la Mairie de Paris a pris des mesures et tout maître qui ne ramasserait pas les déjections de son chien se voit menacé d'une amende de 183 euros. Ca, c'est sur le papier. Dans la
réalité, les choses ne se passent pas toujours de la même manière... J'ai un chien et je le promène quotidiennement. Honnêtement, pas une fois en 6 ans je n'ai vu un policier donner une amende,
et certaines rues de mon quartier sont vraiment sales car peu fréquentées par les passants mais énormément par les propriétaires de chiens qui sont sûrs de ne pas se faire surprendre. Pour ma
part, avant d'avoir un chien je râlais tout le temps contre toutes ces merdes (vous le savez, je suis maladroite, alors je passais mon temps à marcher dedans...) : je pense donc aux
autres et je ramasse. Certes, c'est un peu contraignant : il faut
en permanence
se promener avec un sac en plastique (j'ai oublié une fois, et j'ai ramassé avec un mouchoir : depuis, je suis très prévoyante), et les gens prennent un air dégoûté en vous voyant
ramasser les crottes. Le pire, c'est de devoir marcher parfois plus de 100 ou 200 mètres, le sac encore fumant dans la main, avant de pouvoir trouver une poubelle. Mais à raison d'une crotte par
jour, je me dis que c'est au moins 365 personnes qui ne marcheront pas dedans.
Mais samedi, il m'est arrivé un accident de chien assez peu
banal... Je promenais Choupette tout en téléphonant. Choupette s'arrête pour faire pipi le long d'un mur (j'ai déjà eu droit à la grosse commission ce matin, alors je ne fais pas très
attention) pendant que je suis en train de rédiger un texto. Je lève les yeux pour voir s'il a fini. C'est là que je me rends compte de la catastrophe...
Choupette n'a pas vraiment fait pipi sur un mur, mais contre un grand
soupirail avec des barreaux... qui n'est autre que la fenêtre ouverte d'un studio en sous-sol !!!! Je suis très gênée : je regarde discrètement à l'intérieur de la pièce : il n'y a personne.
J'appelle : personne ne répond. Et je vois que le canapé, situé en dessous du soupirail, a tout reçu !!!!
Bon, deux solutions s'offrent à moi : soit je pars lâchement (ma
culpabilité me servira de leçon), soit je vais sonner à la porte pour m'excuser et réparer les dégâts. J'ai finalement opté pour une solution intermédiaire ; j'ai jeté dans le soupirail un
billet de 20 euros (ca va, c'est un canapé Ikea très moche avec une housse lavable) pour couvrir les frais de nettoyage, et j'ai pris la fuite (urinaire ??) sans demander
mon reste. Citoyenne, mais pas très courageuse...Vous êtes 6 personne(s) en ligne
Vous disiez ?