Jeudi 20 août 2009
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08:59
Dans ma très courte vie,
je n’ai pas assisté à beaucoup de concerts. Alors quand on m’a proposé d’aller au concert de U2 à Wembley, je n’ai pas hésité longtemps… J’ai même dérogé à la sacro sainte tradition familiale du
15 août pour voir ça.
Le jour J, j’étais prête : j’avais ma petite bouteille d’eau (crier, ça donne vite soif…), un bouchon de rechange (je m’étais faite avoir au concert de Bénabar, où des videurs
confisquaient les bouchons pour que les bouteilles éventuellement jetées par les fans atterrissent vides sur scène. Je me suis sentie un peu bête quand cette fois, en arrivant, on m’a
demandé de vider le contenu de ma bouteille dans un grand verre en plastique : il faut croire que je n’étais pas la seule à avoir l’idée de génie du bouchon de rechange et que les organisateurs
avaient déjà trouvé la parade), des chaussures confortables (pas questions de mourir dans des escarpins, aussi jolis soient-ils !!!) et mes supers boules Quiès (si si, vous avez
bien lu ! Et je ne les ai pas regrettées car si je ne les avais pas eues, j’aurais été obligée d’écouter la première moitié du concert les mains sur les oreilles. Oui, j’ai l’ouïe
sensible….)
Lorsque je
travaillais à Londres, je passais chaque jour en métro devant le stade de Wembley. Il avait l’air impressionnant de loin, surtout les soirs de matches, quand il était éclairé. Mais j’étais loin
de me douter de combien il était grand…
Imaginez un peu 88 000 personnes réunies dans un stade. 88 000 personnes qui chantent en cœur. 88 000 personnes qui applaudissent en cœur. Je pense sincèrement que je revivrai
rarement de tels instants…
Bon, il y a bien eu 3 ou 4 chansons de leur nouvel album que je n’avais jamais entendues, mais globalement, ils ont chanté leurs chansons les plus connues. Et qui peut rester de marbre en
entendant « I still haven’t found what I’m looking for » dans de telles conditions ? Pas moi (c’est à ce moment là que j’ai ouvert les vannes lacrimales, et sans un self control étonnant, je
crois que j’aurais pleuré pendant tout le concert !)
Mais plus que des mots, je vous laisse savourer quelques photos…
Par mado
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Mercredi 19 août 2009
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09:52
De retour de Londres après une petite semaine de vie "à l'anglaise", je dois avouer que j'ai été très surprise par la différence entre la France et la Grande Bretagne dans la gestion de la
grippe A. Certes, en France, on en parle tous les jours, mais à Londres, sa présence est beaucoup plus palpable. Il faut dire qu'avec une estimation de 100 000 nouveaux cas par jour, la Grande
Bretagne est l'un des pays les plus touchés par la swine flue.
Dès mon arrivée à St Pancras, j'ai été frappée par toutes les affiches qui
fleurissaient dans le métro : partout, ces petites affichettes de prévention montrant un homme / une femme / un enfant qui éternue et qui pulvérise ses microbes un peu partout. On est tout de
suite dans l'ambiance. Pire, alors que j'étais tranquillement en train de retirer de l'argent à un distributeur, sur l'écran de la machine est apparu un message d'avertissement pour prévenir
l'apparition de la grippe.
Dans tous les Tesco, M&S et autres supermarchés, on trouve des gels
anti-bactériens à côté des caisses : j'avoue, j'ai fait des stocks... En même temps, qui ne virerait pas parano avec toute cette propagande ? Au bout de 4 jours, dès que quelqu'un éternuait ou se
mouchait à côté de moi dans le métro, je me lavais les mains. Il était temps que je rentre en France !
Le gouvernement fait tout pour enrayer l'épidémie : un numéro
spécial a été mis en place. Si vous sentez que vous êtes malade, un docteur vous fait un diagnostic par téléphone (personnellement, je doute de son efficacité, mais bon...) et vous
envoie ensuite chercher vos médicaments dans un service dédié à l'hôpital, où une infirmière masquée vous apporte ça du bout des doigts. Et vous restez chez vous en quarantaine, en attendant que
ça passe.
Non, je n'invente rien : les habitants de mon ancienne colocation ont été contaminés et ont dû subir cette quarantaine forcée (en même temps, c'est plus sympa d'être malade à plusieurs que
tout seul... Comme ça, on peut se relayer pour préparer la soupe).
