Londres

Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /Jan /2007 17:05

En tant que jeune femme (et j'insiste lourdement sur le mot "jeune") moderne, je me dois d'être connectée au Monde en permanence. J'ai eu mon premier pagger à 15 ans : mais si, vous vous souvenez, c'était un petit boîtier qui permettait de recevoir  un numéro de téléphone (ça c'était le Tattoo) ou, plus évolué, un message (le Tam-Tam). L'ancêtre du sms en quelque sorte !!! Sauf qu'au lieu de taper soi-même son message, il fallait appeler un numéro surtaxé et dicter le message à un opérateur, qui le tapait et l'envoyait sur le Tam-Tam. Le plus drôle, c'est que l'opérateur répétait chaque petit bout de phrase, d'une voix monocorde, pour être sûr de taper le bon message : j'imagine les fous rires qu'ils ont dû se taper parfois en entendant certains messages. Ca devait rendre quelque chose comme ça : "mon Roudoudou" [mon roudoudou], je t'aime fort fort fort [je t'aime fort fort fort], plein de bisous bisous mon canard en sucre [plein de bisous bisous mon canard en sucre]. [Je répète donc votre message "mon roudoudou, je t'aime fort fort fort, plein de bisous bisous mon canard en sucre. Puis-je envoyer votre message ?]
Apres le Tam-Tam, je suis passée au téléphone portable : j'ai commencé à 17 ans (de toutes mes copines, j'étais dans les premières à en avoir un : vous l'avez tous eu, le téléphone Mobicarte qui ressemblait à une télécommande de télévision des années 80, avec l'antenne en boudin et la house en néoprène qui rappelait étrangement la poche des slips kangourous !!!) et je ne me suis plus arrêtée. J'ai enchaîné avec le forfait étudiant Ola (avec le portable Nokia bleu ciel) puis je suis passée chez Bouygues... J'ai changé de téléphone tous les ans, pour en arriver à avoir 3 lignes et 3 portables noirs (oui, finie la période où je trouvais mignon d'avoir des

paillettes sur mon téléphone : je crois que je suis malheureusement devenue adulte... Quoi que... J'ai failli m'acheter un portable rose fuschia il y a peu de temps...) que j'éteins régulièrement parce que je ne supporte plus d'être joignable tout le temps, tout en me sentant fragile et oppressée si j'ai le malheur de partir sans mon téléphone...

 

Tout ça pour expliquer qu'il m’est très difficile de ne pas avoir Internet à la maison depuis deux mois. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Il a d'abord fallu, trouver l'opérateur (BT), réussir à le joindre pour faire résilier la ligne (et là, je dis « chapeau Isaure », car elle a passé des heures à écouter une petite musique de merde en attendant qu'un opérateur daigne lui répondre), attendre que la ligne soit coupée (3 semaines), refaire installer la ligne (10 jours), prendre un abonnement Internet permettant de connecter 4 ordinateurs en Wireless, recevoir le boîtier, installer le boîtier (un siècle), se rendre compte que BT s'est trompé, renvoyer le boiter, commander un nouveau boîtier pour 4 ordinateurs en Wireless, recevoir le nouveau boîtier... et se rendre compte que BT s'est encore trompé en nous envoyant un boîtier permettant de connecter 4 ordinateurs certes, mais tous avec des câbles !!! Nous attendons donc toujours notre boîtier. Pour info, nous avons emménagé il y a 8 semaines... "Patience et Longueur de temps..."

Par mado - Publié dans : Londres
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Vendredi 26 janvier 2007 5 26 /01 /Jan /2007 17:01

 ... ne mettent pas de ficelle à leurs sachets de thé ?

 En France, quand je veux me faire une petite tasse de thé sans sortir tout l'attirail [oui, faire du thé est un Art, qui exige du matériel - théière, boule à thé, thé en vrac, protège théière- et un savoir-faire (ébouillanter la théière, enlever l'eau, mettre le thé, verser de l'eau à 99,5 C...)], il me suffit de prendre un sachet de thé, de verser de l'eau dessus, et de retirer le sachet grâce au petit fil qui y est attaché (au passage, il faut enrouler le fil autour du sachet posé sur une cuillère, ce qui permet d'enlever toute l'eau contenue dans le sachet). Tout ceci est d'une simplicité enfantine, et personne en France n'a jamais remis en doute l'utilité de ce petit cordon. Alors pourquoi au Royaume Uni (où la consommation de thé est quand même un sport national...) n'y a-t-il pas de ficelle sur les sachets de thé ??? Et quand je fais mon thé, je suis obligée de partir à la pêche avec ma cuillère et, une fois que j'ai récupéré l'objet tant convoité, je laisse tomber plein de gouttes sur le sol de la cuisine ["Mado, où est la poubelle ? Suis les taches de thé !!!.] Quelqu'un m'a suggéré (une fois où je maudissais encore ces foutus sachets) qu'il était

peut être plus facile de mettre les sachets dans la boite sans la ficelle... Ok, si on prend 10cm de fil et 1cm2 de papier, je ne pense pas qu'on prenne beaucoup de place dans la boite. La preuve, en France, ça tient très bien... Ca doit être culturel : AUCUNE marque de thé n'a de ficelle en Angleterre... Enfin, je pense que ça viendra : il y a bien des ficelles dont on ne pensait pas qu'elles connaitraient tant de succès (e.g : le string, également appelé « coupe crotte » par nos toujours élégants amis québécois)

 

 

... s'habillent-ils toujours comme l'as de pique ?

