J'ai donc ressorti mon bonnet de compétition, souvenir du froid
polaire de Cincinnati. Il faut imaginer le morceau : c'est une espèce de bonnet péruvien, en laine torsadée beige, qui descend bien sur les oreilles et se prolonge par deux petites tresses qui
tombent sur les épaules. Le must ? La doublure intérieure en laine polaire. Et, cerise sur le gâteau (c'est vraiment le cas), cette petite merveille est surmontée par un superbe pompon
tout rond qui trône fièrement sur le sommet de mon crâne. Il n'y a pas à dire : je suis ridicule. Mais j'ai bien chaud.
D'ailleurs, mon accoutrement ne passe pas inaperçu : sur mon passage, je
surprends les regards amusés et surpris des passants, qui me croisent en esquissant un sourire. Je ne fais pas attention et je me dis qu'au moins, je leur offre une micro seconde de rire...
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