro et Lite. Metro, vous connaissez : des brèves, quelques articles sur des sujets bateau, l’horoscope du jour, la météo, un ou deux sudoku… Lite, c’est différent : beaucoup plus axé presse people : grâce à Lite, je sais que Nikki s’est fait larguer par le gagnant de Big Brother 7ème saison (BB7 pour les initiés) et vraiment je ne sais pas comment je pourrais vivre sans savoir ça… Donc je lis Metro le matin, pour ne pas être trop à l’Ouest quand on me parle de l’actualité ici, et Lite le soir, parce que ce n’est par fatigant pour le cerveau !!!

 

Autre petit détail qui m’énerve franchement sur ma ligne de métro : visiblement, les amortisseurs des trains n’ont pas été changés depuis un demi siècle puisque le métro secoue tellement que je me suis fait éjecter de mon siège un matin où je m’étais assoupie (oui, il faut s’accrocher même quand on est assis, et mieux vaut y aller l’estomac vide car je suis sure que plein de gens sont à deux doigts de rendre leur petit déjeuner !!!)

Par mado - Publié dans : Londres
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 /10 /Oct /2006 13:49

La chose la plus importante à faire quand on s'installe dans un nouveau pays, c'est d'ouvrir un compte en banque. Qu' à cela ne tienne, à la sortie de mon premier jour de boulot, je suis allée à la banque : c'était il y a un mois... Me voici donc chez NatWest (d'après ce qu'on m'avait dit, c'est la banque la plus simple pour un étranger...) avec mon passeport, une lettre de mon employeur (oui, ici ça ne se passe pas comme en France : il ne suffit pas de se pointer dans une agence et de mettre 20 euros sur le compte qu'on ouvre !!!! Non : il faut une lettre justifiant qu'on va avoir des revenus fixes !!!) et beaucoup d'espoir... Ca ne s'est pas passé exactement comme je l'espérais : je vous retranscris le dialogue (en français, don't worry).


- Bonjour, j'ai rendez-vous avec Mme X pour une ouverture de compte.
- Mme X n'est pas l à et elle n'avait pas de rendez vous [ça commence bien...]
- Très bien, je voudrais voir quelqu'un pour ouvrir un compte
- Je vais m'en occuper : avez-vous les documents nécessaires ? Passeport, lettre de l'employeur ?
[cool, ça va être vite expédié...]
- Oui, les voici
- Il me faut un justificatif de domicile
[merde...]
- J'ai emménagé il y a 3 jours mais je peux appeler mon propriétaire et il vous enverra un justificatif [toujours proposer une solution de rechange...]
- Non, il faut que vous m'apportiez le justificatif de paiement de votre salaire qui est envoyé chaque mois à votre domicile.
- Le problème, c'est que pour être payée, j'ai besoin d'un compte en banque…
- Je ne peux rien faire sans ce papier.
- Vous voulez dire que si je veux ouvrir un compte, je dois avoir déjà reçu un salaire, mais je ne peux pas recevoir mon salaire puisque je n'ai pas de compte en banque !!!!
- Voila, revenez quand vous aurez votre justificatif. Au suivant !
- [ voix intérieure : P... de M..... de système anglais de #
]***!!!*/***#]

 

Bon, tout va bien : je vais quand même finir par trouver une banque à Londres qui accepte de m’ouvrir un compte… Tiens, une agence HSBC : allez, je rentre et je tente ma chance… Et c’est passé tout seul : « vous recevrez votre carte bleue d’ici une semaine, merci d’avoir choisi HSBC ».

 

Semaine 1 : pas de carte

 

Semaine 2 : toujours rien… Je passe à l’agence (je ne peux pas contacter ma banquière par téléphone car je n’ai pas encore de numéro de sécu anglais… Ca c’est prévu pour le mois d’octobre) et on me dit qu’il y a eu un problème de livraison et qu’il faut que je retrouve la piste de ma carte…

 

Semaine 3 : j’ai retrouvé ma carte, il y a effectivement eu un problème de livraison : je prends un autre rendez-vous et ma carte me sera livrée au bureau en milieu de semaine 4 : je l’attends comme le Messie, car ça commence  vraiment à m’énerver de ne pas pouvoir dépenser l’argent que je gagne à la sueur de mon front - au passage, je rappelle qu’en Angleterre on n’est pas aux 35 heures…)

 

