Mercredi 19 août 2009
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De retour de Londres après une petite semaine de vie "à l'anglaise", je dois avouer que j'ai été très surprise par la différence entre la France et la Grande Bretagne dans la gestion de la
grippe A. Certes, en France, on en parle tous les jours, mais à Londres, sa présence est beaucoup plus palpable. Il faut dire qu'avec une estimation de 100 000 nouveaux cas par jour, la Grande
Bretagne est l'un des pays les plus touchés par la swine flue.
Dès mon arrivée à St Pancras, j'ai été frappée par toutes les affiches qui
fleurissaient dans le métro : partout, ces petites affichettes de prévention montrant un homme / une femme / un enfant qui éternue et qui pulvérise ses microbes un peu partout. On est tout de
suite dans l'ambiance. Pire, alors que j'étais tranquillement en train de retirer de l'argent à un distributeur, sur l'écran de la machine est apparu un message d'avertissement pour prévenir
l'apparition de la grippe.
Dans tous les Tesco, M&S et autres supermarchés, on trouve des gels
anti-bactériens à côté des caisses : j'avoue, j'ai fait des stocks... En même temps, qui ne virerait pas parano avec toute cette propagande ? Au bout de 4 jours, dès que quelqu'un éternuait ou se
mouchait à côté de moi dans le métro, je me lavais les mains. Il était temps que je rentre en France !
Le gouvernement fait tout pour enrayer l'épidémie : un numéro
spécial a été mis en place. Si vous sentez que vous êtes malade, un docteur vous fait un diagnostic par téléphone (personnellement, je doute de son efficacité, mais bon...) et vous
envoie ensuite chercher vos médicaments dans un service dédié à l'hôpital, où une infirmière masquée vous apporte ça du bout des doigts. Et vous restez chez vous en quarantaine, en attendant que
ça passe.
Non, je n'invente rien : les habitants de mon ancienne colocation ont été contaminés et ont dû subir cette quarantaine forcée (en même temps, c'est plus sympa d'être malade à plusieurs que
tout seul... Comme ça, on peut se relayer pour préparer la soupe).
Alors en attendant que la France se mette à l'hyper prévention, j'essaie de ne pas
trop y penser... Mais j'avoue que je surveille le moindre de mes éternuements, le moindre larmoiement, le plus petit mal de gorge et la plus simple courbature en attendant la fin du délai
d'incubation, dans cinq jours. La semaine va être longue...
Par mado
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Publié dans : Londres
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