Vendredi soir, dîner avec mes anciens collègues de la boite de Big Boss le méchant. Comme ils
travaillent dans le domaine des spiritueux, ils connaissent beaucoup de restaurants très sympas et sont amis avec de nombreux restaurateurs : je les ai laissés choisir le restaurant. Nous nous
retrouvons donc dans un petit troquet au fin fond du 14ème arrondissement : oui, vous avez bien lu, j'ai traversé la Seine !!! Et c'était la deuxième fois de la semaine : je me lâche !!!
Arrivés au restaurant, nous nous installons. Je demande les cartes, mais mes chers
ex-collègues m'annoncent que ce soir, c'est "dîner à l'aveugle". Non, nous ne mangeons pas les yeux bandés : il s'agit tout simplement d'un menu concocté par le chef sans que nous sachions ce qui
se trouve dans nos assiettes à l'avance. C'est simple : je déteste ce concept.
Je n'aime pas les abats, l'andouillette, les plats trop gras ou sans légumes,
et je suis allergique à tout plein de trucs (si si : faites moi manger un kiwi et vous me verrez ressembler à un actrice porno aux lèvres siliconées - je parle de sa bouche, bien
évidemment). En plus, j'aime bien choisir mon plat en fonction du dessert. Mais bon, je n'ai rien dit, et j'ai attendu de savoir à quelle sauce
j'allais être mangée ce que j'allais manger...
dessert sont pareils, je tiendrai le coup (et le bouton de mon pantalon également).
C'est là qu'est arrivé le
drame le plat : du thon rouge... J'adore le poisson, mais il y en a un qui me donne juste envie de vomir, et c'est celui-là même qu'on m'a servi. Mais en jeune femme hypocrite bien élevée que je suis, je n'ai rien dit et j'ai mangé en silence (une bouchée, une gorgée d'eau pour faire glisser,
une bouchée, une gorgée d'eau pour faire glisser, une bouchée, une gorgée d'eau pour faire glisser...). Ouf, j'ai réussi à finir mon plat : place au dessert...
j'ai commencé à avoir peur : j'avais déjà l'impression d'avoir les "dents du fond qui baignent", comme on dit, et l'idée d'attaquer un nouveau plat était tout simplement
impossible. J'ai demandé ce qui arrivait ensuite : "le plat". Ok, j'ai prévenu que j'avais un appétit d'oiseau et qu'il me prévoit une petite portion. On m'a apporté non pas une, ni deux, ni
trois, mais quatre énormes tranches de cochon des Pyrénées avec de la purée. J'ai enfin compris ce que pouvait ressentir de Funès dans l'aile ou la cuisse quand on l'oblige à manger de la
choucroute...Vous êtes 8 personne(s) en ligne
Vous disiez ?