Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 09:00
Après l'horrible vol dont j'ai été victime, pleine de colère à l'idée de me dire que quelqu'un qui vit à quelques mètres de moi profite de mon tout-nouveau-tout-beau blackberry, je me suis décidée à porter plainte (ce qui me permettra aussi peut-être de me faire envoyer un nouveau téléphone par mon opérateur, qui exige un dépôt de plainte pour éventuellement accéder à ma requête). Me voici donc devant la porte du commissariat de police de mon quartier, prête à pénétrer ce monde de violence. Que vais-je trouver derrière ces murs ? Des voleurs ? Des agresseurs ? Des victimes en larmes ??? Je pousse la porte avec un peu d'appréhension...

J'entre dans une petite pièce blanche : derrière le comptoir, une jeune femme me demande ce que je veux. Je lui explique les raisons de ma venue. Elle prend ma pièce d'identité et m'invite à m'assoir sur un banc en attendant qu'un policier recueille ma plainte. Je suis dans le coeur du système judiciaire français... C'est très calme...

45 minutes plus tard, j'ai eu le temps de lire toutes les brochures (refaire sa carte d'identité, obtenir la nationalité française, porter plainte en cas de viol... n'ont plus de secrets pour moi), de détailler les photos des personnes disparues, de trier mes vieux SMS... mais pas de trace de la moindre violence. Au bout d'une longue heure d'attente, l'adjudant Cruchot vient enfin "prendre la plainte de madame" (Pitié !!!! Mademoiselle !!!!).

Je m'assieds dans un petit bureau aux murs défraîchis : en face de moi, l'adjudant Cruchot me demande de lui raconter ce qui m'est arrivé. J'essaie d'expliquer, le plus clairement possible, pendant qu'il prend des notes sur un vieil ordinateur dont le clavier fait un bruit assez semblable à celui des machines à écrire qu'on peut voir dans les polars allemands qui passent sur France 2 l'après midi. Au bout d'une trentaine de minutes (il ne tape pas vite, le petit flic... Forcément, avec un seul doigt, c'est un peu laborieux...), l'imprimante finit par cracher deux belles feuilles relatant ma mésaventure.

Je récupère le précieux papier qui va me permettre de me faire envoyer un nouveau téléphone, quand Cruchot m'annonce qu'une enquête va très certainement être ouverte et que la première personne à être interrogée sera ma gardienne. "Mais tout mon immeuble va me haïr !!!" : c'est sorti tout seul. "Ah, mais c'est le risque... Vous aviez qu'à ne pas porter plainte".

Bon, j'ai quitté le commissariat un peu chamboulée mais j'aurais au moins acquis deux certitudes : je vis dans un quartier vraiment très sûr (les policiers de mon arrondissement doivent avoir le temps de jouer au sudoku !!!) et les prochains mois dans mon immeuble vont virer au cauchemar quand ma gardienne se fera interroger par la police... Je fais profil bas quand je la croise...
Par mado - Publié dans : Paris - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Commentaires

Oups, il va peut-être falloir que tu songes à lui verser de nouvelles étrennes !
Commentaire n°1 posté par François le 13/01/2009 à 20h11
Je sens que ça va me coûter cher cette histoire !!!
Réponse de mado le 13/01/2009 à 20h43

tu travailles dans le commercial, non? essaies de l'avoir de ton coté avec des "trucs de vendeurs", cela devait marcher, mais ne tarde pas, avant l'enquête de la police!!!!

Commentaire n°2 posté par diedouchka le 13/01/2009 à 22h37
Je ne suis pas dans le commercial, ça va etre chaud pour avoir leurs astuces... Le voleur est malin : il n'a laissé aucune piste (mais j'ouvre l'oeil...)
Réponse de mado le 15/01/2009 à 22h13
ma belle, je ne parlais pas du voleur, mais d'embobiner ta concièrge, mdr
Commentaire n°3 posté par diedouchka le 15/01/2009 à 22h35

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