Bon, commençons par le commencement, comme dirait l’autre : bonne année, bonne santé, tout plein de belles choses, 2012 sera une année formidable, et blablabla. Bon, ça, c’est fait.
Sinon, je suis de retour, après une semaine entière sans ordinateur : pas de blog (désolée pour mes pauvres lecteurs abandonnés, mais de
temps en temps, je prends des vacances. Vrai de vrai : je ne suis pas une machine…), pas de Facebook, pas d’email et quasiment pas de téléphone (sauf pour donner des nouvelles à
Chéri-qui-passait-ses-vacances-à-l-autre-bout-de-la-France). Une vraie semaine de déconnexion du monde ! Je n’ai même pas acheté un journal ni regardé le JT à la télévision, et je n’ai
pas la moindre idée de ce qui s’est passé en France pendant 8 jours (bon, j’avoue, j’ai quand même allumé le poste pour regarder Sissi : mais là, c’est une tradition familiale à
laquelle je ne pouvais déroger !!!). Bref, je suis partie à la montagne. A Courchevel, pour être précise.
J’ai posé les pieds skis sur la neige pour la première fois à l’âge de 3 ans et j’ai eu la
chance de passer de nombreux séjours à la montagne. I am a lucky girl, je sais. Et j’adore ça, car les vacances à la neige ont un petit air délicieux qu’on ne peut comprendre que si on a eu la
chance de vivre cette expérience.
Tout commence à la gare, au départ : on est toujours chargé comme une mule, car les affaires de ski, ça prend une place folle. Quand j’étais plus
jeune, je trouvais ridicule ceux qui portaient leurs après-skis dès leur départ de Paris. Maintenant que je porte moi-même ma valise, je peux vous garantir que j’ai les Moon Boots aux pieds
pendant le voyage, pour gagner de la place dans mes bagages. Parce qu’il faut se coltiner le car avant d’arriver dans la station, et tirer de lourdes valises dans la neige, ce n’est pas une mince
affaire.
Ensuite, on s’installe : en général, vu le prix des locations, les appartements sont plutôt petits. Surtout si vous êtes dans une station très
réputée. Cette année, nous étions 4 (plus Choupette, bien sûr, qui fait partie de la famille et qui, comme nous tous, a pu profiter des joies de la neige) dans un petit appartement de 30
mètres carrés. Inutile de dire qu’en matière d’intimité, on est proche du niveau zéro. En revanche, on dira ce qu’on veut, mais c’est très convivial. Mais tout cela n’est pas gênant, car à la
montagne, les appartements sont conçus pour qu’il n’y ait aucune place perdue et tout est pratique (à défaut d’être joli).
Il ne reste plus qu’à prendre son forfait, louer ses skis et ses chaussures (avec le désagréable moment où le loueur, pour faire les réglages
doit vous demander votre poids : moment difficile où il faut dire la vérité. A ce moment-là, vous regrettez amèrement la boîte de marrons glacés et les trois parts de bûche que vous vous
êtes enfilées pour Noël…), à enfiler les épaisseurs (pour avoir chaud, à la montagne, le truc c’est de faire comme les oignons : superposer les couches. Croyez-moi, avec mon
soutien-gorge de sport, mon débardeur, mon col roulé, mon tee-shirt, mon sous-pull en soie spécial ski, mon gros pull en laine et ma veste intérieur polaire, j’aurais pu passer la nuit sur le
télésiège sans aucun problème), et direction les pistes !
On dira ce qu’on veut, Courchevel, c’est quand même le pied… On prend les œufs, on descend, un télésiège, les Creux, un autre télésiège, une petite
rouge, et une jolie piste bleue au milieu des sapins. Le rêve. Surtout quand il fait un temps magnifique, que la neige est excellente et que les pistes sont désertes.
Et le soir, après une longue journée de ski, qu’il est bon de rentrer, d’enlever ses chaussures de ski (probablement le meilleur moment de la
journée… Avec ce « rhaaaaaaaa » de bonheur quand nos petits pieds délicats sont extraits de ce carcan de plastique et de métal…), de se préparer une bonne tasse de thé et de
dévorer de la brioche grillée avec du Nutella, en se repassant les faits marquants de la journée (« ah la la, quelle trouille quand je suis restée bloquée sur le mur de la
Saulire », « et quand maman est tombée dans l’escalator la tête la première avec ses skis !! »).
Et le soir, on mange des trucs qui tiennent au corps : une bonne soupe avec plein de fromage et des croûtons à l’ail, une grosse raclette… Et à 22h30, tout le monde s’écroule de fatigue et s’endort dans sa petite couchette.
Des vacances reposantes, sportives, dépaysantes, quoi. Vivement l’année prochaine !!!
Vous disiez ?