Comme des milliers de parisiens, je m'apprête à quitter Paris (non, vous ne rêvez pas !) pour aller fêter Noël ailleurs. Et si j'ai hâte d'être en train de
descendre les pistes enneigées, croyez-moi, je n'y suis pas encore. Car le trajet risque d'être compliqué... Déjà, partir à la montagne (et non pas "au ski" : le ski n'étant pas une
destination, mais bien une activité. Mais les parisiens partent au ski, eux. Bientôt, ils iront passer l'été à la baignade... Bref, une petite pensée émue pour feu Maître Capello, mon idole
regrettée), c'est compliqué : car la montagne est en environnement hostile (rappelons au passage que mon
dernier séjour "au ski" a été particulièrement riche en émotions) qui nécessite un équipement approprié. Et pour une raison très longue à expliquer, il se trouve qu'à moins de 48h du
départ, je n'ai rien d'autre qu'une paire de Moon Boots (magnifiques, certes, mais très insuffisantes pour un séjour dans de telles conditions climatiques) à mettre dans ma valise.
Problème, donc, car faire du ski en jean, ça ne le fait pas du tout (sauf si vous avez envie d'attraper une pneumonie, mais là, c'est une autre histoire).
Alors ces derniers jours ont été intenses : entre ma virée chez Décathlon-à-fond-la-forme pour trouver une combinaison (l'horreur : comment font les autres filles
pour ne pas ressembler au bonhomme Michelin dans ce type de vêtement : dès que j'en enfile une, j'ai l'impression de gagner 10 kilos et de perdre 20 centimètres... Si encore je pouvais porter des
talons, mais non !!!), des lunettes (j'en avais, mais où sont-elles passées ???), des chaussettes épaisses comme un doigt (j'en avais, mais où sont-elles passées ???) et
des gants de soie qui protègent les mains du froid dans les gants (pour ne pas avoir à me dire "j'avais des doigts, mais où sont-ils passés ???"), mes commandes de cupcakes pour le dîner
de ma soeur (oui, je vais sans doute me lancer dans une activité de pâtissière à domicile...), les amis de passage à Paris, la course aux cadeaux de Noël, les dernières urgences de
boulot à terminer, les premières urgences de janvier à planifier, les allers-retours à la Poste pour récupérer et envoyer des colis... Je n'ai pas arrêté une minute ! Et quand je pense que je
n'ai même pas eu le temps de faire mes désormais célèbres biscuits de Noël, je suis dégoûtée... D'un autre côté, il faut bien que je dorme la nuit, quand même.
Sans compter que la journée d'aujourd'hui sera courte : après avoir terminé mes bagages, qui seront certainement très lourds, je devrai réussir à caser Choupette, sa
nourriture et son panier. J'ai d'ailleurs investi dans un sac de transport pour chien. Mon dernier voyage en train avec lui sous mes pieds ayant été particulièrement traumatisant, je préfère
anticiper le combo 5h de train + 1h de car sur les route de montage et voyager sereinement : voilà donc 10 jours que Choupette passe ses nuits dans son sac de voyage, pour s'habituer. Il ne reste
plus qu'à lui donner un bain, car il pue vraiment et a carrément viré au gris-slash-jaune-pisse (et croyez moi, un chien mouillé par la neige, ça va bien puer, surtout dans un picro
appartement de 30 mètres carrés où l'on s'entasse à 4. Ceci dit, c'est convivial) : la corvée de la journée, vraiment.
Bref, un demi million de choses à faire d'ici ce soir, avec une fin de journée en apothéose avec mes chouettes colocataires de Londres qui sont tous à Paris (for one
night, and one night only !!!), donc je ne vous retiens pas, mais je vous souhaite à tous un merveilleux Noël !!!!!!!!!!!!!
Vous disiez ?