Avant de vous régaler avec mes folles aventures du jour, je me permets juste de vous solliciter (encore ???!!!!) : je me suis inscrite à un concours de blogs (qui est à la blogosphère ce que la Palme d'Or est au cinéma, ou pas loin...) et j'ai besoin de votre aide. Il vous suffit de cliquer sur le bouton de vote juste à droite pour me donner une voix... En plus, on ne vous demande même pas votre adresse email ni aucune info : c'est de la pure générosité de votre part... Et encore mieux : vous pouvez voter une fois par jour !!!!! Alors un petit clic à chaque fois que vous passez, ça ne mange pas de pain (et ça me rendrait un fier service....). Merci merci merci d'avance ! Et sur ces belles paroles, je vous raconte mon drôle de voyage..
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Si les voyages sont censés former la jeunesse, pour moi, ils sont véritablement synonymes de stress (donc, d’augmentation de mon rythme cardiaque entraînant fatalement un
accroissement du risque d’infarctus… Je vais finir par y laisser ma peau). Si mon voyage vers une destination fort fort lointaine a été épique, le retour ne m’a pas déçue…
Comme à mon habitude, j’arrive particulièrement en avance à la gare : il faut dire que je déteste courir avec tous mes bagages en espérant sauter dans le train à la
dernière minute, haletante et transpirante. Je laisse ça aux jeunes. Moi, je préfère perdre un peu de temps à attendre (de toutes façons, c’est finalement du temps gagné car le stress causé
par le retard diminue l’espérance de vie, j’en suis persuadée). Bref, me voilà sur le quai de cette gare de province (oui, vous avez bien lu : j’ai quitté Paris !
Rassurez-vous, c’était juste pour un saut de puce aller-retour de quelques centaines de kilomètres en moins de 12 heures. Comme quoi, pour mes amies, je suis prête à tout, même à traverser le
périph’. Et oui, pour ceux qui ne l’auraient toujours pas compris, je plaisante), tranquillement installée sur la voie A, à attendre que mon train arrive. 45 minutes d’attente qui me
permettent de me plonger dans la délicieuse lecture de mon magazine people que je n’avais pas eu le temps de lire à l’aller, pour cause de bras encombrés par un bébé pleurnichard. Je sais, ma vie est absolument passionnante.
Bref, je bouquine, en balançant distraitement ma jambe sur laquelle pendouille négligemment ma ballerine (une petite merveille achetée chez Primark il y a 2 ans : je les
ai prises dans toutes les couleurs car elles sont passe-partout, chic, confortables, et surtout hyper légères : j’ai l’impression de marcher pieds nus en permanence. Ce sont donc mes
chaussures de voyage).
« Toum-toum-toum-toum (jingle de la SNCF, pour ceux qui ne l’auraient pas reconnu - pourtant, je le fais super bien !!!!) : attention, un train va passer voie A. Eloignez-vous de la bordure du quai »
Je suis bien installée sur mon banc au soleil, loin de la ligne blanche de sécurité : je ne me fais pas de souci. Et effectivement, un long, très long très très long
train déboule à toute vitesse, avec un chargement de centaines de voitures. Jamais de ma vie je n’ai vu un train si long… et qui déplace autant d’air.
Avant même que je réalise ce qu’il était en train de se passer, je réalise que le vent causé par le passage du train a emporté avec lui… ma chaussure. Problème sérieux.
Me voici donc à Pétaouchnok (ou pas loin), avec une chaussure droite… et le pied gauche nu. Sachant qu’il me reste encore 3 bonnes heures de train, une correspondance et une demi-heure
de métro à Paris, et que je n’ai pas pris de paire de rechange, je me dis que je suis quand même un peu dans la merde (heureusement, c'était le pied gauche)…
Mais heureusement, j’aperçois un peu plus loin, bien calé sur la voie ferrée, ma précieuse chaussure ! J’ai mis mon ego (ou ce qu’il en restait) de côté et
suis allée récupérer mon bien, sous le regard médusé et moqueur des autres passagers (dont aucun, bien sûr, n’a eu la gentillesse de me proposer un peu d’aide). Tout est bien qui finit
bien. Désormais, je ne voyagerai plus qu’en bottes.
Vous disiez ?