Aujourd'hui, je vous avais prévu un article aux petits oignons sur une invention géniale qui va révolutionner vos toilettes, mais vous devrez attendre demain pour en savoir plus
(je sais, ça va être dur de tenir 24 heures) car, crise mondiale oblige, je me vois obligée de vous parler un peu de l'actualité financière du jour (oui, ce blog sait s'adapter
à l'actualité en temps réel - un peu comme TF1 qui a su interrompre ses programmes pour annoncer la libération d'Ingrid Bétancourt. Si c'est pas du
professionnalisme ça !!!). Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire une analyse
pointue de la crise des subprimes ou de la faillite de Lehman Brothers et de l'effet domino qui va en découler dans les semaines à venir : tout d'abord, je ne suis pas du tout qualifiée pour en
parler (moi mon domaine, c'est le marketing), et ensuite (et surtout) parce que je n'y comprends absolument rien (malgré plusieurs mois passés à Londres à fréquenter des
bankers, je ne suis pas devenue une pro des montages financiers - en revanche, je fais super bien la tarte tatin).Alors aujourd'hui, je ne pense pas à tout cet argent qui est monté à la tête des pontes de la finance, au point de devenir presque immatériel. A vouloir trop de fric, de pognon, de pépettes, d'oseille, de biftons... on finit par se brûler les ailes. Et c'est ce qui s'est passé.
Aujourd'hui, je pense plutôt aux 25 000
personnes qui, hier encore, travaillaient pour Lehman Brothers et qui, ce matin au réveil, ont appris à la télé ou à la radio qu'elles avaient perdu leur job. Je pense à ce qu'elles ont dû
ressentir en quittant définitivement leur bureau avec dans les bras un carton contenant les quelques affaires qu'elles avaient pu récuperer, sans savoir si elles allaient être payées ni avoir
droit à une quelconque compensation financière.En fait, ce que je ressens depuis ce matin, c'est de la peur : peur d'un monde basé sur l'argent et qui est prêt à s'écrouler comme un château de cartes... Je ne sais pas trop où nous allons, et ça me fiche la trouille...



Vous disiez ?