 Bon, là je triche, c'est une question facile !!! Je me suis souvent demandée pourquoi les Anglais étaient toujours si mal habillés. Entre les couleurs criardes, les superpositions de matières et les formes bizarres, on peut se demander si les anglais ne sont pas aveugles ! Un matin, en regardant par la fenêtre du métro (un jour où je n'étais pas endormie ou plongée dans mon sudoku), j'ai vu des collégiens en uniforme... Et c'est là que j'ai compris !!! Ces pauvres petits Anglais qu'on oblige à porter des vêtements stricts, noirs ou gris (les plus olé-olé ayant une

petite bordure bleu marine ou vert bouteille) n'ont qu'une envie, laisser exprimer leur imagination et leurs envies vestimentaires. C'est la raison pour laquelle, dès qu'ils finissent leurs études, ils rejettent violemment toutes les couleurs sombres et se déguisent en arbres de Noël. C'est le pourquoi du comment qui explique qu’un de mes collègues est arrivé en réunion un matin avec une cravate Snoopy: c'est l'enfant en uniforme qu'il avait été qui s'exprimait...)

 

 

 

... ont-ils un taux de chômage très faible ?

 Si j'en crois les chiffres trouvés sur Internet, il y a en Angleterre moins d'un million de chômeurs.  Pourquoi le taux de chômage en France est-il tellement plus élevé ? Les Anglais ont-ils trouvé la recette miracle pour donner du travail à tous ? J'ai toujours entendu dire que trouver du travail à Londres était un jeu d'enfant. Pourquoi ici plus qu' à Paris ? J'ai maintenant la réponse à ma question : il y a à Londres des métiers qui ne servent à rien. Oui, je sais, "il n'y a pas de sot métier", mais quand même. Alors évidemment, il est facile de faire baisser le taux de chômage en créant des emplois très simples et peu payés (ce qui expliquent le très fort taux de pauvreté en Grande Bretagne). Alors dans la famille des métiers qui ne servent à rien, voila deux exemples. A quoi sert la personne qui attend devant le wagon d'Eurostar et qui demande quand on monte "vous êtes dans quelle voiture ? La 6 ? Oui c'est celle là " : un Eurostar, 18 voitures, 18 salaires à payer... On dépense son argent comme on veut après tout. Mais le métier qui obtient sans aucun doute la Palme d'Or du Métier le Plus Con, c'est sans hésiter... trtrtrrrtrr roulement de tambour.... Porteur de Panneau !!! C'est quelque chose qu'on voit très souvent à Londres. Devant un McDonald par exemple, on verra un homme porter une pancarte (collée sur un bâton de bois) avec une flèche indiquant "McDonald à 5 mètres". Comme si on pouvait le louper. Et on voit ce pauvre mec, passer 9 heures debout dans le froid, à porter son panneau. Certains écoutent de la musique, d'autres lisent, mais c'est vraiment un métier sans intérêt... Alors bienvenue au Royaume Uni, le pays où il n'y a pas de chômage...

Par mado - Publié dans : Londres
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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /Jan /2007 13:18

Ca va faire bientôt 5 mois que je vis a Londres, et je ne vous ai jamais parlé des pubs : mais où avais-je la tête ?

En France, on a les bars PMU, avec leurs chaises en métal, leurs murs jaune pisse et leurs piliers de bars qui refont le monde (de manière plus ou moins cohérente selon la quantité d'alcool absorbée), une Gitane maïs sans filtre posée au coin des lèvres. En Grande Bretagne, il y a les pubs.

 

Le pub, ce n'est pas qu'un endroit : c'est  un concept, une traduction concrète de l'English way of life...

Plantons le décor (c'est par là qu'on commence en général) : le vrai pub est chaleureux, il y a des boiseries, de la moquette épaisse (souvent marron, comme ça on voit moins les taches !!!) ou du plancher (oui, on est loin du lino des PMU), on voit des gravures sur les murs... Tout est fait pour qu'on ait envie d'y passer des heures. Et ça marche. Le pub offre le boire et le manger à toute heure : on peut y prendre un carrot cake avec une tasse de thé à 5 o'clock, comme un fish'n ships le dimanche midi ou une quesadilla le soir... Toutefois, il faut savoir qu'ici, un dicton dit "eating is cheating" [manger c'est tricher], et les vrais anglais, les purs, les durs de durs, eux, se contentent de boire.

Parce que la principale activité dans un pub, c'est de boire ! Et le choix n'est pas difficile : on

boit de la bière, encore de la bière et toujours de la bière... Moi qui déteste ça, j'ai l'air stupide quand je vais au bar demander un Coca Light  Diet Coke, avec une rondelle de citron et une paille, alors que le mec à côté de moi en est au moins à sa quatrième pinte (prononcer pa-ï-nte) de mousse, ce qui expliquera d'ici peu ses fréquents allers-retours aux toilettes des hommes...  La bière, c'est comme les asperges : ça a un effet diurétique.