Alors en attendant que la France se mette à l'hyper prévention, j'essaie de ne pas
trop y penser... Mais j'avoue que je surveille le moindre de mes éternuements, le moindre larmoiement, le plus petit mal de gorge et la plus simple courbature en attendant la fin du délai
d'incubation, dans cinq jours. La semaine va être longue...
Par mado
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Jeudi 23 juillet 2009
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08:59
Lorsque je suis de passage à Londres, impossible de rater la traditionnelle petite virée chez Primark, le temple de la mode à petit prix (oui, je sais , je vous en parle TOUT LE TEMPS,
et vous en avez MARRE, mais je m'en FOUS). Les jeunes françaises n'attendent qu'une chose : que Primark arrive en France. Ce n'est pas du tout mon cas, et j'espère sincèrement que Primark ne
franchira pas la Manche car je n'ai pas du tout envie d'être habillée comme tout le monde. Mais je suis rassurée pour le moment : j'ai vérifié sur leur site Internet et il n'y a pas d'ouverture
de magasin prévue en France pour le moment. Ouf... Oui, je sais, c'est égoïste. So what ?
Le samedi matin, aux aurores (ou presque), me voici donc chez Primark avec ma copine Lucie. Ce
magasin a quelquechose d'unique : c'est le seul endroit où l'on peut croiser vraiment tous les types de populations, car il y en a pour tous les goûts. On y trouve des
ados fauchés, des boubourges coincées, des jeunes trentenaires modeuses, des seniors à la recherche de vêtements confortables (le rayon pyjamas est tout simplement impressionnant), des
mères de famille entourées de leur ribambelle de gamins (ce que, personnellement, je trouve insupportable : la poussette dans les magasins, ça emmerde tout le monde, moi la première) et
même des femmes en burqa (je me souviens notamment de deux de ces femmes intégralement voilées -deux fantômes noirs- qui choisissaient au rayon lingerie des combinaisons en simili latex
extrêmement vulgaires - quand je vous dis qu'on trouve de tout chez Primark !)
Je dois dire que cette fois, j'ai été plus que raisonnable niveau
emplettes. Forcément, il y a une chose à savoir chez Primark : pendant les périodes de soldes, on trouve toujours des trucs sympas, mais pas autant qu'à l'arrivée des nouvelles collections.
Heureusement, les nouveaux vêtements arriveront début août, juste pendant ma semaine de vacances londoniennes !!! Cet été, la mode était au fluo chez Primark : collants jaunes (vous savez, de
ce jaune utilisé sur les gilets de sécurité qu'on utilise quand on a un accident sur la route...), robes roses, pulls oranges ! Tellement fluo et criard que ça piquait les yeux. Inutile de
vous dire que je n'ai pas fait chauffer la carte bancaire !!!
Je me suis quand même trouvé une ou
deux sept ou huit bricoles (et notamment une pochette en strass avec le drapeau anglais : je l'avais vu sur une fille et j'avais flashé ! Quelle bonne surprise de la retrouver chez
Primark pour une bouchée de pain !!!).
Pour se détendre après une telle matinée shopping (on est
quand même restées plus de 2 heures...), quoi de mieux qu'un soin dans un institut de beauté tout zen, à deux minutes d'Oxford Street ??? Direction the Ritual Rooms, un petit institut adorable, qui ne paye pas de mine mais dont vous ressortirez détendue comme jamais...
J'avais choisi le soin du visage : l'esthéticienne vous installe au sous-sol, dans une jolie petite cabine
toute zen... Elle vous laisse vous mettre à l'aise et vous installer sur le lit sous une couverture. Quand elle revient, elle met une petite musique
relaxante, et c'est parti pour un moment de pur bonheur : elle vous masse le visage et le cou avec tout plein de crèmes qui sentent bon, vous fait un gommage, un bain de vapeur, un masque
(heureusement que je ne me voyais pas, car je ne devais pas être au top de la beauté à ce moment-là !!!), un massage du crâne... Et pour finir, vous avez même votre petit sorbet au
citron pour apporter un peu de fraîcheur.
En repartant, je flottais et j'avais la peau douce comme jamais : ça, c'est le côté positif. En revanche, en rentrant, trouvait que l'appartement sentait bizarre. Un peu comme une drôle
d'odeur de thym... Ce n'est qu'au bout d'une bonne heure que j'ai réalisé que c'est moi qui sentaitsla ratatouille !!! Ah, les huiles essentielles....