Semaine 4 : ma carte est livrée, le miracle !!!! La joie a été de courte durée :  je me suis vite rendu compte que j’avais reçu une « credit card », ce qui signifie que la banque m’avance l’argent quand je paie quelque chose, et que je lui rembourse à la fin du mois (donc formalités, commissions…), mais le pire c’est que je ne peux pas dépenser autant d’argent que je veux, même si j’ai plein de sous sur mon compte… Ok, pas de souci : je file à la banque : par miracle, c’était son soir de nocturne, car ici les banques sont ouvertes de 9h à 16h30 (quand je pense que je critiquais ma banque parisienne qui ferme à 17h30… On me m’y reprendra pas !!!). Donc hier soir, je rentre dans l’agence -après une journée assez catastrophique qui continuait une semaine difficile- et j’explique mon problème à la jeune fille du guichet. Elle vérifie et me dis que j’ai signé tous les papiers pour accepter une « credit card » : je lui explique, du mieux que je peux, que je suis française, que j’ai traduit « carte bleue » par « credit card » mais que j’avais bien expliqué à la banquière ce que je voulais… Ce à quoi elle a répondu « vous êtes tellement stupide qu’on ne devrait pas vous laisser avoir une carte bleue ». Gloups… J’avoue ça a fait beaucoup pour cette semaine (mon examen de neuroscience, la trouille que j’ai eue quand je me suis fait choppée par un groupe très violent de défense des animaux -je sais, je ne vous ai pas tout raconté, mais ça viendra…- et mes problèmes d’appartements…) et ça a vraiment été la cerise qui a fait déborder le vase (ou la goutte d’eau sur le gâteau si vous préférez)… Bon, résultat des courses, j’aurai ma nouvelle carte bleue d’ici 2 à 3 semaines : donc, en attendant, je vais continuer à manger du potage et à me dire que je travaille sans pouvoir toucher à mes sous… Ah oui, j’ai oublié de dire que je pouvais retirer du liquide au guichet dans une certaine limite, limite qui couvre exactement le montant de mon loyer… Voyons le bon côté des choses : au moins, j’ai un toit au dessus de la tête !!! 

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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /Oct /2006 18:19
Visiblement, je suis la seule personne sur Terre à ne pas savoir que les canards nagent sous l’eau… Bon, ok, je savais qu’ils piquaient parfois une tête pour aller manger un truc au fond, mais de là à faire un 50m en apnée… Puisque tout le monde a l’air de s’y connaître en biologie, quelqu’un pourrait-il me dire quelle est la différence entre un fruit et un légume ?  Non, ce n’est pas une devinette : très sérieusement, je n’arrive pas à trouver une réponse à cette question… Mais quand même, pour les canards, ça m’étonne…

 

Par mado - Publié dans : Londres
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Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /Oct /2006 12:43

Je sens que le suspens que je vous inflige est insoutenable : oui, vous vous demandez si j'ai été désignée pour quitter le Loft... Eh bien à vrai dire, les choses se sont plutôt bien passées pour moi : la maison est cleanissime et personne n'a été désignée (je le mets au féminin car je vous rappelle que je vis dans un harem), mais j'ai quand même eu une petite frayeur... Le landlord est venu me voir vendredi soir en me disant qu'il voulait me parler dans son bureau : ok, j'avoue, j'ai eu les boules... Tout ça pour rien : il voulait juste m'annoncer qu'il me baissait mon loyer de 25 pounds (ce qui fait 250 francs, soit 38,11254 euros...). Ok, c'est pas énorme mais, comme dit la chanson, "c'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup".

Mon week-end a donc été plutôt serein, car l'idée de me retrouver sans domicile fixe commençait un peu a m'angoisser, même si je faisais bonne figure... Juste pour l'anecdote : une fille était arrivée le jour du fameux house meeting, auquel elle a assisté : elle est partie le lendemain !!! Une nuit, record a battre !!! Pas de souci, elle a déjà été remplacée par une autre fille : on a tout essayé mais il semble que le landlord ne soit vraiment pas prêt a accueillir un autre male dans son harem...



Bon, assez de blabla sur mes aventures immobilières : parlons boulot !!! J'ai vraiment de la chance, mon travail me permets de voyager au moins une fois par semaine a travers toute l'Angleterre (je vais même aller en Irlande et en Ecosse !!!). La semaine dernière, je suis allée a Leeds (en gros, c'est en plein milieu de l?Angleterre), A Nottingham (je n'ai pas vu le shérif mais Matthieu et Greg, deux étudiants d'Audencia qui sont en échange universitaire là-bas : quel bonheur de parler français !!!) et a Gillingham (je ne suis sure ni de l'orthographe ni de la prononciation, mais c'est près de la mer et, des côtes, on peut voir la France, Douce France, cher pays de mon enfance...). Bref, super semaine, même si je suis assez morte car j'ai dû me lever à 5 heures du matin à chaque fois (ceux qui ont la chance de me connaître savent que je ne suis pas matinale... alors ça a été pour moi un vrai supplice).

 

 

Allez, demain je prendrai le temps de vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, sur les transport anglais : j'ai eu la chance (est ce que ce mot est vraiment approprie ?) de prendre le train et l'avion ici : je n'ai pas été déçue...