 

Au pub, on n'est pas servi à table : il faut lever ses petites fesses de sa chaise, aller au bar, essayer désespérément d'accrocher le regard du serveur, commander, payer et apporter son verre à sa table. Une autre option s'offre toutefois à vous si vous pensez rester des heures et boire comme un trou (autant dire que j'utilise peu cette option) : pour éviter d'effectuer 200

paiements, vous pouvez laisser votre carte bancaire derrière le bar -un peu comme une caution- et la récupérer au moment de payer (attention à ne pas perdre le petit carton qu'on vous donne et qui est votre seule garantie de repartir avec votre carte bleue). Cette option est très avantageuse pour le pub : plus l'anglais est bourré, plus il a soif, et plus il lui sera facile de commander ("allez, tu me remets ça !!) sans se soucier de payer. Il rigolera moins le lendemain quand il tombera sur la note ("merde, j'aurais pu m'acheter un écran plat avec tout ce que j'ai dépensé en bières !!!)

 

Ah, petite chose à savoir : le pub ferme à minuit (et encore...). Pas la peine de se pointer pour prendre un dernier verre après un dîner tardif, tout le monde est rentré cuver sa bière dormir du sommeil du juste. Mais ce n'est pas un problème : on arrive au pub à partir de 17h30, à la sortie du boulot en fait, et on y reste jusqu' à la fermeture ou jusqu' à ce que Madame commence à s'impatienter à l'autre bout du fil (merci les portables, ça vous tue la vie pubée d'un homme).

Parce que ce sont essentiellement les hommes qui vont au pub (même si les femmes ont ici une très bonne descente, je suis bien obligée de le reconnaître) : je me souviens d'une fois où je suis entrée dans un pub avec une amie, et j'ai eu cette désagréable impression que tout le monde nous regardait... Impression qui s'est révélée exacte lorsque j'ai réalisé que nous étions les deux seules personnes à n'avoir ni cravate ni pénis...

 


Et pour finir, permettez moi de vous donner une adresse de pub très chouette : le Volunteer. Il se trouve juste à cote de la maison de Sherlock Holmes (je ne vous donne pas l'adresse exacte, voyons si vous avez un minimum de culture) et c'est vraiment le pub parfait. J'y reste des heures (il y a une cheminée avec du feu, on peut jouer aux cartes dans la journée et la bouffe est géniale : mention spéciale pour le pudding au chocolat qui, bien qu'anglais, est à tomber par terre...). On se retrouve là-bas ?
Par mado - Publié dans : Londres
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 13:29

L'hiver vient d'arriver à Londres : il fait un froid glacial (pléonasme ? Lapalissade ???). Forcément, c'est à ce moment là que le chauffage nous a lâchées (une panne de chauffage en plein mois d'août n'a aucun intérêt, bien sûr...).

 

Hier, le plombier est venu avec le gérant du syndic : ils ont constaté qu'effectivement il faisait très froid chez nous, et ils vont "essayer" de réparer ça au plus vite. Il n'empêche que nous avons passé la nuit la plus froide de l'hiver sans chauffage : je deviens une surfemme !!!

 

La soirée a été assez épique. Je suis rentrée tôt : Isaure était là, avec la bonne nouvelle de la journée (et c'était bien la seule) => la BT box est arrivée !!! Nous allions donc avoir Internet !!!!!! Apres avoir été coupées du monde depuis presque 2 mois, notre vie allait changer radicalement : parler aux gens, lire les blogs, aller sur MSN, skyper : le retour a la civilisation, à  la vie, enfin !!!

 

Nous décidons de prendre quelques forces avant d'installer tout ça. Alors là, il faut imaginer la scène : Isaure et moi sommes dans la cuisine. Isaure a deux pulls dont un avec capuche qui lui donne un petit cote moine trappiste, et elle se souffle dans les mains pour essayer (vainement) de les réchauffer. Quant à moi, j'ai carrément gardé mon bonnet et mon écharpe. Nous mangeons chacune notre bol de soupe, debout, sans rien dire, en essayant de souffler sur ce liquide chaud qui nous brûle presque la gorge... Et là, gros flash : on dirait deux sdf en train de dîner a la Soupe Populaire (c'était surtout flagrant au moment où Isaure a commencé à saucer le fond de son bol avec un croûton de pain pita...).

 

Mais bon, après ce frugal repas (qui nous a bien réchauffées malgré tout), nous nous sommes attaquées à l'installation du router...

 

En théorie, installer Internet, c'est facile : il suffit de mettre le CD dans l'ordinateur et de suivre la voix très suave qui donne les instructions. La réalité est un peu différente : les instructions sont en anglais, et si tu ne sais pas ce qu'est un câble Ethernet, tu es larguée... Au bout d'une heure et demie, nos deux ordinateur sont connectés, on a du mal à y croire, c’est trop beau pour être vrai!! On décide d'essayer d'installer le Wifi (en gros, Internet sans fil). Et c'est là qu'on réalise que BT (le France Telecom local) s'est trompé et nous a envoyé e kit de base et non pas celui avec le wifi : il va falloir tout renvoyer et attendre le nouveau router.