Mais malgré ce petit inconvénient'est décidé, je vais m'offrir des soins un peu plus souvent : c'est tellement relaxant... Toutes les entreprises devraient avoir un institut de massage, pour que
les employés soient détendus !!! Mais comme ce n'est pas d'actualité, si vous cherchez un spa à Paris, vous pouvez jeter un coup d'oeil ici.
Par mado
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Lundi 20 juillet 2009
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08:59
De retour de Londres, je vous fais aujourd'hui découvrir l'une des grandes spécialités de la capitale
britannique :
La brochette de pouffes
Ingrédients : pour
une belle brochette de pouffes, il vous faut :
- quelques anglaises déchaînées (minimum : 3 / pas de maximum)
- des tenues de pouffe
- une attitude de pouffe
- beaucoup d'alcool (ne pas hésiter à exagérer les doses)
Etape 1 : Réunissez toutes vos anglaises, de préférence le soir, et idéalement le samedi, ce qui vous laissera toute la journée pour la préparation et tout le lendemain pour digérer la
soirée.
Etape 2 : Préparez vos anglaises en cocottes. Laissez libre cours à votre imagination pour les habiller
au mieux. Une seule règle à suivre : plus c'est court, mieux c'est. En règle générale,
pour une brochette de pouffes réussie, mieux vaut privilégier les vêtements courts, moulants et dénudés (au choix : micro jupe, mini short, mini robe...) : vous l'aurez compris, le mini
est de rigueur. C'est facile : seuls les sous-vêtements doivent être couverts (et encore, beaucoup laissent même cette règle de côté et n'hésitent pas à montrer leur anatomie la plus
intime...) Choisissez également un décolleté profond, laissant peu de place à l'imagination quant à la nature de la gorge (c'est le mot chic pour dire "les nichons").
L'astuce du jour : si vous n'avez pas une poitrine suffisament débordante, n'hésitez pas à tricher : chez Primark, pour la modique somme de 4£,
vous pouvez vous acheter de faux seins en gel, qui vous feront gagner au moins un bonnet (ok, j'avoue, j'ai craqué : j'en ai acheté une paire...)
Etape 3 :
Maintenant que vos anglaises sont habillées, reste à les chausser. Là aussi, c'est très simple : on oublie les baskets et les ballerines, et on opte pour des escarpins ou des sandales à très
hauts talons. S'ils sont compensés, c'est encore mieux. Et s'ils sont en vinyle, en sky, ou en plastique, on frise la perfection.
Etape 4 : Pas de brochette de pouffes réussie sans un maquillage adapté. N'ayez pas
peur d'avoir la main lourde sur le make up, vous risqueriez de tout rater.
Alors on y va largement : fond de teint orange en couche épaisse (ça doit laisser des traces quand on fait la bise), blush, fard à paupières pailleté (je vous conseille des couleurs
criardes -bleu turquoise, doré- ou carrément les smoky eyes très très très smoky), mascara super allongeant-volumateur extrême (les puristes utiliseront même des faux cils colorés, mais
là, c'est vraiment la pouffitude ultime). Et on n'oublie pas le gloss fuschia shiny : faut qu'ça brille !!!
Etape 5 : Vos anglaises sont prêtes à
consommer. Rassemblez-les dans un bar / club londonnien, (il faut impérativement de la musique, pour qu'elles puissent bouger leur cul et allumer
les mecs,-n'oublions pas que c'est un peu pour ça qu'elles sortent danser), arrosez-les de cocktails et de shots de vodka, et attendez qu'elles commencent à glousser, crier, hurler,
vomir. Le résultat ne se fera pas attendre longtemps : très vite, un troupeau de vieux pervers riches et avides de chair fraîche se rassemblera
autour de votre brochette afin de tenter de la consommer à grands coups de billets de banques (oui, la pouffe coûte cher).
Quand même, je suis bien contente d'être Française...
