S'il y a bien une chose à savoir dans le London Underground (le métro londonien, pour les INCULTES qui ne parlent pas anglais et qui feraient mieux de s'y mettre parce que
j'en ai un peu marre de tout traduire quand j'utilise un terme anglophone. Voilà, c'est dit), c'est qu'il y fait très chaud. Déjà en hiver, quand la température extérieure est de 2°C (ne
me demandez pas combien ça fait en degrés Fahrenheit, je n'en ai pas la moindre idée : déjà qu'il a fallu que j'aille sur Google pour l'orthographier correctement...), on étouffe dès
qu'on entre dans la rame, alors vous imaginez un peu ce que ça donne en plein mois d'août.
D'ailleurs, la société qui gère le métro est tout à fait consciente de ce problème
et met partout de belles petites affichettes conseillant de bien boire, de ne pas monter dans un wagon si l'on se sent mal, et SURTOUT de ne pas tirer le signal d'alarme quand quelqu'un
s'évanouit : bah oui, déjà qu'il y a tout le temps des problèmes, on ne va pas non plus en rajouter une couche pour trois abrutis qui tombent dans les vappes à la première petite canicule. Vous
noterez qu'on n'a pas ce genre d'affiche à Paris. D'un autre côté, si vous avez un malaise, personne ne lève le petit
doigt... Bref, assez de parlotte, venons en aux faits...
Par une tiède journée du mois d'août de l'an 2009 (en gros, il
y a quelques jours), je me dirige vers Baker Street Station pour prendre le métro et me rendre à Wembley -à deux stations de là- pour assister au concert de U2 (je sais, je suis une
grosse veinarde. Oui, vous pouvez être jaloux !!!). Le train qui arrive est bondé, mais j'arrive à me faufiler dans une rame. Visiblement, beaucoup de gens ont la même idée que moi
(88000 personnes qui vont au même endroit : j'aurais dû me douter qu'on serait un peu serrés dans le métro...)
Vingt minutes passent, et nous ne partons toujours pas... Finalement, le
contrôleur annonce le départ, tout le monde se tasse vers le fond du wagon et les portes se referment. Je me suis donc retrouvée projetée vers l'intérieur de la rame, coincée entre une brochette de pouffes et un groupe
d'anglais bourrés à la bière, le nez tout juste au niveau de l'aisselle poilue à l'odeur
âcre (un jour / un mot : âcre = irritant, piquant au goût et à
l'odorat) d'un britannique roux (si si, j'ai vu voir ça de près) qui se tenait à la
barre accrochée au plafond. Qu'est ce que je ne ferais pas pour assister à ce concert...
Je prends mon mal en patience et essaie de me concentrer sur ma respiration,
pour minimiser le nombre d'inspirations. Alors que je suis en apnée, j'entends d'un coup un sifflement strident qui me déchire les tympans : j'arrache mes écouteurs et me mets à crier de douleur
en me bouchant les oreilles. Alors que le petit groupe qui m'entoure est hilare (l'humour britannique, sans doute), l'une des bouffes de la brochette me tend son portable et me dit
(en anglais dans le texte) "oh ! tu as entendu ? Alors ça marche ! Tu as moins de 25 ans ?". Elle m'a ensuite expliqué que sa sonnerie de portable était en fait un ultra son que seuls
les jeunes pouvaient entendre. D'ailleurs elle en a remis une couche pour me remontrer, la connasse.Vous êtes 9 personne(s) en ligne
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