 


ANGLAIS, TODAY, JE VOUS HAIS !!!!

 

Par mado - Publié dans : Londres
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 17:04

Depuis quelques semaines, ma vie est un enfer : à côté de ce que j'endure aujourd’hui, mes problèmes bancaires du début, c'était une partie de plaisir...

Nous avons appris, en décembre, qu'il y avait des problèmes d'humidité dans les murs de l'immeuble et qu'il faudrait faire des travaux dans la chambre d'Isaure. Ok. Les ouvriers étaient censés venir le 19 décembre : on n'en a pas vu la couleur.

 Début janvier, l'Irish bitch qui nous sert de gardienne, nous apprend que la deuxième phase des travaux commencera le lundi 8 janvier et qu'il faut vider les deux chambres... Quoi ? Comment ça deux chambres ? Finalement, ma chambre aussi devra y passer : nous passons donc tout le dimanche à vider les placards, à tout mettre dans des sacs... Un enfer. Pour rien : les ouvriers ne sont pas venus. Quelques jours plus tard, nous recevons une lettre du syndicat de copropriété qui gère l'immeuble : nous sommes prévenues que si nous empêchons encore une fois les travaux d'avoir lieu, nous serions obligées de payer des frais. Bon, je finis par trouver les coordonnées de l'agence et je leur passe un coup de fil. Ce que j'apprends est très instructif.
Tout d'abord, le propriétaire a oublié de confirmer les travaux, c'est la raison pour laquelle les ouvriers ne sont pas venus (et ce qui veut dire que nous avons tout vidé pour rien).
Ensuite, j’apprends que les travaux auront lieu le 17 janvier, dans 3 chambres (et non plus deux)... Et ce ne sont pas des petites réparations de rien du tout : j'ai reçu un plan des murs qui allaient être cassés... Ah, et il a fallu que le plombier vienne retirer les radiateurs des murs... J'ai appris toutes ces bonnes nouvelles le 16 janvier, veille du début des travaux : nous avons donc passé notre soirée à tout vider (encore) : le salon avait un petit côté camp de réfugiés, mais bon, on nous a dit qu’on pourrait dormir dans nos chambres le soir, donc ça allait…

 En rentrant le premier soir, j'avoue que j'étais désespérée : on avait l'impression qu'un obus avait explosé dans notre maison. Plus de moquette, des mottes de terre et de ciment sur le sol, tous mes meubles posés en vrac sur mon lit, de la poussière partout, et cette odeur de saleté... Et pour couronner le tout, ni chauffage ni eau chaude pour prendre une douche. Bien évidemment, impossible de dormir dans nos chambres : Sanaa et moi avons donc émigré vers les canapés du salon, où je me suis enroulée dans ma couette tel un rouleau de printemps et je n'ai pas bougé jusqu'au lendemain matin.

Jeudi matin, j'ai eu la chance de rencontrer les ouvriers, auprès desquels j'ai fait des chichis et des ronds de jambes pour qu'ils finissent les travaux plus vite (ce qui a été efficace car tout a été bouclé vendredi soir au lieu de lundi). J'ai quand même appris qu'il fallait laisser sécher le mastic 4 semaines: non seulement on va devoir tout vider à nouveau dans un mois, mais en plus, on dirait que le mur de ma chambre est recouvert de torchis, un peu comme dans les huttes des lointaines contrées d'Afrique).
Quand je pense qu'ils ont ruiné le mur qui venait juste d'être repeint dans ma chambre... En tout cas, cette fois j'ai pris mes précautions : j'ai contacté l'agence qui organise les travaux pour faire repeindre tous les murs des chambres (et non pas un seul...) pour qu'il y ait une unité des couleurs cette fois (j’avais un peu fait la gueule quand ils avaient repeint mon mur en beige alors que les autres murs sont bleus)...

 Bilan des travaux :

 

- ma chambre est ravagée : il y a de la poussière partout, tous mes vêtements sont blancs, ça pue, il y a des particules de mur en suspension dans l’air (ah, on va peut etre avoir une autre plainte de la voisine ...)

 

- le mastic étant en train de sécher, l'air est hyper humide : je ressemble à Diana Ross avec mes cheveux qui frisent à la moindre goutte d'eau…

 

- il n'y a plus d'eau chaude : c'est pratique pour se laver... surtout que, comme la poussière des travaux se faufile partout, on a tout le temps la désagréable sensation d'être poisseuse...
- et le pire, pour terminer : il n'y a pas de chauffage.... Sachant que la température extérieure avoisine les 2 degrés, que de la neige est prévue sur Londres en milieu de semaine (donc dans 2 jours) et que nous sommes en sous-sol, vous pouvez imaginer qu'il est difficile de bien dormir dans ces conditions. Pour ma part, j'ai pris des mesures radicales : jogging + tee-shirt + pull à capuche. Une fois couchée, je me suis rendu compte que ce n'était pas suffisant : je suis allée rajouter un collant (mais oui, j'ai mis une culotte), une écharpe, des chaussettes... et je l'avoue, j'ai dormi avec mes gants. Non, le froid ne m'aura pas... Voyons le bon côté des choses : le froid, ça tonifie les tissus… Oui, je suis très tonique ce matin !!!