Brochette de pouffes en situation - Londres - Bar 20
11 juillet 2009
Par mado
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Vendredi 17 juillet 2009
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09:45
Le week-end dernier, c’était l’anniversaire de Lucie (ma copine sportive, la seule, l’unique, la vraie, même qu’elle
court des marathons, cette folle dingo) : bien évidemment, je n’allais pas louper une occasion pareille : faire la fête à Londres avec
mes amis, il n’en fallait pas plus pour me motiver…
Le jour J, j’arrive à la gare hyper en avance : après presque ‘t’huit ans de
vie commune avec moi-même, je commence à me connaître un peu («Γνῶθι σεαυτόν » - connais toi toi-même- comme disait l’autre… Oui, j’ai fait du grec ancien : ça vous en bouche un coin, hein
!!!). J’anticipe donc les catastrophes (suicide accident voyageur sur la voie, erreur de
métro, oublie de passeport / billets de train / portable / bagages (si si, ça m’est arrivé…), attentat, agression…) alors je compte large niveau timing.
Me voici donc sur le quai de l’Eurostar : je trouve mon wagon, pose mes bagages où je peux et me
mets à la recherche de ma place (dans
le sens de la marche, à côté de la fenêtre : oui, je suis une maniaque du confort en train : pas question de m’asseoir côté couloir et de me faire déranger toutes les cinq minutes par les gens
qui passent ou ma voisine incontinente). Ah, le traditionnel problème : une connasse femme est assise à ma place et somnole. Deux options
: soit je la laisse dormir et m’installe à sa place, soit je la réveille (le train n’est pas encore parti : elle aura bien le temps de se rendormir) et la remets à sa place (au sens
propre comme au figuré). J’hésite, j’hésite… Non, en fait, je n’hésite pas. Oui, je sais, je suis une chieuse.
« Excusez-moi » (petite tape sur l’épaule). « Excusez-moi » (tape plus forte sur
l’épaule). La femme
ouvre les yeux et a l’air de sortir d’une coma profond, comme si je la réveillais en plein milieu d’un cycle de sommeil paradoxal. « Je crois que vous êtes
assise à ma place ». Réponse de l’intéressée : « ça ne me gêne pas du tout, vous pouvez prendre ma place ». Ah, mince, je n’avais pas prévu ce cas de figure : « je me permets d’insister… ». C’est
qu’elle me tient tête la bougresse : « mais je vous assure que ça ne me dérange pas du tout d’être près de la fenêtre : de toutes façons, être côté fenêtre ou côté couloir, c’est exactement
pareil ». J’ai saisi l’occasion : « bon, alors si c’est pareil pour vous, c’est parfait, parce que moi, je préfère la place que j’ai réservée, près de la fenêtre ». Elle n’a pas osé me contredire
et j’ai pu récupérer ma place, pendant que madame faisait la tête dans le siège voisin
Hihihihihihihihihihihihihihihihhihihihihihihihihhihihihihi (rire sadique)
*Oui, je sais, il n'y a pas vraiment eu de "Bagarre" comme l'indique le titre, mais j'aime bien les titres qui riment...
Par mado
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Mercredi 6 mai 2009
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08:59
Sortie du bureau, je me rends compte que mon frigo est vide et qu'il va bien falloir que je fasse quelques courses
si je veux me nourrir ce soir. Je rentre donc danss le Monop', attrape trois ou quatre trucs et me dirige vers la caisse "moins de 10 articles", qui est censée être la plus rapide. Ce n'est
malheureusement pas le cas : j'ai poireauté 25 minutes avant de pouvoir payer. Et c'était la même chose à toutes les autres caisses. Où est le problème ???
Lorsque je vivais à Londres, j'ai toujours été étonnée par le fait
que les queues dans les supermarchés étaient beaucoup plus courtes qu'en France : comment est-ce possible ? J'ai eu le temps de réfléchir au problème en attendant de payer mes graines de soja,
mes blancs de dinde et mon pack de 24 oeufs (oui, je fais toujours mon super régime qui nourrit mes muscles et va bientôt me faire un corps de déesse).
En France, le principe est simple : on fait la queue devant chaque caisse. Il faut
donc évaluer le nombre de personnes qui attendent ainsi que ce qu'elles ont dans leur caddie pour déterminer laquelle sera la plus rapide. Autre avantage quand vous fréquentez toujours le même
magasin : vous savez quelles sont les caissières lièvres et les caissières tortues (au Monoprix Saint Augustin, par exemple -je sais, la délation, c'est pas beau- il y en a une qui est un
véritable phénomène : on croirait qu'elle est sous tranquilisants tellement elle est lente. En plus, elle est hyper désagréable, mais c'est une autre histoire... Je l'évite soigneusement).
