Quand ma copine Lucie m’a dit « Mado, pour ton anniversaire, réserve ton samedi, on part pour la journée », j’ai tout de suite su qu’on allait passer une super journée à Oxford
(oui, je sais : j’ai beau être blonde, je suis EXTREMEMENT intelligente… En même temps, ça faisait un bail que je parlais d’y aller et Lucie, elle ECOUTE et elle RETIENT quand on lui dit
des trucs…). Le lendemain du fabuleux concert de U2, nous nous levons donc aux aurores –ou presque- et, après un
démarrage un peu cafouilleux (ah, les transports en commun anglais…), nous débarquons dans cette jolie petite ville universitaire. Bon, pour le blabla historique et géographique, je vous
la fais courte : petite bourgade de 150 000 habitants, dont 30 000 étudiants vivant dans des colleges, située à 1 heure de train de Londres (22£ aller-retour depuis
Paddington Station). Voilà, vous connaissez l'essentiel.
On a de la chance : comme Lucie a fait ses études là-bas (et ça, croyez-moi, c’est la grande classe…), elle connaît très bien les lieux et a pu nous faire rentrer en douce
dans les différents collèges (il y en a 39, quand même, c'est pas rien). En fait, un peu partout dans la ville se cotoyent de grands bâtiments qui accueillent les élèves :
finalement, Oxford n'est qu'un grand campus. Faire ses études à Oxford, c'est une chose (et c'est déjà très bien), mais ensuite, tout dépend du College dans lequel vous étiez. Grosso
modo, il y a quelques petites choses à savoir sur Oxford, mais on comprend vite.
A
Oxford, le gazon est bien tondu. Avec de belles rayures bien parallèles. On aurait presque peur de marcher sur ces belles pelouses… D’ailleurs, c’est interdit.
A
Oxford, les étudiants qui résident dans leur collège vivent dans de toutes petites chambres qu’ils partagent les premières années, et qu’ils occupent seuls quand ils sont seniors. Ca, c’est
coooool. Et contrairement à ce qu'on voit dans les films, ils ne portent pas l'uniforme tous les jours : c'est juste pour les examens (n'oublions pas qu'ils sont quand même à l'université,
malgré le nom de Collège, très trompeur pour les Français, qui pensent automatiquement BEPC et acné juvénile !!!)
A Oxford, il y a un très vieux pub (The Turf Tavern), avec une chouette terrasse, dans lequel mes deux pochtronnes d’amies (hi hi hi) m’ont traînée et forcée (enfin,
pas tant que ça) à boire du Pimm’s (Recette expresse : préparation traditionnelle du Pimm’s : 1/4 de Pimm’s (alcool traditionnel du Sud de l’Angleterre, à base de gin), 3/4 de
limonade, des quartiers de citron, des fraises et du concombre). Servi bien frais, ça passe tout seul. Ce n’est pas moi qui vous dirai le contraire : après un verre, j’ai beaucoup ri
(pour tout, mais surtout pour rien) et j’ai trouvé qu’Oxford était une ville vraiment très amusante.
A
Oxford, il y a un grand parc, avec des gens qui font de la barque comme sur le canal de Venise, des canards qui viennent quémander de la nourriture et des anglais musclés qui font de l’aviron. Au
passage, l’aviron, c’est super compliqué : les rameurs sont dos à la trajectoire et doivent être calés à la seconde près les uns avec les autres, et ils sont dirigés par un meneur qui crie
en rythme dans son micro. J’ai adoré quand l’équipe des pas sportives s’est mangé un banc de canards…
Mais surtout, c’est à Oxford que s'est passé un événement cinématographique exceptionnel : c’est là qu’ont été tournées certaines scènes cultes d’Harry Potter (je vous laisse deux
minutes : je sors pousser un cri hystérique dans le couloir). Bien sûr, les aventures d’Harry (mon héros… j’te kiffe, j’te kiss, j’te love) se passent à Poudlard. Mais Poudlard
n’existe pas en vrai. Et c’est à Church College qu’on été filmées les scènes
dans les couloirs et la cour de Poudlard. J’ai failli verser une larme en arrivant dans la grande cour dans laquelle Harry prend sa première leçon de vol en balai. C’est aussi le Hall de ce
collège qui a inspiré la grande salle à manger de Poudlard (le public ne pouvait pas y accéder car il avait été loué pour un mariage, mais vous vous doutez bien que nous avons bravé
l'interdiction !!!)
Après toutes ces émotions, pas la peine de vous préciser que je me suis écroulée dans le train (enfin, j’ai essayé : j’étais assise à côté d’un soulot qui buvait son litron de rouge en faisant ce qu’il pouvait pour attirer mon attention. Non, je ne me vante pas : il était vraiment très moche)… Mais pas le temps de se reposer : à peine le temps de se changer que nous devions partir au théâtre… Revenez demain, parce que je vais vous conseiller un spectacle de la mort qui tue.
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