Mardi 6 février 2007
2
06
/02
/Fév
/2007
21:41
"C'est les rêves, c'est les rêves qui
font grandir les enfants... C'est les rêves, c'est les rêves qui les poussent en avant, mais pas trop pourtant..."
Voici les paroles de la chanson que je préférais quand j'étais petite : je ne
l'ai pas entendue depuis plus de 22 ans, Anne Sylvestre n'étant pas la star française la plus écoutée à la radio,
mais je la fredonne encore souvent, sans faire vraiment attention aux paroles... Mais ce
matin, en écoutant Didier Squiban dans le métro (c'est un compositeur breton qui écrit des musiques parfaites pour réfléchir en paix, même dans un métro
bondé qui sent la sueur et l'huile de friture), j'ai commencé à me demander ce qu'étaient devenus mes rêves d'enfant (oui, je dois me rendre à l'évidence, je suis passée du côté obscur de la
force, dans le monde des " Grands" : je m'en suis rendu compte le jour où une petite fille que je gardais m'a dit, quand elle a su mon âge, "Ouahou, t'es vieille, presque autant que Maman". Pour
info, la Maman en question avait 47 ans, j'en avais 23. Les enfants sont cruels parfois, même si la vérité sort de leur bouche}.
L'effet "Docteur Quinn, Femme médecin" : le premier
rêve dont je me souviens, c'est que je voulais être pédiatre : je ne sais pas pourquoi, mais ce rêve m'a suivie jusqu'a mes 17 ans - en fait, jusqu'à mon année de Terminale, où je me suis rendu
compte qu'avec 0,5 de moyenne en physique chimie, je ne pourrais jamais être médecin… L’Education Nationale a brisé mon rêve.
"Maman, je veux un chien" : j'ai TOUJOURS rêvé d'avoir un chien. Et mes parents, je les comprend, ont TOUJOURS
refusé... Jusqu'à mes 21 ans, où j'ai eu Choupette une petite boule de poils blanche qui me rend la vie impossible mais dont j'ai beaucoup de mal à me séparer (je suis en train d'essayer de
trouver une solution pour le faire venir à Londres, mais ce n'est pas gagné, mes colocataires n’ayant pas envie de partager l’appartement avec un animal obsédé sexuel
monocouillu...)
Ma carrière de star avortée : je n’ai jamais eu envie de participer à la Star Ac, mais je
dois bien avouer qu’à une époque lointaine de ma vie, j’ai eu des aspirations artistiques. Mais pas n’importe quoi : je ne voulais pas être une
simple Madonna ou Maria Carey, je visais beaucoup plus haut. Je voulais être Clodette. L’attrait des paillettes et des strass, sans doute. Mon rêve s’est réalisé, grâce au Club Aquarius (une
sorte de Club Med mais dans lequel les GO ne se tapent pas les GM, pas par choix, mais parce que c’est un club essentiellement destiné aux familles, alors papa+maman+la ribambelle d’enfants, ça
ne pousse pas à la bagatelle !) : je suis devenue, le temps d’un spectacle, une Clodette. J’étais maquillée comme une voiture volée et on nous avait fabriqué des jupes et des espèces de
soutiens-gorge avec des chutes de tissu pailleté. J’ai changé d’orientation au moment où la bande de tissu qui me servait de soutien-rien-du-tout s’est transformée en ceinture : être adulée
pour mon corps, très peu pour moi…
Un Jour mon Prince viendra : j’ai été nourrie aux contes de fées : Cendrillon, la Belle au Bois Dormant, Blanche Neige, la princesse au petit bois…Résultat des courses, depuis mes 3 ans,
j’attends le Prince Charmant… Les femmes de nos jours sont amères : « le prince charmant ? Arrête de rêver, ça n’existe pas… Les Hommes, c’est pas des mecs biens, tous des salauds,
comme papa [j’aurais bizarrement pensé « sauf Papa », mais ça doit être un reste de complexe d’Oedipe…] ». Et bizarrement, je continue
à penser que le Prince Charmant n’est pas qu’un rêve d’enfant. D’ailleurs, qui sait, je l’ai peut être déjà rencontré ?
Les rêves d’adultes : après un petit sondage dans mon entourage (« c’est quoi ton plus grand rêve ? »), je me suis rendu compte combien les adultes ne savent pas rêver…
J’ai eu comme réponse, en vrac : gagner au loto (x5), avoir une belle voiture, faire le tour du monde, avoir plein d’argent, être une star, me taper Brad Pitt, être Bill Gate, manger ce que
je veux sans grossir… Uniquement des rêves de pouvoir, de sexe, d’argent, de beauté… C’est triste. Je rendrais malgré tout hommage à un ami d’une de mes colocs, qui est venu réaliser son rêve,
chanter dans les parcs de Londres avec sa guitare. Il fait 0°C, il ne peut pas sortir un doigt de ses gants, mais il va le faire !!! Chapeau bas, le fou
chantant…
PS : moi, mon rêve, c’est d’avoir une maison en sucre et en gâteaux, comme dans Hansel et
Gretel…
Vous disiez ?