Par mado - Publié dans : Londres
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Lundi 15 janvier 2007 1 15 /01 /Jan /2007 16:39

Oui, je vais bien. Non, je ne suis pas morte...La raison pour laquelle vous n'avez pas eu de nouvelles depuis près d'une semaine (je remercie au passage tous ceux qui m'ont écrit des mails ces derniers jours, mais n'ayant pas eu accès à Internet, je n'ai pu y répondre... A ce propos, je vous confirme que je devrais recevoir mon Internet box le 22 janvier, ce qui veut dire qu'en prenant en compte l'incompétence de la Poste anglaise, je devrais avoir Internet d'ici deux mois, quel bonheur !!!), c'est que j'étais en Cycle Meeting... Enfin, en gros, j'étais en séminaire d'entreprise. Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie.

Day 1 : il est 8h30. C'est une Mado pas bien fraîche qui arrive à l'Hôtel Renaissance à Heathrow Airport  (deux heures de transport environ). Toutes les reps (la force de vente) sont là pour une journée de mise à jour sur les chiffres des 4 derniers mois. La journée finit à 18h au bar : c'est très frais... Et deux heures de transport au retour.

Day 2 : il est 8h30. C'est une Mado pas bien fraîche qui arrive au Renaissance Hôtel à Heathrow Airport. Tous les reps sont en journée de formation, je n'ai rien à faire... Bon, je vais checker (oui, je parle Frenglish) à l'accueil s'il ont bien reçu mes 150 litres d'hélium (avec lesquels je suis censée gonfler 100 ballons : oui, je sais, j'ai un job génial) . Bon, j'avais prévu le coup et organisé toutes les livraisons avec un jour d'avance ("prudence est mère de sûreté") : j'appelle le fournisseur, qui m'annonce que la livraison a été faite ma que le livreur n'est pas rentré dans l'hôtel et est resté devant la porte avant de repartir... Il croyait quoi ? Que j'allais attendre ma livraison devant l?hôtel, dans le bruit et le froid, entre 7h30 et 17h30 ???? Bref, le fournisseur ne sait pas où sont mes cylindres et me donne le nom du transporteur. Je l'appelle, et j'apprends qu'effectivement la livraison a raté la veille car le fournisseur a oublié de cocher une case dans l'adresse de livraison. Pas de souci, je reste calme : "puis-je être livrée aujourd'hui ?". Réponse : "bien sûr, dès que nous aurons retrouvé les cartons car ils se sont perdus en route..." Super, j'ai 150 litres d'hélium qui se baladent dans la nature, à part ça tout va bien. Avec toutes ces histoires, j'ai raté le déjeuner (il ne restait qu'un wrap à la moutarde : un jour je vous parlerai des wraps, vous comprendrez mieux pourquoi je n'ai pas mangé ce jour-là? Bon, je finis par retrouver mes 3 cylindres de gaz après environ 3000 coups de fil de plus en plus énervés... Le gaz est livré, je vais attaquer le gonflage des ballons. Tiens, où est mon sac avec la ficelle et les poids pour les ballons ? Formidable, ma boss l'a emporté (ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien...) et est partie se reposer avec (mais que veut-elle faire avec ça ???). Elle ne répond pas sur son portable, ni à la porte de sa chambre... Bon, tant pis, système D mis en place. J'arrive sur les lieux de la soirée : direction les toilettes, où je me transforme en chanteuse des S-Club-7 (traduction : je m'habille en adolescente pré-pubère, avec des couleurs flashy et des paillettes plein la figure : welcome back dans l'âge ingrat...). Je suis prête : je commence à gonfler les ballons, et je les stocke sous les tables. Ma boss finit par se réveiller et je récupère mes poids et ma ficelle vers 19h09 : je dois attacher 100 ballons, ce qui me laisse environ 12 secondes par ballons. Suis une star.

