Ca va faire bientôt 5 mois que je vis a Londres, et je ne vous ai jamais parlé des pubs : mais où avais-je la tête ? En France, on a les bars PMU, avec leurs chaises en métal, leurs murs jaune pisse et leurs piliers de bars qui refont le monde (de manière plus ou moins cohérente selon la quantité d'alcool absorbée), une Gitane maïs sans filtre posée au coin des lèvres. En Grande Bretagne, il y a les pubs.
Le pub, ce n'est pas qu'un endroit : c'est un concept, une traduction concrète de l'English way of life...
Parce que la principale activité dans un pub, c'est de boire ! Et le choix n'est pas difficile : on boit de la bière, encore de la bière et toujours de la bière... Moi qui déteste ça, j'ai l'air stupide quand je vais au bar demander un
Plantons le décor (c'est par là qu'on commence en général) : le vrai pub est chaleureux, il y a des boiseries, de la moquette épaisse (souvent marron, comme ça on voit moins les taches !!!) ou du plancher (oui, on est loin du lino des PMU), on voit des gravures sur les murs... Tout est fait pour qu'on ait envie d'y passer des heures. Et ça marche. Le pub offre le boire et le manger à toute heure : on peut y prendre un carrot cake avec une tasse de thé à 5 o'clock, comme un fish'n ships le dimanche midi ou une quesadilla le soir... Toutefois, il faut savoir qu'ici, un dicton dit "eating is cheating" [manger c'est tricher], et les vrais anglais, les purs, les durs de durs, eux, se contentent de boire.

Coca Light Diet Coke, avec une rondelle de citron et une paille, alors que le mec à côté de moi en est au moins à sa quatrième pinte (prononcer pa-ï-nte) de mousse, ce qui expliquera d'ici peu ses fréquents allers-retours aux toilettes des hommes... La bière, c'est comme les asperges : ça a un effet diurétique.
Au pub, on n'est pas servi à table : il faut lever ses petites fesses de sa chaise, aller au bar, essayer désespérément d'accrocher le regard du serveur, commander, payer et apporter son verre à sa table. Une autre option s'offre toutefois à vous si vous pensez rester des heures et boire comme un trou (autant dire que j'utilise peu cette option) : pour éviter d'effectuer 200
paiements, vous pouvez laisser votre carte bancaire derrière le bar -un peu comme une caution- et la récupérer au moment de payer (attention à ne pas perdre le petit carton qu'on vous donne et qui est votre seule garantie de repartir avec votre carte bleue). Cette option est très avantageuse pour le pub : plus l'anglais est bourré, plus il a soif, et plus il lui sera facile de commander ("allez, tu me remets ça !!) sans se soucier de payer. Il rigolera moins le lendemain quand il tombera sur la note ("merde, j'aurais pu m'acheter un écran plat avec tout ce que j'ai dépensé en bières !!!)
Ah, petite chose à savoir : le pub ferme à minuit (et encore...). Pas la peine de se pointer pour prendre un dernier verre après un dîner tardif, tout le monde est rentré Parce que ce sont essentiellement les hommes qui vont au pub (même si les femmes ont ici une très bonne descente, je suis bien obligée de le reconnaître) : je me souviens d'une fois où je suis entrée dans un pub avec une amie, et j'ai eu cette désagréable impression que tout le monde nous regardait... Impression qui s'est révélée exacte lorsque j'ai réalisé que nous étions les deux seules personnes à n'avoir ni cravate ni pénis...
cuver sa bière dormir du sommeil du juste. Mais ce n'est pas un problème : on arrive au pub à partir de 17h30, à la sortie du boulot en fait, et on y reste jusqu' à la fermeture ou jusqu' à ce que Madame commence à s'impatienter à l'autre bout du fil (merci les portables, ça vous tue la vie pubée d'un homme).
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