Ca y est, j'ai réussi à transporter mes deux tonnes de bagages jusqu'au fin fond de la Haute Loire (mais ça n'a pas été facile, je vous l'accorde). Tout a commencé par le 15 août : dans ma famille, c'est vraiment une très grande fête (un peu comme Noël : toutes les personnes qui portent le prénom de Marie reçoivent un cadeau, et comme tout le monde, hommes et femmes, le portent au moins dans un de leurs trois prénoms, c'est vraiment chouette... Bon, on a eu le traditionnel menu du 15 Août : melon / gigot + haricots verts + flageolets (à consommer avec modération) / Plateau de fromages de malade (oui, c'est quand même la région) et... tarte aux fruits de chez Chambouvet, la meilleure pâtisserie de la région, celle qui a marqué les esprits de plusieurs générations de jeunes et moins jeunes de la famille.
Bref, nous étions 16 à table (c'est parfait, car il est plus facile de couper une tarte en 8 qu'en 5 ou en 9 : on aime bien les comptes ronds dans la famille...). Après le café (pris dehors : c'était vraisemblalement le seul jour de beau temps de l'été, on en a profité...), nous sommes allés faire une petite promenade digestive, ma soeur, deux de mes tantes, mon oncle, deux cousin et moi : euh, quand je dis digestive, on a bien eu le temps de digéré !!! Je ne le savais pas, mais c'était plus qu'un simple tour du bois, puisque nous avons fait plus de 14 kilomètres !!!
Bon, pour ceux qui ne me croient pas quand je dis que je connais la campagne, voici la preuve en image : la Haute Loire, c'est très champêtre !!! Des vaches, des tracteurs, des mouches, des chemins de terre... Mmmmmm, le retour aux sources !!!!
Il nous est quand même arrivé un petit truc rigolo :
nous étions arrivés à mi-parcours quand un chien a commencé à nous suivre. Bon, pas de problème, ça arrive tout le temps ici. On continue à marcher : le chien nous a suivis jusqu'à la maison !!!! Ca fait quand même 7 kilomètres !!! Pas de collier, rien, et impossible de sen défaire !!! Quand on est rentrés, un gros orage a éclaté : le pauvre chien était couché sous la pluie, devant la porte de la maison, et nous regardait avec des yeux implorant (malheureusement pour lui, face à la pression maternelle, qui craignait pour la salubrité de son intérieur, nous n'avons pas pu faire entrer le pauvre petit...).
C'est pas tout ça, mais le temps passait et le loustic ne semblait pas pressé de partir : nous avons donc mené l'enquête (l'avantage des bleds comme ça, c'est que tout le monde connaît tout le monde, et en 4 coups de fil, nous avions retrouvé son heureux propriétaires : un petit pépé qui, visiblement, n'avait pas de voiture, vivait reclus au fond de nulle part et ne pouvait pas venir récupérer bêbête. Ok, on part avec mon père pour ramener toto : il n'était jamais monté dans une voiture (au moins, il aura vécu plein de choses formidable ce jour-là) et le trajet a été assez éprouvant pour ses nerfs je pense !!! Bref, nous voilà arrivés à Salcrupt : le chien saute de la voiture et file dans une maison dont le propriétaire sort et me dit que ce nest pas son chien (ok, ça commence bien) mais celui de son voisin. Ni une, ni deu, ni trois, ni rien du tout, je file à l'adresse indiquée : un vieux pépé comme on n'en voit qu'ici, vivant seul avec son chien (qui n'a même pas de nom... bizarre ces gens de la campagne) et qui aurait bien voulu qu'on vienne prendre l'appéro chez lui... L'idée d'entrer dans cette maison sans électricité, boire de la gnole frelâtée à l'arrière de l'écurie ne me réjouissait pas trop : j'ai décliné poliment (ça uaurait été avec plaisir mais nous sommes attendus pour dîner et blablabla pipeau pipeau...). Enfin voilà, grâce à nous, un chien a retrouvé sa famille... Que d'aventures !!!!
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