La soirée commence : je suis chargée de prendre les photos et de filmer les différentes performances. A 21 heures, tout le monde est ivre mort. On commence à servir le dîner : je vois défiler des assiettes de saumon fumé à l'aneth... Ah, j'ai oublié de préciser que, pour des raisons de limitation des coûts, je n'ai ni chambre (ce qui explique mes allers retours en métro, youp la boum) ni couvert : je ne mangerai donc pas ce soir... La première équipe à monter sur scène est la mienne : on doit montrer l'exemple, en mettant plein d'énergie à chanter une chanson ridicule tous ensemble, dans la joie, le bonheur, le rire (oui, on s'éclate au boulot !!!), et la complicité. Personnellement, je trouve bizarre de donner la main à un homme que j'ai croisé deux fois au bureau et de faire croire que nous sommes hyper copains en lui sautant dans les bras à la fin de la chanson : vive le team building... Bon, on a été fantastique : nous sommes arrivés derniers. Et de loin !!! Malheureusement, vous ne pourrez jamais vous régaler de ce moment mythique, le collègue à qui j'avais demandé de filmer notre "performance" a oublié d'appuyer sur le bouton "record" de la camera. Ah, les hommes et la technologie moderne : sans commentaire. Les chansons s'enchaînent, les plats aussi : je vois arriver du boeuf aux petits légumes et des tartes aux figues chaudes avec de la glace à la vanille. Vers 22h30, je suis a deux doigts de tourner de l'oeil : mes pieds me font mal (pourquoi les talons les plus beaux sont-ils les plus douloureux ?), mon bras droit a doublé de volume à force de porter la caméra, j'ai les yeux qui piquent (qui a eu la bonne idée de louer une machine à fumée cassée qu'on ne peut plus arrêter ?) et je suis à deux doigts de l'inanition. Je vais demander en cuisine qu'on me donne un truc en rab (un peu comme dans la chanson de Brassens, on m'aurait donné quelque "bout de pain quand dans ma vie il faisait faim") : le "ce n'est pas prévu au budget" m'a fait un peu mal, et j'ai senti mon estomac se serrer plus fort... Mais de retour dans la salle, que vois-je ? Il est là, seul, posé sur la table, me tendant les bras (enfin, s'il en avait  il me les aurait tendus...) : un petit pain tout rond, tout doré, qui ne demande qu'à être mangé... Je tends la main, discrètement quand même, et là, arrivée de nulle part, une serveuse se met à débarrasser la table et récupère l'objet de mon désir. Ce soir Mado, tu ne mangeras pas.

23h30 : je quitte la soirée. J'ai perdu mes pieds et deux kilos.

01h05 : j'arrive à la maison.

01h06 : je suis debout, devant le frigo, en train de manger du risotto froid à même le Tupperware. J'ai honte.

 01h30 : je meurs dans mon lit.

 Day 3 : il est 8h30. C'est une loque humaine qui arrive au Renaissance Hôtel à Heathrow Airport. Pas moyen de se faire un café digne de ce nom pour se réveiller dans ce p#~* de pays. Je me fais une perfusion de thé vert : efficacité, 1/20. Les présentations s'enchaînent, au fur et à mesure que mes paupières s'alourdissent (ou peut-être est-ce le contraire, peu importe...). Dernière petite surprise de la journée : un des managers, qui est sur scène, nous fait un speech sur les ressources dont chacun dispose pour avancer dans la vie et nous propose un exercice pratique. Il nous demande de nous lever et de nous mettre par paires. Ok, c'est bon, ça je peux le faire. Et là, il nous dit texto "vous avez 15 secondes pour trouver lequel d'entre vous a eu une relation sexuelle le plus récemment". Franchement, je me suis dit que j'avais mal compris, mais non, c?était bien ça... Le plus gênant, c'est quand mon binôme, qui est accessoirement ma supérieure directe, m'a posé la question !!!! J'ai répondu que j'étais française et que nous ne parlions pas de sujets d'ordre aussi personnel au bureau.

A 13h00, fin des réjouissances, deux heures de métro plus tard, j?étais couchée...
Allez, courage, le prochain séminaire est dans 3 mois, ça me laisse le temps d?oublier?

Par mado - Publié dans : Londres
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 17:31

Je ne comprendrai décidément jamais les gens : à la question (existentielle) "préférez-vous avoir un bras de 4 mètres ou une jambe en mousse ?", tout le monde m'a répondu "un bras de 4 mètres, bien sûr".

 Et là, franchement, je ne pige pas... D'accord, c'est très pratique d'avoir un bras de 4 mètres quand on veut attraper un truc sur la table du salon sans se lever du canapé... On peut aussi sauver les dauphins (quand ils ont avalé un sac plastique, il faut aller le rechercher dans leur estomac, c'est pour ça qu'un vétérinaire asiatique a fait appel à l'homme qui a les plus grands bras du monde pour sauver la vie d'un dauphin bien mal en point (oui, je lis la presse...)

 

Mais franchement, ça n'est pas pratique : comment peut-on marcher (même en pliant le bras, il mesure deux mètres - et non, on ne peut pas se faire opérer pour créer des rotules artificielles et le plier en quatre) ? Aller aux WC ? Conduire une voiture ? Trouver des vêtements avec une manche normale et  l’autre de 4 mètres ? Et surtout, marcher dans la rue !!!!??

 Alors qu'une jambe en mousse est beaucoup plus facile à dissimuler !!! Sans y insérer de structure métallique (ce qui est contraire à la règle du jeu), il est tout a fait possible de se faire faire une chaussette articulée géante en plastique ou en métal... Et avec un jean et une petite paire de bottes sympa, ni vu ni connu !!!

 Ce débat nous a valu, hier soir, un beau fou rire avec une de mes colocs et ma soeur : Marie est bien la seule qui, comme moi, préfère la jambe en mousse (ça doit être dans nos gènes) et nous avons tout fait pour convaincre Isaure du bien fondé de notre raisonnement, mais rien n'y fait, elle veut son bras de 4 mètres... Pas de souci, elle va l'avoir : la preuve par l'exemple, c'est ce qui marche le mieux... Nous avons prévu de lui fabriquer un gras de 4 mètres en plastique ce week-end, et on verra bien si elle ne préfère pas une jambe en mousse finalement !!!!

