Ce week-end, je n'ai presque pas travaillé. Je ne plaisante pas : c'est assez rare pour le préciser. Oui, vendredi soir, à 19h, comme des millions d'autres personnes, j'ai
éteint mon ordinateur et j'ai passé tout le week-end à sortir et à me détendre (enfin presque... Malgré mes bonnes résolutions, j'ai eu 2 ou 3 bricoles à fignoler dimanche soir. Mais presque
2 jours sans bosser, ça faisait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Attention, je pourrais m'habituer). J'ai donc profité de ces instants de liberté pour découvrir un nouveau pays :
samedi après-midi, Chéri-qui-connaît-plein-de-trucs-que-je-ne-connais-pas-et-Dieu-sait-s-il-y-en-a, m'a emmenée visiter la Chine le quartier
chinois.
Bah oui, la petite parisienne que je suis a encore des lacunes, notamment sur certains quartiers de la rive gauche. Et le quartier chinois en faisait partie. Il faut dire
que j'ai rarement eu l'occasion d'aller par là.. Mais dorénavant, la grande dalle d'Olympiades n'a plus de secret pour moi, et je maîtrise la culture chinoise sur le bout de mes doigts manucurés. Il faut dire que notre très longue virée chez Paris Store valait tous les
voyages en Chine. Le décalage horaire en moins.
Bref, nous voilà chez Paris Store. Ce magasin, dont je n'avais pourtant jamais entendu parler
(rassurez-vous, je connaissais les Frères Tang) est aujourd'hui l'un des plus gros importateurs de produits asiatiques d'Europe. Déambuler dans les allées du supermarché constitue en soi
une véritable virée sur le sol chinois. Pour preuve, on croise même des guides touristiques qui baladent des grappes de touristes pour leur faire découvrir les trésors et les richesses de la
culture asiatique. D'ailleurs, si à Rome, on fait comme les Romains, chez Paris Store, on fait comme les Chinois (là bas, 90% des clients sont asiatiques, nombre d'entre eux ne parlent pas
français, et tous vous bousculent - et se laissent bousculer - sans aucun scrupule ni mot d'excuse).
Alors pour le coup, il faut s'habituer un peu car les produits sont très différents de ceux qu'on trouve habituellement au Monoprix. Des rayons entiers dédiés aux
nouilles, aux pâtes de riz, au sauces diverses, aux épices... La plupart des restaurants chinois se ravitaillent là, et l'on trouve donc des formats assez atypiques ("chéri, tu peux acheter
du riz ?" " Bien sûr : je prend 10 ou 50 kilos ?"). L'huile et la sauce soja se vendent carrément au bidon, comme l'essence.
Il y a également un rayon poissonnerie. Rien de bien surprenant, sauf que là, le poissonnier attrape votre poisson à l'épuisette dans un grand bac grouillant de poiscaille
vivante avant de l'assommer à grand coup de bâton sur la tête et de l'éviscérer devant vos yeux ébahis. Pour le coup, il est bien frais son
poisson...
Au rayon légumes, c'est la même chose : rien ne ressemble à ce qu'on a l'habitude de voir. "Tiens, regarde cette petite pastèque grosse comme un pamplemousse". "Mais non, nigaude,
c'est un avocat". Ah, ok... Et je ne vous parle même pas de la moitié des fruits et légumes que je n'avais jamais vus de ma vie. Bah non, je ne mange pas de racine de lotus, moi...
Et à l'étage, à côté des Bouddha en jade, de la vaisselle avec des grains de riz en céramique, des rice-cookers, des baguettes de toutes les tailles et des costumes de
dragons, mon coup de coeur : le cochon tirelire à paillettes dorées.Je ne sais pas si cela va réellement m'apporter la fortune comme le dit la légende, mais c'est canon sur mon étagère. Je suis
d'ailleurs rentrée de cette petite virée asiatique avec un panier TRES lourd (que je n'ai pas porté. Merci à Chéri-qui-est-très-galant...) et qui ne m'a coûté qu'une bouchée de
pain riz.
Comme quoi, pas la peine de dépenser des milliers d'euros pour aller visiter la Chine : elle est au bout de la ligne 14...
Allez, bonne année du dragon à tous et à toutes ! (Oui, aujourd'hui, c'est le nouvel an chinois. Nous, on ne le fête pas, mais un milliard d'être humains le célèbrent. Ce n'est pas négligeable...)
Vous disiez ?