Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /Oct /2007 18:49

Je suis maladroite, je le sais, ça fait des années que je m’en suis rendu compte (c’est facile, il suffit qu’il y ait un oiseau dans le ciel, c’est sur moi que sa crotte tombera, même si je suis sur Oxford Street le premier jour des soldes, entourée de 15,000 personnes). D’ailleurs, mes amis le savent aussi, même si leurs réactions face à ma malchance sont assez différentes !!! Je citerai juste Charlotte qui, lorsque mon sac à main s’est coincé dans la porte du métro la semaine dernière (« mais poussez-vous mademoiselle » « bah, euh, comment dire, bah j’peux pas parce que mon sac, il est coincé et je peux pas le décoincer… En plus il coûte cher et j’ai pas trop envie de l’arracher »), m’a demandé en levant les yeux au ciel « mais pourquoi ça t’arrive tout le temps à TOI ce genre de trucs ? ». Franchement, j’en sais rien, et je m’en passerais très volontiers (mais c’est plus la honte pour moi que pour ceux qui m’accompagnent, non ???). Lucie, à l’inverse, m’a fait un très joli coup : je lui raconte mon petit problème de masque de beauté (cf post précédent) et elle est carrément tombée par terre de rire dans la cuisine… Bon, entre faire pitié et faire rire, on va dire que je préfère le foutage de gueule…

Tout ça pour dire qu’avant hier, j’ai eu droit à un festival de malchances (mais sans témoin, donc plus faciles à assumer !!!)

 

Lundi aux aurores (ou presque): le réveil sonne, je me lève, tout va bien, encore une semaine qui commence. Premier geste du matin : je fais mon lit. Malheureusement, en jetant la couette d’un coup sec sur le lit (très important le grand geste, ce qui donne à la couette un bouffant hors du commun et lui évite ainsi de ressembler à une crêpe molle qui se serait échouée sur mon lit), j’ai mal appréhendé l’atterrissage de ma main qui s’est explosée avec fracas sur la tête de lit. Tout cela aurait été anodin si l’ongle de mon pouce ne s’était pas accroché dans la doublure du tissu et retourné sous le poids de ma main. Je m’écroule de douleur (heureusement, mon lit n’étant pas loin, j’ai pu m’assurer d’une chute en douceur sur une couette bien gonflée – la plume d’oie, il n’y a que ça de vrai) : « aie, oh my god, douleur, cri, larme, merde ma manucure que j’ai refaite hier… Et si je perds mon ongle !!! ». Au final, plus de peur qu de mal, mais un peu mal quand même !!! [Et je vous rassure, après 48 heures, mon ongle va très bien, merci]

 

Quelques heures plus tard, je branche mon ordinateur et me connecte au site de TF1 pour regarder le Journal de 13 Heures [oui, ce n’est pas parce que je ne vis plus en France que j’abandonne Jean-Pierre Pernaud. Je l’avoue sans honte, je lui voue un culte proche de l’obsession : il est pour moi comme un ami avec qui je déjeunerais tous les jours]. Le JT se déroule sans problème : je l’écoute d’une oreille distraite tout en jouant avec mon épilateur –enfin, quand je dis « jouer », j’exagère un peu, l’utilisation d’un SilkEpil n’étant pas (et personne ne me dira le contraire) la manière la plus agréable de passer le temps. JP nous raconte alors l’histoire de Pierre-Yves, le dernier tailleur de pierres du petit village de Trouduc, ou celle de Maryvonne, une vielle dame de 99 ans, qui reste la seule détentrice d’un savoir très rare qui faisait autrefois la célébrité d’une bourgade de Bretagne, je ne me souviens plus très bien, mais toujours est-il que le sujet me passionnait. Mes yeux ne quittent plus l’écran, je suis ailleurs, dans cette bourgade du Finistère… jusqu’à ce qu’une épouvantable douleur me rappelle à la raison. La peau de ma jambe s’était glissée sous les roulettes de l’épilateur (qui continuaient à tourner) : « aie, oh my god, douleur, cri, larme, ah oui, penser à éteindre l’épilateur, ce qui libèrera la chair… Et si je perds ma jambe ??!! ». Résultat : brûlure au deuxième degré, biafine et pas de jupes pour une durée indéterminée.

 

Et pour finir cette journée en beauté, je sors de la cuisine pour aller me coucher. Je ne sais pas comment je me suis débrouillée, mais j’ai réussi à m’exploser le petit doigt de pied sur la brique de béton qui sert de cale porte. La question que je me pose encore c’est : comment se fait-il que mon orteil soit entré en contact avec cette p…. de brique alors que je portais des chaussons bioniques (moumoute rose, 12 cm d’épaisseur, résiste au choc, aux flammes).

 

En me promenant sur Wikipedia, j’ai lu que plusieurs millions de personnes meurent chaque année d’un AcVC (Accident de la Vie Courante). Je dois être dans une phase « à risque » : je vais de ce pas me prendre une assurance « tous risques habitation+rue+voiture+vélo+voiture », just in case…

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