 Note : Oui, je sais, je me fais des noeuds au cerveau pour des sujets débiles, pas la peine de le faire remarquer...

Par mado - Publié dans : Londres
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 18:47

Les anglais sont tordus... Deux exemples tous frais de ce matin...


J'arrive sur le quai du métro : un train arrive... L'écran indique que ce train est en direction d'Uxbridge, je monte donc dedans. Je mets mes écouteurs de Ipod dans mes oreilles et écoute en boucle la chanson des S Club 7 que je dois chanter sur scène (Team Building, pour ceux qui suivent) dans quelques jours. Au bout d'une demie heure, je regarde le nom de la station : "Moor park"... Ce n'est pas du tout sur ma ligne, ça !!! En fait, c'est même plus loin qu'Uxbridge (sauf que le métro est express, il ne s'arrête donc pas) !!! Je descends et, en discutant avec un passager, je me rends compte que le conducteur du métro a changé d'avis au dernier moment et a fait une annonce -que je n'ai pas entendue bien sur, merci les S Club 7- pour annoncer que finalement le train n'irait pas à Uxbridge... Sans commentaire, vous savez ce que je pense des transports en commun anglais. Je suis quand même arrivée au bureau super en retard. Et surtout de très mauvaise humeur.

Autre exemple frappant sur la torditude (oui, je sais, ce mot n'existe pas, mais pourquoi les hommes politiques auraient-ils le monopole de l'inventitude (sic) de mots ????), laissez-moi vous parler de la nouvelle émission de télévision qui va être lancée d'ici quelques jours ici (et qui va arriver en France bientôt, je n'en doute pas : bienvenue dans le monde de la télé poubelle !!!). Cette émission met en scène 8 couples de jeunes adolescents immatures, à qui est confié, pendant plusieurs jours... un enfant (de quelques mois à 14 ans) pour voir comment ils vont se débrouiller. D'après certaines fuites, l'un des couples auraient oublié de nourrir un petit garçon pendant plus de 24 heures, et un autre aurait fait des blagues douteuses en faisant semblant, je cite, de "casser le bébé". On aura tout vu, ma p'tite dame. Des associations de protection de l'enfance se sont insurgées et ont tenté de faire interdire le programme, mais cela n'a malheureusement pas été possible, dans la mesure où les parents des enfants ont donné leur accord.

La question que je me pose est "jusqu'où va-t-on aller pour faire de l'audience ?". Loft Story, qui avait fait un tel scandale à sa sortie, parait bien sage à côté de ce qu'on voit maintenant... A quand une émission avec des morts en direct ? Euh, en fait c'est sorti ce week-end... Avec Saddam Hussein en special guest.

Par mado - Publié dans : Londres
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 18:01

Depuis quelques années, le monde de l'entreprise a créé de nouveaux concepts, parmi lesquels on peut trouver le "Team Building". Oui, on utilise essentiellement des termes anglais pour ce genre de concept, ça fait beaucoup plus moderne et dynamique... Ainsi, on ne dit plus " avoir des délais" mais des "deadlines". On ne parle plus d'"esprit d'équipe" mais de "team spirit"... Le "Team Building", pour résumer, c'est l'organisation d'événements permettant aux personnes qui travaillent ensemble d'être tous copains comme cochons... Ainsi, on fait essentiellement du Team Building (littéralement de la "construction d'équipe") lors des séminaires : par exemple, lors de mon dernier séminaire, nous avons joué à des jeux basques => on est en équipe, et on fait des jeux qui exigent de tous se donner à fond pour gagner tous ensemble (course de relais, etc...)

Les jeux, ça va, c'est bon enfant et ça fait prendre l'air... Mais parfois, le Team building va beaucoup, beaucoup, plus loin...

C'est la semaine prochaine qu’aura lieu le premier séminaire de l'année dans ma boite et je travaille activement sur son organisation... Je sais donc à quelle sauce nous allons être mangés...
Mon équipe devra monter sur scène la première (pour bien montrer aux autres que "le Head Office » ne se prend pas la tête, on est jeunes on est cool, on se fout du ridicule...) pour chanter sa chanson. Jusque là, pas de souci, je peut assumer une belle chanson de Jazz ou une petite mélodie de Sinatra. Allez, en me forçant un peu, je veux bien accepter de faire Diana Ross et les Suprêmes... Mais non, ce serait trop facile !!! Nous allons chanter une chanson des S Club 7 (pour ceux qui, comme moi, ne les connaissent pas, il s'agit d'un groupe de d'jeunes cool habillés de toutes les couleurs, qui ont sorti des dizaines de chansons de merde ("Don't stop, never give up..." : je vous laisse apprécier la richesse des paroles... Gainsbourg, où es-tu ?) et une sitcom tout aussi mauvaise...
En gros, ça emmerde tout le monde (et moi la première) et chacun se trouve une bonne excuse pour ne pas monter sur scène... Je vous jure que s'il me font faire un solo, je casse tout... et surtout leurs oreilles !!!

