images-copie-31 Sans vouloir faire de généralités, il faut bien l'admettre : les ruptures amoureuses se passent rarement bien. La séparation en douceur, où chacun se rend compte qu'il n'y a plus d'amour mais juste une belle amitié, et où les ex restent en bon terme malgré la fin de la relation, ça n'existe que dans les téléfilms à l'eau de rose qu'on voit sur M6 vers 14h30, à l'heure où la ménagère de moins de 50 ans sans emploi mère au foyer se "culturise" devant son poste de télévision. Dans la vraie vie, les choses sont souvent bien plus cruelles...

 

images-copie-70.jpg Il y a toujours le moment horrible où il faut bien admettre la vérité et accepter la fin d'une relation. Plus facile à faire quand on est le "largueur" que le "largué". Celui qui se fait jeter devra passer par des étapes difficiles mais indispensables pour se reconstruire : le déni ("ce n'est pas possible"), la colère ("après tout ce que j'ai fait pour lui, comme a-t-il pu ????), la douleur (le tristement fameux chagrin d'amour, quoi) et enfin, l'acceptation. L'acceptation, c'est quand on a véritablement tourné la page, que toute trace d'amour s'en est allée, qu'on se dit qu'effectivement on est bien mieux sans elle/lui, que finalement, il/elle n'était pas si extraordinaire, et que s'il/elle ne nous avait pas lâchement abandonné(e), on n'aurait sans doute jamais rencontré la personne merveilleuse qui partage notre vie aujourd'hui.

 

images-copie-71.jpg Mais pourtant, ne croyez pas que parce qu'une rupture est acceptée depuis des années, les choses en restent là. Bien au contraire. C'est maintenant que commence à se jouer une nouvelle partition, qui durera des mois, des années, toute la vie, même... C'est là que va débuter la guerre froide. Le combat des ex. Une lutte qui durera jusqu'au bout...

 

index-copie-15.jpg Chacun de son côté va recréer sa vie : rencontrer de nouvelles personnes, se faire des amis, évoluer dans sa vie professionnelle ou familiale, avancer plus ou moins vite, changer physiquement, mener son petit bonhomme de chemin, sans plus penser à l'autre. Et puis de temps en temps, une chanson, un livre, une histoire racontée, un souvenir qui refait surface, et puis on n'y pense plus. Et un jour, une petite envie de savoir : les humains sont curieux, ne l'oublions pas. "Tiens, qu'est-ce qu'il/elle devient après toutes ces années ?". Internet et les nombreux réseaux sociaux, personnels ou professionnels, sont une mine d'informations particulièrement riche, pour peu que l'autre ne fasse pas attention à son "e-réputation". Avant Internet, pour avoir des nouvelles, il fallait avoir des connaissances communes et poser des questions. Mais grâce à notre ami Google, en deux clics, on peut avoir un update plus ou moins complet.

 

images-copie-72.jpg Mais pourquoi une telle envie de savoir, en pointillé, ce que devient l'autre ? Non pas qu'on ait encore pour lui un intérêt quelconque, mais tout simplement pour savoir où l'on en est de la guerre froide des ex : lorsque deux personnes se séparent, cette espèce de combat est presque tacite. Une sorte de compétition qui consiste à déterminer lequel des deux, au final, s'en sortira le mieux. Une veille concurrentielle, en quelque sorte... Une petite revanche sur la vie. Parce que lorsqu'on se fait jeter comme une vieille chaussette sale, savoir qu'on finit par mieux réussir sa vie que l'autre, c'est tout de même une jolie consolation. Sans pour autant souhaiter que l'autre meure ou qu'il soit obligé d'endurer d'atroces souffrances toutes sa vie, avouons qu'il n'est pas désagréable d'apprendre, au hasard d'une conversation, qu'il s'est fait virer de son boulot, que son mari l'a quittée pour une plus jeune ou qu'il a pris tellement de poids qu'il pourrait remplir votre soutien-gorge avec les poches de gras qu'il a désormais au-dessus des pectoraux. Des petites bassesses sans conséquences, que vous ne cherchez pas à provoquer et sur lesquelles vous n'avez aucune influence, mais qui donnent toujours un petit sourire de satisfaction sadique...

 

Car dans toutes les guerre, il y a toujours un vainqueur et un vaincu. Et Dieu que c'est bon d'être le vainqueur.

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Parisienne (100% pur jus) de 30 ans (hélas), je suis passionnée d'écriture : j'ai même tout quitté pour en faire mon métier...

Bonne lecture !

 

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