Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 20:19

Mercredi 31 octobre 2007, il est 12h30, je suis attendue pour tester en exclusivité mondiale la nouvelle gare Eurostar Saint-Pancras (*ce qui fera l’objet d’un article le 14 novembre 2007, jour officiel de mise en service du nouveau terminal). Ma mission est de la plus haute importance : je pars de chez moi à l’heure et me dirige vers le métro. Ah, ma carte de transport est vide : qu’à cela ne tienne, je vais faire un top up (dans le langage d’ici, ça veut dire recharger ma carte / remettre de l’argent). Tiens, la machine refuse ma carte. Elle doit être cassée : j’en utilise une autre. Transaction refusée également. Pas de panique : il y a une agence HSBC au coin de la rue : je vais mettre ma carte dans leur machine et vérifier le solde de mon compte (bien que je l’aie fait le matin même). Mais…… pourquoi la machine ne veut-elle pas me rendre ma carte ????? Noooooon, elle me l’a avalée !!!!! Je rentre, un peu énervée quand même, dans l’agence et me dirige vers le premier jeune banquier qui croise mon regard. Je lui explique la situation et il comprends le problème : HSBC m’a envoyé mon relevé mensuel et il y avait une erreur dans l’adresse. Comme la lettre leur est revenue, ils ont bloqué la carte. Quoi, mais c’est une honte, mais pourquoi ? Il n’y a rien à faire ? Mais moi je fais comment ? J’ai réservé des billets d’Eurostar avec cette carte et j’en ai besoin pour les retirer ! Devant ma détresse, ce crétin fini cher banquier accepte malgré tout de me rendre ma carte (« mais c’est uniquement pour vous rendre service, parce que normalement, on ne le fait pas ») mais je devrais attendre 5 jour pour recevoir la nouvelle. OK, passons pour cette fois.

 

5 jours plus tard (donc, aujourd’hui. Oui, mes nouvelles sont fraîches du jour !!!!), je retourne chez HSBC pour récupérer ma carte (je rentre en France dans 5 jours, alors j’aimerais bien profiter du peu de sous qui me reste sur mon compte, quand même). J’attends une demie heure, tous les conseillers sont occupés. Je me fais un thé, puis un café [ndlr : quand il y a une machine à café dans une banque, c’est mauvais signe, ça veut dire que vous allez y passer des heures]. Une employée finit par venir me demander ce que je veux : je lui explique… et miracle, elle revient deux minutes plus tard avec ma carte, en me précisant que, comme convenu, le code secret est le même que celui de mon ancienne carte. Je la remercie chaudement (enfin une personne intelligente dans cette banque, c’est rare) et m’apprête à partir quand une petite voix intérieure me dit d’essayer de retirer de l’argent, pour être bien sûre que tout est OK. J’insère ma nouvelle carte dans la machine, tape mon code et… Code faux. J’ai dû mal le taper : je recommence en faisant bien attention (j’ai le même code sur toutes mes cartes bleues, mon téléphone portable et ma carte vidéo : je pense que je ne suis pas près de l’oublier !!!). Code faux. Je me souviens qu’au bout de 3 faux codes, la carte est bloquée, donc je retourne dans le bureau des conseillers bancaires et tombe, par chance, sur le responsable de l’agence, à qui je commence à faire part de mon mécontentement. En voyant que j’étais assez énervée (quand même), il m’a emmenée dans un grand bureau à l’écart, pour m’expliquer qu’un nouveau code m’avait été envoyé, blablabla, en fin de semaine, tout devrait être bon, il n’y a qu’à attendre… Ok, il n’y avait rien à faire et ce pauvre gars n’y est pour rien, mais ça ne m’a pas empêchée de lui dire que c’est un scandale, que jamais de toute ma vie je n’ai vue une banque aussi mal organisée, que je n’avais eu que des problèmes, etc… J’ai donc craché tout ce que j’avais sur le cœur depuis un an. Après, j’ai dit que si je n’avais pas reçu mon code chez moi demain matin, je reviendrais… (oui, je l’ai menacé : I’ll be back…). Mais après mon éclatante engueulade, j’ai dû traverser TOUTE l’agence, qui était bondée, avec tous ces gens qui me regardaient (après m’avoir entendue faire un énorme scandale dans le bureau du fond). Une seule chose à faire : tenir bien fort son sac (ce qui évite de montrer que mes mains tremblent) et sortir la tête haute. Je pleurerai dans la rue. Non mais.

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