 

 

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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /Sep /2006 15:05

Vous le savez, je vis actuellement dans une grande maison divisée en deux unités : je suis dans l’appartement des filles (nous sommes une grosse dizaine à partager sanitaires et cuisine. Hier soir, le landlord (en théorie, c’est celui qui s’occupe de la maison, mais dans les faits, c’est le gardien du harem) nous a toutes réunies pour un house meeting (entendez par là une réunion de tous les habitants des lieux, pour mettre les choses au point quand quelque chose ne va pas…) : nous étions toutes dans la common room quand il nous a annoncé la mauvaise nouvelle… La maison est beaucoup trop sale, it is such a mess… Ca ne peut plus durer : il va falloir prendre des mesures radicales : nous voilà bientôt à la fin du mois, l’une d’entre vous va devoir partir ce week-end… [Là, gros blanc…].

Le landlord ne voulant pas prendre la décision de choisir laquelle d’entre nous allait être sacrifiée pour l’exemple (car c’est bien ce dont il s’agit), il nous a expliqué que nous passerions chacune notre tour dans son bureau pour désigner la personne que nous voulions voir partir [Gros blanc encore, tout le monde se regardait en se demandant s’il avait bien compris…] L’atmosphère était hyper tendue et personne ne savait quoi dire… Tout le monde me connaît : je me suis dit qu’une petite blagounette allait désamorcer un peu le truc alors j’ai dit « comme dans Big Brother ? » [pour ceux qui ne vivent pas sur Terre, Big Brother est l’équivalent anglais de Loft Story : c’est une émission de télé dans laquelle les candidats vivent tous ensemble et éliminent l’un d’entre eux chaque semaine…].

Après cette annonce que je qualifierais de « bouleversifiante » (les initiés comprendront l’allusion), plus personne ne parlait ni ne bougeait et le landlord est parti se coucher, l’esprit léger… Tout le monde est finalement parti et nous sommes restées (Agathe, Nadia, Dorothée et moi : cad les 4 dernières arrivées dans cette coloc) et nous avons commenté la situation jusqu’à une heure avancée (ce qui explique que je suis un peu fatiguée aujourd’hui…). Nous sommes toutes d’accord, c’est l’une de nous 4 qui va partir : les autres sont là depuis des mois, le landlord ne va pas les ficher dehors… Dans les pays anglo-saxons, le principe est « last in, first out », autrement dit, le dernier arrivé est le premier qui s’en va… Donc, pas de doute, c’est pour ma pomme !!! Résultat des courses, nous sommes le 27 septembre et dans 4 jours, je dors sous les ponts de Londres !!! Je suis donc activement à la recherche d’un toit…

Je voulais vous raconter mes aventures dans les aeroport anglais : ce sera pour une autre fois...

 

Pas de doute, ce week-end, je quitte le Loft !!!

 

 

Par mado - Publié dans : Londres
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /Sep /2006 17:03

Jusqu’à aujourd’hui, tout allait très bien, mais là, c’est bof bof… Explication : il y a eu un souci avec la live box à la maison… Personne ne pouvait se connecter, et c’était déjà très agaçant… Mais le pire, c’est que la connexion est réparée… mais mon ordinateur a un problème et  je n’arrive pas à me connecter !!! Ca me rend folle : j’ai TOUT essayé et RIEN ne marche… Le problème vient  apparemment de mon adresse IP et de ma carte DNS, et personne ne peut m’aider car tout est en français. Je ne rentre en France que dans un mois, et me dire que je n’aurai pas Internet pendant tout ce temps, ça me  déprime…  Mais bon, j’ai vécu sans Internet pendant des années et j’ai pu m’en passer, alors je devrais tenir le coup, même si ça me fiche un peu le moral en l’air de ne plus avoir de contact avec ma famille et mes amis…

 

Deuxième truc un peu déprimant, le temps anglais est arrivé : jusqu'à aujourd’hui, il avait fait un temps splendide et j’avais fini par croire que la pluie anglaise était une légende… Et bien non, je vous le confirme, quand il pleut à Londres, il pleut, et pas trois gouttes… Le ciel est tout gris et on voit d’énormes gouttes qui viennent s’exploser sur les fenêtres de mon bureau… Pffff, moi qui pensait mettre mes supers chaussures argentées ce soir pour sortir, c’est pas gagné !!!  

 

Bon, je vais arrêter les jérémiades (même si ça fait du bien de temps en temps de se plaindre un peu !!!) car j’ai vraiment de la chance d’être ici… Mon boulot est génial et l’équipe est vraiment super : j’ai appris aujourd’hui qu’ils avaient changé mon poste et je vais donc avoir d’autres missions (entre autres, je vais devoir voyager une fois par semaine dans toute l’Angleterre !!! Je suis ravie !!! La semaine prochaine d’ailleurs je vais à Chester, à Leed, à Nottingham et dans le Kent….). Je suis vraiment bien tombée !!!

 

 

Autre point positif : je commence à reprendre espoir quant à ma recherche désespérée d’appartement : je vais en visiter un ce soir qui, sur le papier, a l’air chouette : chambre double, 5 personnes dans l’appart (mais une seule salle de bain), vue sur Regent’s Park et pas cher du tout… On croise les doigts pour que ce soit bien !!!

 

 

 

 

Par mado - Publié dans : Londres
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