Le hic avec ce système de caisse "à la française", c'est que soit vous allez très vite, soit vous attendez trois plombes : il suffit que le rouleau de la caisse arrive au bout ou que la vieille
dame qui achète 1 citron ait oublié de peser son argume et soit obligée de retourner au rayon primeur pour que tout le monde soit pénalisé.
En revanche, en Angleterre, on mutualise le temps d'attente : il y a autant de
caisses, mais une seule file. Tout le monde fait donc potentiellement le même temps de queue, et en cas de d'accident à une caisse, le problème est réparti entre tous les acheteurs, et les effets
s'en font moins ressentir pour chacun. C'est l'éternelle question de l'intérêt collectif contre l'intérêt individuel...
Et c'est à contre-coeur que je dois bien reconnaître que pour une fois (et une seule), les Anglais ont un peu plus de jugeotte que nous...
Par mado
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Lundi 2 février 2009
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09:00
Voilà, après un week-end tout simplement merveilleux au pays du fish and chips, il faut malheureusement revenir à la réalité et rentrer en France... Mais contrairement à ce que j'ai
l'habitude de faire, je n'ai pas pu prendre le dernier train du dimanche : j'ai donc pris celui de 5h25 le lundi matin, histoire d'être au bureau, fidèle au poste, le plus tôt possible.
Bon, mes bagages, sont prêts. Je réserve mon taxi avant de me coucher (petite
info pratique au passage, pour les Français exilés à Londres : si vous voulez réserver un taxi pas cher, je vous conseille la compagnie Addison Lee, que vous pouvez appeler au 02073878888. Ils
sont hyper pros, très bon marché et toujours à l'heure) et je me mets au lit avec les poules.
4h du matin : après une courte nuit, au cours de laquelle je me suis
réveillée toutes les heures pour être sûre de ne pas rater mon train, mon réveil sonne. Je bondis comme un cabri à la première sonnerie, pour ne pas réveiller Charlotte (qui m'offre
l'hospitalité, et qui a encore quelques heures de sommeil devant elle, la veinarde). Je file dans la salle de bain pour me préparer.
4h20 : mon taxi m'envoie un SMS pour me dire qu'il m'attend devant la
porte. J'avais oublié ce détail : les taxis Addison Lee ne sont certes jamais en retard, mais au contraire, toujours en avance. 20 minutes, quand même... Bon, je file. 10 minutes plus tard, je
suis à la gare.
A peine installée dans l'Eurostar, je prends mon look de femme afghane : avec mon étole
qui recouvre ma tête, la lumière ne passe plus et je peux dormir tranquillement (ma soeur, elle, a trouvé le truc : elle a toujours sur elle un masque de nuit...). A peine le train
démarre-t-il que je plonge dans un profond sommeil.
Voilà, je suis de retour à Paris. Je m'engouffre dans le Métro, la tête encore
un peu dans le cul les vappes. Mince, je me suis trompée de quai. Forcément, la station est mal foutue et je suis obligée de ressortir et de
repasser les portillons. Je n'avais pas pensé que le pass Navigo ne peut pas être utilisé 2 fois de suite, et qu'il faut laisser passer un certain temps entre deux utilisations. Pas de problème :
je fraude et passe derrière quelqu'un.
Le Dieu de la RATP ne voyait pas les choses de la même manière : le
portillon automatique s'est refermé, non pas sur moi, mais sur ma valise. Bien évidemment, personne n'a voulu venir me délivrer (trop risqué ?????) : je suis restée coincée 10 minutes,
comme une idiote, prisonnière forcée, jusqu'à ce que mon pass Navigo fonctionne à nouveau. Je sens que la journée va être longue...
Par mado
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Vendredi 30 janvier 2009
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30
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/2009
09:00
Si vous sortez le soir à Paris, vous ne risquez pas de vous trouver nez à nez avec un tigre ou un sanglier : la jungle urbaine parisienne n’est pas remplie d’animaux sauvages (hormis
quelques souris rebelles, chats perdus et clochards errants, qui osent pointer le bout de leur nez sitôt la nuit tombée…). Mais à Londres, il en va tout autrement…
Il y a quelques temps, alors que je m’étais levée très tôt pour prendre un train qui
allait m’emmener à l’autre bout du pays (le problème avec les voyages d’affaires, c’est qu’il faut toujours être matinal : on devrait faire grève pour que ça change…), quelle ne fut pas
ma surprise de voir un renard trottiner tranquillement sur un trottoir (vous noterez au passage cette jolie allitération en « t », dont je ne suis pas peu fière…).
