images-copie-43.jpg Comme de nombreuses trentenaires (décidément, je ne m'y ferai jamais...), je fais partie de la génération dont les mères sont montées au créneau et ont vécu la révolution de la Femme-avec-un-grand-F. Des femmes qui ont brûlé leur soutien-gorge, revendiqué leur droit à faire comme les hommes (avec un petit h, cette fois) et affiché une liberté de faire ce qu'elles voulaient sans avoir besoin des mecs. Dans l'absolu, je ne suis pas contre le fait de savoir se débrouiller seule : je déteste me sentir dépendante, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. C'est pourquoi j'ai toujours essayé de gérer mes problèmes toute seule, même quand il s'agissait de faire des "trucs de mec". Ce qui me vaut aujourd'hui l'immense privilège d'être toujours en haut de la liste quand mes amis ont besoin de déménager (la reine du montage de meubles Ikea, c'est moi). Mais là n'est pas le problème. Le hic, c'est que ma génération se prend de plein fouet les conséquences de cette "émancipation" de la femme.

 

images-copie-44.jpg Avant, du temps de nos grands-mères, les femmes avaient besoin des hommes. Pour se libérer de la domination paternelle, pour avoir l'autorisation de travailler, pour avoir de l'argent, pour devenir mères, pour être reconnues dans la société... Et c'est sans doute cette nécessité qui faisait que les femmes se mariaient toutes très jeunes. Mais désormais, les femmes ne sont plus soumises aux hommes pour exister : elles travaillent, ouvrent un compte en banque et dépensent leur argent comme bon leur semble, font des enfants si elles en ont envie, sans même parfois demander quoi que ce soit au père, qui n'est alors considéré que comme un géniteur qui n'aura eu qu'à donner quelques millilitres de lui et basta. La sexualité des femmes n'a jamais été aussi libérée : il suffit de regarder un épisode de Sex and the city pour s'en convaincre (le rabbit a empiété sur le seul domaine qui restait aux hommes). Aujourd'hui, on nous rebat les oreilles pour nous faire comprendre que nous n'avons plus besoin des mecs. Alors forcément, ça déteint un peu sur notre capacité à nous mettre en couple.

 

images-copie-45.jpg Aujourd'hui, les femmes indépendantes font peur aux hommes, il faut bien le constater. Parce qu'un homme, forcément, ça veut être considéré pour autre chose que sa capacité à être un père potentiel. Ça doit être difficile d'être un homme au 21ème siècle. Surtout parce que les femmes d'aujourd'hui sont devenues particulièrement exigeantes. Mais ce n'est pas de notre faute. Finie la bobonne qui attend à la maison, qui fait le repas et torche les mioches pendant que Monsieur rapporte l'argent du ménage et se verra récompensé par un rapide coït le soir après le souper (le devoir conjugal, c'est over : dorénavant, c'est à l'homme de performer). Nous avons été élevées au Girl Power et ça nous est un peu monté à la tête. Les femmes sont de plus en plus diplômées, indépendantes, libres de leurs choix... et de plus en plus difficiles dans leur choix masculins.

 

Image-1.png Parce que nous estimons que nous le valons bien, nous cherchons un homme qui correspondrait à toutes nos attentes. Je dis bien toutes. Car il reste, malgré tout ce mouvement féministe, un vrai désir de "trouver un mec", mais pas question de faire la moindre concession sur le cahier des charges. Demandez à une célibataire ce qu'elle cherche chez un homme, et sa réponse sera souvent la même : un homme beau (bizarrement, le physique arrive souvent en tête de liste), intelligent, riche (oui, oui, je l'ai entendu), gentil mais pas trop, macho mais pas trop, fort mais pas violent, rassurant, sûr de lui mais pas dirigiste, romantique mais pas cul-cul... (personnellement, mon critère n°1, c'était de trouver un homme qui comprenne et partage mon humour. Et croyez-moi, ce n'était pas gagné, même avec un critère unique) Bref, l'homme qui n'existe pas. Enfin, si, il existe, mais il s'agit d'une poupée de plastique et il sort déjà avec Barbie. Sorry les girls, vous arrivez trop tard...

 

images-copie-46.jpg Et à force de chercher ce qui n'existe pas, on passe à côté de mecs bien : des hommes qui ne sont pas forcément des Brad Pitt mais qui sont gentils, intelligents et charmants. Des types qu'on ne regarde même pas parce qu'ils sont trop vieux, trop jeunes, trop petits, trop grands, trop gros, trop mal habillés, trop gentils... A 25 ans, on se permet de faire la fine bouche. A 30 ans, on commence à flipper. A 40 ans, on se dit qu'on a été vraiment très conne et on se raccroche à ce qu'on peut. Heureusement qu'il y a le boulot. Et puis un jour, on se retrouvera à la retraite, toute seule, sans personne avec qui finir nos vieux jours. Et on se dira que quand même, c'est triste de dîner face à sa télévision, qu'on aimerait bien un petit papi avec nous... Peut-être est-il temps de se dire qu'il faut arrêter de cocher des cases quand on rencontre un homme : et pourquoi pas ne pas ouvrir un peu son esprit et donner leur chance à des hommes qui, a priori, ne correspondent pas à nos idées préconçues... Et, croyez-moi, vous aurez de jolies surprises...


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Parisienne (100% pur jus) de 30 ans (hélas), je suis passionnée d'écriture : j'ai même tout quitté pour en faire mon métier...

Bonne lecture !

 

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