Par mado - Publié dans : Londres
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Mardi 2 janvier 2007 2 02 /01 /Jan /2007 12:31

Avant de dire quoi que ce soit, permettez-moi de vous souhaiter à tous une merveilleuse année 2007...


Ma principale résolution sera de prendre Internet à la maison pour mettre mon blog à jour plus souvent : en effet, on m'a reproché de l’avoir délaissé un peu ces derniers temps : à ma décharge, je n'ai toujours pas Internet à la maison - mais je m'en occupe cette semaine c'est promis- et j'étais à Paris pour les vacances, donc pas le temps d'écrire une ligne.
Alors oui, j'ai plein de choses en retard à vous raconter : mon Noël génial en famille, mon premier concert de Gospel (en tant que spectatrice, je vous rassure...), mes amis qui me manquaient, mon chien qui est sexuellement très en forme (comme d'habitude, me direz-vous...), le nouvel an... C'est bien simple, je n'ai pas fait la moitié de ce que j'avais prévu, mais j'ai passé des vacances mer-vei-lleu-ses...


Le retour à Londres hier soir a été moins sympa (oui, je suis ravie d'être ici, mais les galères d'accumulent, et je sens que 2007 va être assez remplie…). Le voyage se passe bien, même si je n'ai pas trop envie de rentrer (aucune de mes colocs n'étant là, j'allais me retrouver toute seule pour la première fois depuis des mois !!!). Tout d'abord, impossible de recharger mon Oyster card (ma carte de métro) pour le mois : pas de souci, je refais la queue et j'achète un billet, que j'ai accidentellement jeté à la poubelle : le hic, c'est qu'il faut repasser son billet pour sortir du métro... J'ai réussi à baratiner la personne qui surveillait les fraudeurs, en lui disant que j'avais remis des sous, mais que ça n'a pas marché, je ne comprends pas [l'amende est de 30£, alors je me suis donnée à fond pour qu’elle me croit, je vous jure !!!]... Bref, elle a compris que j'étais une pauvre petite française fraîchement débarquée à Londres, alors elle a voulu être gentille et m'a accompagnée acheter mon ticket (elle a même appuyé sur les touches pour moi, c'est mignon...) Enfin, l'essentiel c'est que je n'ai pas eu a payer d'amende (ce qui n'aurait vraiment pas été juste, dans la mesure où j'ai payé mon ticket...)
Bref, il est presque minuit quand je rentre chez moi... Tiens, une lettre est scotchée sur la porte : je ne sais pas pourquoi, je sens une goutte de sueur qui coule le long de mon front... Ca y est, c'est un avis d'expulsion, je vais me retrouver sdf... Bonne année, Madeleine !!!! Je tends une main tremblante vers la petite enveloppe orange et mes yeux se troublent, alors que danse devant eux le "apartment 17" qui est écrit dessus...
Je l'ouvre... Mon Dieu, c'est... une nouvelle plainte d'une voisine... Je ne comprends pas... Elle dit que la fumée de cigarette qui se dégage de notre appartement la gêne car elle est asthmatique... Bon, j'ai au moins la preuve qu'il y a des êtres vivants dans l'immeuble (depuis que j'ai emménagé, je n'ai encore vu personne, sauf la morue irlandaise qui nous sert de gardienne)... Alors, réfléchissons : appartement 16 (c'est son pseudo)... Oui, c'est un appartement qui est au même étage que le nôtre, sachant que pour y accéder, il faut traverser un sas fermé qui sépare notre appartement du hall de l'immeuble, traverser le hall, traverser un autre sas qui mène à son propre appartement : et cette c..... va me faire croire qu'elle est dérangée par des odeurs de fumée ? Ok, je vis avec 3 fumeuses, mais il ne faut pas déconner non plus... En plus, elle a daté sa lettre du 26 décembre, alors que l'appartement était vide depuis 3 jours !!!!! Je commence à comprendre pourquoi l'Irish bitch m'avait dit que la voisine était -je cite- "un peu difficile". Bon, légalement elle ne peut rien faire : ça m'a un peu miné le moral de trouver ça en rentrant (en plus du chauffage que je n'ai pas réussi à allumer) et  je n'avais pas vraiment la patate en me couchant, mais ce matin, je suis tombée sur sa lettre avant de partir ce matin et, bizarrement, ça m'a mise dans une colère folle : c'est vrai quoi, pourquoi elle vient nous faire ch... cette vieille emmerdeuse ? Est ce que je critique son mode de vie ? Est ce que je dis quelque chose quand elle allume la lumière de sa cuisine à 4h du matin et que ça me réveille car c'est juste en face de ma fenêtre ? Est ce que qu'on se plaint quand elle nous espionne par la fenêtre ? Non, on ne dit rien... Alors ok, on ne fait plus de soirée, parce qu'il ne faut pas empêcher les vieux croûtons qui vivent dans l'immeuble de dormir, mais pour le reste, il ne peuvent rien faire... Tiens je crois que ce soir, je vais acheter un paquet de cigarettes et les laisser se consommer dans tout l'étage, comme de l'encens... Résolution pour 2007 : bien m'entendre avec ma voisine, héhéhéhé….

 

Par mado - Publié dans : Londres
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