Au premier coup d’œil, j’ai cru qu’il s’agissait simplement d’un chien : je ne vois pas souvent de
renard (sauf dans cette petite friperie de Camden Town, où j’avais trouvé une superbe étole toute en renard, tête comprise…). Mais le chauffeur de taxi
(bavard, comme tous les hommes de son espèce, surtout quand il s’agit de taper un brin de causette à une petite Française…) m’a bien expliqué que Londres comptait plusieurs dizaines de
milliers de renards. Forcément, la journée, ils se planquent… Mais quand vient la nuit (…sonne l’heure, les jours s’en vont, je demeure…), ils sortent de leur cachette et vont casser la
croûte dans les poubelles des londoniens.
Il faut savoir qu’à Londres, la municipalité ne met pas de bacs à disposition des immeubles pour jeter les ordures : chacun se doit de descendre ses sacs poubelles sur le trottoir à partir de
22h. Forcément, ça facilite la tâche des animaux, qui n’ont plus qu’à farfouiller là-dedans pour se remplir la panse. Mais depuis cette amusante découverte, je n’ai plus jamais vu de renard dans
les
rues de Londres : le chauffeur de taxi m’aurait-il baratinée ? Mais ce
week-end, alors que la soirée battait son plein, un de mes amis est venu me chercher pour me le montrer par la fenêtre. En face de la terrasse, tranquillement assis dans un petit jardin, un gros
renard roux (et visiblement bien nourri) attendait que le temps passe… Puis d’un coup, il s’enfuit en courant. C’est beau la nature, pensé-je, mais quel dommage de laisser filer un si
joli manteau…
Par mado
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Jeudi 29 janvier 2009
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09:00
Samedi soir, après une soirée on ne peut plus londonienne, avec tout ce qu'il faut d'alcool pour échauffer les esprits (personnellement, je carburais au Coca Light. Oui, je sais, je vis
dangereusement...), avec ses drames sentimentaux, son début de bagarre et ses danses endiablées, je commence à sentir un peu la fatigue (je vous rappelle que je me suis levée à 6h et que
la journée a été intense : Primark, c'est du sport). Je décide donc de rentrer avec un couple d'amis qui vivent à côté de chez moi. Après avoir bu des litres de Coca light, je préfère
prendre mes précautions avant le transport : manque de chance, les toilettes sont prises d'assaut (le mojito fait des ravages...). Bon, tant pis, ça attendra...
A peine avons nous marché 200 mètres que déjà je regrette ma décision :
nous sommes à Brick Lane, la rue est déserte, et je vais faire pipi dans ma culotte. L'heure est grave. L'un de mes amis suggère que j'aille faire ma petite affaire dans une ruelle. Il est tombé
sur la tête, c'est certain !!! JAMAIS je ne ferai pipi dehors (en plus, j'ai des talons et des collants, pas très pratique...). Il va falloir trouver une autre alternative. Et vite.
Et soudain, l'espoir renaît : un restaurant libanais est ouvert, malgré l'heure tardive. Je me précipite
vers la porte quand un gros videur format molosse s'avance vers moi : je lui baragouine "sorry, I really have to use the toilets..." en essayant de lui faire mon numéro. Chou
blanc. Il ne doit pas être sensible aux charmes des Françaises. "Pleaaaaaaase". Je n'ai plus aucune fierté : je le supplie. Sa réponse m'a scotchée : "ok, but you have to pay 5£". QUOI ??? Cinq
pounds uniquement pour aller faire pipi ???? Même dans les toilettes des aéroports, c'est moins cher... Finalement, après avoir marchandé comme une marchande de poisson, je réussi à lui faire
baisser son prix. Nous nous mettons d'accord pour 3£.
Je cours comme une folle vers les toilettes. Une fois que j'ai terminé,
j'essaie quand même de trouver une solution pour rentabiliser mon investissement : je vais leur voler un rouleau de papier toilette, ce sera toujours ça de pris... Manque de pot, je suis arrivée
au bout du rouleau...
