Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 00:31
Samedi soir, j'étais invitée à la soirée de fiançailles d'un ami. Jusque là, rien d'exceptionnel (avec l'âge, on est de plus en plus confronté à ce genre de soirées... Je vais bientôt enchaîner les mariages, puis les baptêmes, puis les divorces...). Bref, la soirée s'annonçait bien, sauf que la gaffeuse que je suis a pris le dessus et tout ne s'est pas déroulé comme je l'espèrais...

Le dress code : le carton indiquait "soirée jet-set et paillettes". Ca tombait bien, je m'étais acheté une robe audreyhepburn_1.jpg a-do-ra-ble il y a quelques mois à Londres, et je n'avais pas encore eu le temps de l'étrenner. Ni une ni deux, je fais péter la tenue de star : ma petite noire noire toute strassée, très courte -mais avec des collants opaques, on ne voyait rien- des escarpins verts, des boucles d'oreilles grosses comme des pendants de lustre en cristal et mes smoky eyes, art dans lequel -sans fausse modestie- je suis passée maître. Il ne me manquait qu'un ou de paparazzi collés au basque pour faire starlette !!! Je sonne donc à la porte et fais mon entrée de star : manque de chance, j'ai raté mon effet. Je me suis retrouvée dans un salon bourgeois, avec une trentaine de personnes habillées comme à la sortie de la messe à Versailles (jupe droite + chemisier + chaussures plates + serre-tête + collier de perles) qui se sont toutes arrêtées de parler en me voyant débarquer. Je me sentais un peu comme Britney Spears  dans un couvent. Ok, j'avoue : mon entrée a fait son petit effet (malheureusement pas celui escompté !). Le hic, c'est qu'après une entrée aussi tonitruante, je n'avais pas d'autre solution qu'assumer tout le reste de la soirée...

mini-quiche.JPG Le buffet : devant cette folle ambiance, je me dirige vers le buffet pour poser ce que j'ai apporté (on m'avait demandé du sucré : j'avais fait le plein de bownie et de multiples bonbons en tous genres...). Manque de chance, il semblerait que l'on ne mange plus que du fait-maison : "tu as goûté les mini quiches qu'a faites Marie-Alix ?" "Non, mais les mini financiers de Jeanne-Cécile et les macarons maison de Louise-Apolline sont fabuleux !!!". Alors maintenant, quand on est invitée, il faut se taper une journée aux fourneaux pour faire quatre pauvres micro-bouchées, et SURTOUT faire croire qu'on a fait ça en 5 minutes. Je ne vis pas dans le même monde (traduction : je suis nulle. Moi aussi je voudrais savoir faire des mini fondants au chocolat en 1 minute sans que ma cuisine ressemble à Bagdad après in bombardement).

La conversation : je ne sais pas si mon expatriation à Londres m'a changée, mais j'avais vraiment l'impression 300px-Pompadour6.jpg d'être dans une dimension parallèle. Quand j'organise des soirées (il y en a eu un paquet, donc je sais de quoi je parle), ça crie, ça hurle, ça chante, ça chahute, ça rigole, bref, ça vit !!!! Ici, tout le monde était assis en rond, par petits groupes de 4 ou 5, et faisait salon. Je demande poliment à mon voisin de canapé (en m'en foutant un peu, mais bon, faut bien commencer par quelque chose) ce qu'il fait dans la vie : il me répond "je m'occupe de ma femme, elle est enceinte". Bon, ça va, j'ai compris : ne t'inquiète pas coco, j'essayais juste de faire la conversation, je n'allais pas te sauter dessus, mais je suis rassurée, tu es marié tu me l'as bien fait comprendre. J'ai rencontré des gens très sympa, mais heureusement que mon pote JS était là pour bitcher un peu, sinon je n'aurais pas trop fait marcher mes zygomatiques !!!

Le rock : j'adore danser, c'est viscéral (même si souvent ça ne ressemble pas à 9782211082990-1.jpg grand-chose). Alors quand on m'a invitée à danser mon premier rock depuis des mois, pas question de refuser. J'aurais peut-être dû réfléchir à deux fois... Voilà le problème : ma petite robe géniale à une encollure américaine (pour faire court, ça veut dire que je ne peux pas porter de soutien-gorge normal en dessous). Pas de problème, je suis équipée et j'ai mon super soutif sans bretelles pour ce genre de situation. J'ai malheureusement oublié un petit détail : avec mon nouveau boulot, j'ai perdu 3 kilos, donc je flottais un peu du haut, mais bon, ça tenait. Enfin, jusqu'à ce premier rock endiablé, où, après quelques passes, je me suis retrouvée avec plus de soutien-gorge, mais une ceinture !!!! J'ai essayé de rester digne, et d'expliquer le plus naturellement possible à mon cavalier que je devais l'abandonner quelques secondes pour aller enlever mon soutien-gorge. Je crois qu'il se marre encore à l'heure qu'il est.

La sortie : tous les magazines féminins le disent : l'important dans une soirée, c'est de réussir sa sortie. Bon, vu nouvelleloose.jpg le déroulement de la soirée, plus la peine de faire dans la discrétion. Embrassades, effusions, adieux déchirants, échange de numéros blablabla, sortie de star. Manque de pot, arrivée en bas de l'immeuble, je me rends compte que j'ai oublié mon appareil photo (la petite merveille de technologie que je m'étais offerte le matin même pour me féliciter du dur labeur accompli ces dernières semaines). Et hop, je remonte, effaçant ainsi tous les effets de ma sortie théâtrale. Comme si ça ne suffisait pas, en arrivant à la borne de taxi, je me rends compte que je n'ai pas mon porte-feuille. Effectivement il était tombé de mon sac lorsque j'y avais caché précipitamment mon soutien-gorge. J'y suis donc retournée, sous les regards moqueurs des sainte-nitouches. Je ne suis définitivement pas faite pour être une star...
Par mado - Publié dans : Paris
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