Mardi 6 janvier 2009
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09:00
En ce moment, je travaille sur un nouveau programme qui demande la création de brochures, affiches etc... Donc, comme je ne suis pas la reine de Photoshop (ou du moins, pas
encore...), je fais appel à un graphiste. Il est très gentil mais j'ai la douloureuse sensation qu'il me prend un peu pour une conne... Je sais, c'est terrible..
Pourquoi une telle accusation, me direz-vous ? Je vous explique : je lui ai envoyé il y a quelques
jours un brief pour la création visuelle d'une plaquette publicitaire, ainsi que tous les textes devant y figurer. Il m'a envoyé une première version, que j'ai faite
modifier, puis une deuxième, etc...
En raison des fêtes de fin d'année, comme je ne suis pas au bureau, je lui ai demandé de m'envoyer la version finale sur mon adresse personnelle. Voilà l'email que j'ai reçu (je vous le
retransmets tel quel, fautes comprises) :
"Voici la version finale, avec les modifications que vous m'aviez demandées. Le problème est que
dans le texte il en reste pas mal D'ERREURS, CERTAINS GRAVES, comme c'est le cas de celui que je vous ai mis en rouge. Vous avez pourtant VALIDÉ ce texte TROIS FOIS. Hmm. Je ne sais pas si le client appréciera... :)
...Bon week end."
Alors, comment dois-je le prendre ? Je me précipite pour relire le pavé de texte que j'ai effectivement relu cinquante fois et validé : un seul mot est surligné en rouge. Il s'agit du mot
"abondement". Par acquis de conscience, je sors mon encyclopédie et
vérifie que l'écriture est correcte (on ne sait jamais...). Je relis encore une fois tout le texte, pour être bien certaine de n'avoir raté aucune faute d'orthographe (comme tout
le monde, il m'arrive de faire des fautes de frappe, mais je peux vous garantir qu'au bureau, je traque les coquilles comme un babouin cherche des poux) et je comprends : il a dû confondre
"abondement" et "abonnement"... Je jubile intérieurement (oui, j'ai le triomphe modeste).
La question qui se pose : que lui répondre ??? Un email assassin genre "tu me prends pour une débutante ou quoi ? Arrête d'insinuer que je fais de la merde" risque d'envenimer la situation...
Je suis restée très pro : "je vous confirme que le mot est correctement orthographié et que le texte est correct : il a d'ailleurs préalablement été validé par notre client".
Il m'a répondu : "vous avez raison. Autant pour moi comme dirait l'autre".
Je sens que ce n'est pas gagné...
Par mado
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Publié dans : Paris
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