Nous repartons tranquillement : il nous faudra 45 minutes pour
rentrer (merci le bus de nuit, qu'il a fallu attendre plus d'une demie heure). Je regrette de moins en moins mon investissement. Et je peux dire que j'ai la vessie la plus chère du
monde...
Par mado
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Mercredi 28 janvier 2009
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09:00
Après un déjeuner entre copines à blablater, papoter, potiner, jacasser (le téléphone, c'est bien pour garder le contact, mais c'est quand même mieux d'être ensemble et d'avoir les
ragots en live !!!), direction le Paradis : Primark !!!! Bon, c'est pas comme si je ne vous en avais jamais parlé...
Comme d'habitude, je n'ai pas été déçue : mais cette fois-ci, pour éviter un accident regrettable, j'avais tout prévu et
apporté de Paris un sac supplémentaire pour transporter toutes mes futures trouvailles !!!
Gros arrivage du moment chez Primark : les blousons de cuir, genre "je
suis une bikeuse rebelle" (mais "mieux vaut être belle et rebelle que moche et remoche", comme dirait l'autre). J'ai craqué... Mais pour casser l'effet rockeuse, j'ai quand même trouvé
la veste la plus kitsch de la Terre, 100% strass et paillettes : une vraie boule à facettes... L'été 2009 sera disco ou ne sera pas !!!
Bien sûr, impossible de quitter Primark sans quelques petites robes !! Une
nouvelle little black dress est venue enrichir ma collection (qui commence à être assez conséquente : je crois que je vais devoir faire du tri dans ma penderie... ou acheter un autre placard
!!!). Et j'ai surtout trouvé une robe toute zippée absolument divinissime - et importable, bien évidemment !!!
Bon, je vous épargne la longue liste des autres babioles que j'ai rapportées
dans mes lourdes valises. Mais j'ai quand même réussi ma mission initiale (excuse officielle pour ma virée Primarkienne) : trouver une paire de chaussures (encore une...) pour
un mariage la semaine prochaine : j'ai opté pour des escarpins vertigineux bleu électrique !!!
Il faut bien avouer que le grand avantage de Primark, c'est qu'on
trouve de tout, et que ça ne coûte rien (un peu comme à la foir'fouille, en fait !!!). Et le pire, c'est que ce magasin est véritablement addictif : en 2 jours, j'y suis allée 3 fois
(je sais, j'ai un vrai problème)... Et à chacune de mes visites, j'ai trouvé de nouvelles merveilles !!!! Finalement, j'ai bien fait de rentrer vivre en France, sinon je passerais ma vie
là-bas !!!
Certaines vous diront que c'est un calvaire d'y aller, qu'il y a un monde fou, que c'est l'enfer... C'est parce qu'elles ne comprennent pas comment ça marche. D'abord, il faut s'habiller en
conséquence : des vêtements légers, qui s'enlèvent facilement, permettant ainsi des essayages sauvages entre les rayons (pas questions de faire 45 minutes de queue pour accéder aux cabines :
j'ai fait ça une fois, pas deux). Partout, on voit des filles essayer des tonnes de vêtements dans tous les coins et recoins
du magasin : ça fait partie du folklore. Mais surtout, LE truc à savoir, c'est que
tout au fond du magasin, il y a une caisse un peu planquée et beaucoup plus rapide que les autres (voir 150 personnes attendre devant vous pour payer peut être démotivant) ! Et, dernière
choses, Primark a arrêté les sacs en plastique pour les remplacer pas des sacs en papier : alors, quoi qu'il se passe, on demande à la vendeuse de doubler le sac, si on veut éviter qu'il se
liquéfie sous la pluie (je vous rappelle qu'on est à Londres, et que l'humidité ambiante n'est pas qu'une légende)...
Mais ce magasin a quelques inconvénients immuables : il y a énomément de choix, alors il faut
fouiller, farfouiller, ne pas hésiter à carrément aller au fond des présentoirs pour trouver ce qu'on veut. Et comme on est en Grande Bretagne, où les femmes sont plutôt
grosses corporellement massives, les petites tailles sont difficiles à trouver (un comble : s'habiller en taille 46 est enfantin, mais
trouver du 36 relève parfois du miracle). Idem pour les chaussures : quelle déception de constater que les superbes bottes de pluie impression léopard sur lesquelles j'avais fondé de grands
espoirs n'existaient plus qu'en 41... La vie est cruelle parfois...
Par mado
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Publié dans : Londres
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