Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 09:00
J'adore l'automne : certes, il fait gris, il pleut tout le temps (je repasse en mode "cheveux frisés : mon brushing baisse les armes face à l'humidité ambiante) et les jours sont de plus en plus courts, mais j'aime les couleurs rouges des arbres, le tapis de feuilles qui recouvrent le sol et cette odeur inimitable d'humus et de feuillage mouillé qu'on sent dans la forêt.
Bien que je sois une citadine pure et dure (pour moi, au-delà du périph', c'est déjà la province), je suis allée passer le week-end dernier à la campagne pour profiter un peu de l'été indien. Me voici donc en Normandie, dans la grande maison familiale : après une belle promenade dans les bois, je me réfugie dans la cuisine, auprès du poêle (la maison n'est pas chauffée, alors on fait du feu...), et j'essaie laborieusement de me réchauffer. Il est l'heure d'aller se coucher : je monte dans ma chambre, et c'est là que ça devient difficile... J'ai très peur de mourir asphyxiée par le monoxyde de carbone, alors je refuse catégoriquement de faire fonctionner le poêle à bois de ma chambre : il fait donc un froid glacial. Je sors mon pyjama ma combinaison de ski, arrache tous mes vêtements en moins de 5 secondes et enfile ma tenue pour la nuit. Le truc, c'est d'empiler les épaisseurs (tee-shirt + col roulé + sous pull + pull + hoodie à capuche = je peux à peine bouger les bras mais ça devrait conserver la chaleur...), d'enfiler une bonne paire de chaussettes et de se mettre au lit sans hésiter. Là, l'humidité des draps commence à traverser insidieusement les épaisseurs : je suis transie... Mais j'ai finalement trouvé la meilleure solution pour me réchauffer : j'appelle Médor (enfin, vu son gabarit, je ferais mieux de l'appeler Choupette) qui n'hésite pas longtemps avant de sauter sur le lit (alors que c'est formellement interdit en temps normal). Mon chien me comprend : spontanément, il se glisse sous la couette, au bout du lit, et s'allonge sur mes pieds. Enfin une bouillote qui ne refroidit pas pendant la nuit !!!!

L'autre épreuve, c'est le lendemain matin : le lit est bien chaud mais l'air est gelé (les vitres sont couvertes de buée...). Heureusement, j'ai ma technique : j'ai pris soin de laisser mes vêtements au pied du lit : je n'ai qu'à tendre le bras pour les attraper et m'habiller sous les draps.

Au moins, une chose est sûre : je n'ai pas été un Mister Freeze dans une vie antérieure...

Par mado - Publié dans : Paris - Communauté : Auto-histoires de vie...
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Commentaires

comme je te comprends... mes parents sont à fond écolo en ce moment et comme "dans la chambre il faut 18° pck à la télé ils ont dit que ct bon pour la planète" quand je vivais chez eux j'allais jusqu'à kidnapper (enfin catnapper) mon chat pour qu'il dorme avec moi !!! Aujourd'hui fort heureusement je vis dans un petit espace et mes voisins du haut et du bas permettent de chauffer même en ayant un chauffage au minimum :)
Commentaire n°1 posté par Didou le 10/10/2008 à 10h28
Pouvoir se chauffer gratuitement : quel luxe !!!! je suis jalouse !
Réponse de mado le 13/10/2008 à 23h51
Quand j'étais gamine et habitait encore le Nord, il y avait des grandes fenêtres dans ma chambre et le matin elles étaient givrées à l'intérieur ! J'avais une montagne de ouverture sur moi
Commentaire n°2 posté par Josy 84 le 11/10/2008 à 08h30
Le givre dans la chambre, j'ai connu (et le verre d'eau qui a gelé pendant la nuit également !!!
Réponse de mado le 13/10/2008 à 23h52

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