Mardi 26 août 2008
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Dans le cadre de sa série de
rétrospectives rendant hommage aux couturiers comtemporains, le musée des Arts Décoratifs organise, jusqu'au 21 septembre, une exposition retraçant la carrière de Valentino. Profitant d'un samedi à Paris, Marine et moi sommes donc allées nous en mettre plein les yeux devant ces petites merveilles
de la Mode.
On entre dans une immense galerie noire, avec de grandes vitrines qui présentent, plantés
dans du sable gris, des mannequins métalliques sur lesquels sont exposées les robes : le décor est sombre, sobre, épuré. Ce qui est mis en avant ? Les robes, leurs formes, leurs couleurs, leurs
matières : rien ne vient parasiter le regard. Dès l'entrée, on tombe face-à-face avec une robe rose extraordinaire, dont la veste est composée de centaines de disques de tissus, ce qui donne une
forme et un volume presque irréels. On enchaîne avec une robe carmin, dont la traîne est couverte de fleurs froissées : qu'on aime ou qu'on n'aime pas, on ne peut pas ne pas admirer la technique
et le savoir-faire exceptionnels dont il a fallu faire preuve pour donner naissance à de telles merveillles.
Les vitrines du 1er niveau sont présentées par couleurs : dans la première, tout est blanc. C'est cette couleur qui a été caractéristique de Valentino à ses débuts (on peut même admirer la robe de mariée
qu'il a créée pour le mariage de Jackie ex-Kennedy avec Onassis). On enchaîne sur des
vitrines présentant des robes noires, noires et blanches, longues, courtes, avec des décolletés superbes, des traînes, des paillettes : on traverse les décennies d'un coup d'oeil. C'est fou comme
la mode est un éternel recommencement : l'une des petites robes robes, coup de coeur de Marine, aurait pu être portée aujourd'hui, alors qu'elle a été créée en 1969 !!! Bon, je ne suis pas fan
des modèles des années 80 : les formes sont très carrées, les matières sont lourdes... mais la magie opère malgré tout.
Tout au fond du premier niveau, au détour d'un couloir, on tombe nez-à-nez avec la vitrine qui, à mes yeux, est la plus impressionnante : la collection de robes rouges, le fameux rouge Valentino
!!
Après ces modèles noirs et blancs (deux non-couleurs : le noir, c'est
l'absence de couleur, et le blanc, le cumul des lumières des trois couleurs primaires), l'explosion de la couleur rouge est phénoménale !!! Le guide de l'exposition - très efféminé-
expliquait d'ailleurs que le parcours est organisé de manière à ce que les premières vitrines soient comme une sorte d'initiation, de purification, avant d'arriver au "Rouge Valentino" : l'effet
est très réussi !!!
On monte ensuite à l'étage : les modèles sont très différents. Plus de classement par
couleur, mais par thème : floral, animalier, géométrique... C'est beaucoup plus lourd, cliquant, coloré... J'aime moins !!! Mais certaines pièces, je dois bien le reconnaître, auraient tout à
fait trouvé leur place dans ma garde-robe (notamment une paire de chaussures en rubans et un manteau rose fa-bu-leux !!!).
Je ne peux que vous conseiller d'aller voir cette exposition : elle est absolument passionnante et on s'en met plein les yeux. Un petit bémol toutefois : les modèles sont figés, raides, et on ne
se rend pas compte du mouvement de la robe lorsqu'elle est portée. C'est très dommage car dans les défilés, les robes sont encore plus belle : les volants, les plis, les froissés prennent vie et c'est là seulement qu'on peut se rendre compte du réel
génie de Valentino !!!
Allez, on se quitte avec quelques images du dernier défilé Valentino (qui a mis fin à sa carrière il y a quelques mois) :
Valentino, thèmes et variations
Jusqu'au 21 septembre 2008
Au
musée des Arts Décoratifs
Entrée : 8 euros
Par mado
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Publié dans : Paris
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