USA

Vendredi 23 septembre 2005 5 23 /09 /Sep /2005 00:00
La première nuit a été assez difficile : en même temps, j'aimerais bien vous voir dormir dans un congélateur !!! Car aucun d'entre nous n'a de couverture (pense bête : ne pas oublier d'acheter une couette bien chaude et un oreiller le plus vite possible) et la climatisation marche à toute blinde. C'est donc après 4 heures de sommeil pas du tout reposantes que je me suis réveillée pour débuter la journée d'accueil. Rendez-vous à 8h10 devant le pavillon de Stratford Heights (notre quartier) : il y a déjà une dizaine d'étudiants de mon groupe qui attendent sous une pluie battante, les yeux bouffis et le ventre affamé (nous n'avons rien mangé depuis la veille et la nourriture est introuvable)… Nous nous rendons donc en troupeau (50 étudiants français, ça fait du bruit) dans le bâtiment principale où l'on nous a quand même préparé un coffee break (pour ceux qui ne le savent pas, il ne faut jamais boire de café aux USA, c'est de l'eau noire) mais toujours rien de solide à avaler !!! Et nous voilà partis pour 4 heures de présentations et de films nous expliquant comment nous intégrer au mieux dans cette nouvelle culture… Je n'ai pas vraiment tout saisi, d'une part car tout était en anglais et d'autre part car je dormais debout, mais je me suis quand même bien amusée quand on a eu un petit speech d'une psychologue qui nous expliquait les quatre stades de l'adaptation des étudiants étrange. Après quelques formalités, on a enfin pu aller déjeuner : pour être tout à fait honnête, c'est moins pire que ce à quoi je m'attendais.. Nous prenons tous nos repas dans une sorte de self dans lequel il y a plusieurs stands : wok, salad bar, bar à pizzas, nourriture « traditionnelle »… et en se débrouillant bien, on peut manger équilibré. Mais il n'y a rien de cru et il est absolument inimaginable de trouver du fromage. Heureusement, le chef est français et nous a promis de nous faire du vrai café et des croissants (mais chut, ce n'est que pour nous). L'après-midi, rebelote : speech, présentations, mesures de sécurité… A la fin de la journée, on est tous cassés et le décalage horaire (euh, je veux dire le « jet lag ») commence à se faire sentir. Je me couche tôt car les cours commencent demain...
Par mado - Publié dans : USA
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Vendredi 23 septembre 2005 5 23 /09 /Sep /2005 00:00
Lundi 19 septembre 2005 : Le grand saut… Ca y est, on est le 19 septembre 2005 : c’est le grand jour, je pars aux Etats Unis (pour 3 mois seulement, mais quand même !!!). Bon, Papa et Marie m’emmènent à l’aéroport, j’enregistre mes bagages, et avant que j’aie pu réaliser que je partais, j’étais déjà dans l’avion en train de regarder les hôtesses de l’air nous expliquer quoi faire en cas d’accident (ce qui n’est vraiment pas pour me rassurer, quand on connaît ma peur de l’avion). Mais contre toute attente, le vol s’est très bien passé (j’ai à peine eu le temps de regarder 3 navets et deux ou trois séries idiotes, de manger le plateau repas d’US Airways (je ne crois pas que cette compagnie ait des étoiles au Guide Michelin, il faudrait que je me renseigne, mais ça m’étonnerait) que déjà j’étais à Philadelphie). C’est là que les choses se compliquent : quand on arrive aux USA, tout est très réglementé… Tout d’abord, il faut passer la ligne jaune pour entrer sur le territoire (ce n’est pas le moment de faire des blagues sur les bombes car à cet endroit, ils n’ont vraiment pas le sens de l’humour) : on fait la queue debout pendant plus d’une heure (c’est marrant, c’était la même chose à l’ambassade américaine pour avoir un visa ; ça doit être une coutume locale) pour se retrouver face à un officier pas marrant (et accessoirement très moche) qui vous pose un tas de questions, prend vos empreintes digitales, la photo de vos pupilles… Une fois accueillie sur le sol américain (sans encombre cette fois-ci), direction les bagages qu’il faut récupérer pour les réenregistrer, puis la douane pour ne rien déclarer… et c’est là que ça commence à être drôle… Il faut à présent faire la queue pour passer, voyageurs et bagages, aux détecteurs de métaux et autres rayons X : ouvrir son sac, enlever tous les objets métalliques, pas de problème, mais là-bas, il faut aussi enlever vos chaussures, ouvrir votre ordinateur, votre téléphone portable, en gros, une fourmi ne pourrait pas passer. La chasse au briquet est ouverte : aucun objet de ce genre ne doit entrer sur le sol américain : j’ai réussi à passer le premier barrage mais le second à eu raison de mon arme à feu. Au bout de 3 fois, je suis rôdée, et je perds beaucoup moins de temps en ne laçant plus mes chaussures (gain approximatif : 2 minutes). Finalement, il est temps d’embarquer pour aller à Cincinnati : quand j’ai vu la taille du coucou dans lequel ils comptaient me faire monter, j’ai vite pris mon Nausicalm (et je me rends compte par la même occasion qu’un briquet caché a échappé à la vigilance des douaniers : je suis déjà hors-la-loi)… Trois heures de sommeil plus tard, j’étais dans le bus direction le campus sur lequel on est arrivé à 1h du matin heure française (après 17 heures de voyage, quand même). Et là, la surprise : des locaux tous neufs, chaque chambre a sa propre salle de bain avec des toilettes séparés, chaque étudiant a sa propre connexion internet et sa ligne de téléphone personnelle… On est vraiment comme des coqs en pâte !!! Bon, je visiterai demain car il se fait tard et je tombe de sommeil : le temps de faire mon lit (pas de couverture, ça commence bien ) et hop, on met la viande dans le torchon !!!!
Par mado - Publié dans : USA
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