Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /Fév /2007 20:47

Après la famine, le manque d'argent, les problèmes de banque, de logement, les travaux et le chauffage cassé, la septième plaie de Londres vient de s'abattre sur moi. Nous sommes envahis, encerclés, elles sont là, partout, autour de nous... Mais que qui parlé-je?????


                                                             LES SOURIS

Depuis ce week-end, les souris ont élu domicile dans notre appartement : autant dire que la cohabitation se passe assez mal... Il faut dire que la simple vue d'une souris entraîne chez moi un comportement assez étrange. A la vue d'une souris (houlà, rien que de prononcer ce mot, je sens mon estomac se nouer...), je commence par arrêter de bouger (trop peur de marcher dessus), puis, ne sachant que faire, je me mets à crier. Mais pas un petit cri de rien du tout, ce serait mal me connaître !!! Je crie à plein poumon, de la voix la plus stridente possible, en faisant bien vibrer ma luette au fond de ma gorge. Ce cri a en général pour effet de faire fuir le monstre en l'affolant : manque de pot, voir la bête courir dans tous les sens me fait encore plus peur et de la tétanie, je passe à l'hystérie. Je me mets alors à sauter dans tous les sens (toujours en criant, mon cerveau ne pouvant pas trouver le bouton Off) et à courir aussi nerveusement que la souris, dans le seul but de trouver un abri en hauteur. Je saute donc sur la première chaise / table / étagère / personne que je vois, et je reste, tremblante, jusqu'à ce que quelqu'un vienne me secourir.

Depuis qu'il y a des souris chez nous, je fais également de la prévention : depuis plus de 24 heures, je ne me déplace plus sans taper du pied par terre et je tape des mains en permanence. On dirait que je suis atteinte du syndrome de la Tourette (Quéquette, quéquette) et mes colocs (et leurs amis de passage pour quelques jours) n'en peuvent plus. Je suis devenue un boulet pour mes amis...

Mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre : j'étais là avant cette C@##@$$€ de souris, et il n'est pas question qu'elle me survive. Qu'on ne vienne pas me dire qu'une souris c'est mignon, c'est complètement faux (c'est porteur de maladie, c'est sale et ça mord. En plus, ça fait caca partout). Pour preuve, quelle mère digne de ce nom laisserait une souris dans le lit de son nouveau né ? Bref, je veux me débarrasser de cette vermine : c'est décidé, c'est ELLE OU MOI.

 

J'ai bien sûr décidé que ce serait moi, j'ai donc mis en oeuvre mon plan d'attaque. La quincaillerie étant fermée le dimanche, j'ai utilisé mon cerveau pour fabriquer un piège (n'ayant pas pu en acheter un vrai). Internet ne m'a pas été d'un grand secours (c'est fou, il n'y a pas trucs et astuces pour se débarrasser des souris [idée pour plus tard : se pencher sur la question] alors j'ai inventé un piège à souris. Le principe est exactement celui des pièges à guêpes : j'ai pris une bouteille de plastique, j'ai coupé l'embout que j'ai rentré dans la bouteille et j’ai bien scotché le tout. J'ai mis du fromage comme appât et scotché le piège au sol. La souris, "par l'odeur alléchée" comme dirait mon copain La Fontaine, rentrera par l'entonnoir, tombera dans le fond de la bouteille et ne pourra plus ressortir.

Il n'y a pas à dire, il y en a là dedans.

Par mado - Publié dans : Londres
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