Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 20:13

Vous avez déjà pris le train ? Vous avez déjà pris l'avion ? Mais avez vous déjà pris l'Eurostar ? C'est le fils naturel du train et de l'avion : le travion, en quelque sorte... On a tous les inconvénients de l'avion (contrôle de douanes et tout le tralala / quand il y a du vent, il ne démarre pas - expérience vécue, une fois, j'ai mis 8 heures pour faire un Londres-Paris qui en met 4 normalement) mais pas les avantages => ça reste un train, donc ça met du temps...).

 

Le week-end dernier, j'ai donc pris le travion pour rentrer à Paris. Le voyage a été mémorable (comme à chaque fois que je me déplace, en fait !!! Je ne devrais plus être surprise quand il m'arrive des trucs ridicules, puisque c'est toujours le cas...)
Samedi matin, j'avais réservé mon taxi à 4h30 (du matin, aïe !!!!). Manque de pot, il a eu la bonne idée d'arriver non pas en retard, mais avec presque 20 minutes d'avance. J'étais encore en pyjama, et il n'arrêtait pas de me téléphoner et de m'envoyer des textos ("votre taxi est arrivé. Il vous attend devant la porte"). Ca va, j'ai compris, je fais ce que je peux. Je finis par sortir, à moitie habillée (donc l’autre moitié pas), et je saute dans le taxi direction Waterloo ("morne plaine", comme dirait l'autre). Petite vérification rapide dans le taxi : c'est bon, j'ai mon passeport, mon argent, mes portables, mes clefs, mon sac (bourré à craquer : je ne sais toujours pas comment j'ai réussi à le fermer). Le week-end s'annonce bien.

 

Arrivée a la gare : tout se passe normalement. Je fais la queue, passe mon billet dans la machine, fais la queue, passe sous la machine (le détecteur de métaux : si ça sonne, hop, on fouille au corps !!!). Ca ne sonne pas, je suis contente. Je veux récupérer mon sac (qui a subi sa radio des poumons lui aussi...) : pas de sac. J'angoisse un peu, non pas que j'ai des choses précieuses dedans, mais j'ai quand même ma paire de bottes préférées du moment. Ah, je l'aperçois... avec une dame... sur le côté... là où il y a les fouilleurs. Grosse frayeur : je m'avance, tremblante, et je demande s'il y a un problème avec mon sac [c'est ma phrase préférée en anglais, "Is there a problem with my bag", je la dst toujours quand je prends l'avion...]. Et la, on me répond : "vérification de routine, ouvrez votre sac". F#@K.

 

Je défais donc la fermeture du sac [elle ne peut pas le faire elle-même cette flemmarde ? Non, bien sûr, car en le faisant, je lui donne l'autorisation de violer mon intimité...] et j'essaie de faire une petite blague, histoire de détendre l'atmosphère de me détendre "alors tous le monde va voir mes sous-vêtements ? Hihihi [rire nerveux]". Je ne croyais pas si bien dire. Non seulement, elle a tout sorti du sac, mais en plus, elle a déplié mes vêtements, a retourné les coutures, a sorti chaque tube de maquillage de ma trousse de toilette (je crois que c'est ce qui a pris le plus de temps)

 

Elle a déplié chacun de mes strings [je me suis même demandée si elle n'était pas en train de vérifier s'ils étaient propres. Je vous rassure, ils l’étaient] et a scanné les talons de mes bottes...

 

Je voyais mes affaires s'étaler devant moi [et devant tout le monde accessoirement] et j'avais envie de disparaître dans un trou de souris [en parlant de ça : j'ai gagné la guerre contre les souris. Enfin, on m’a un peu aidée : les dératiseurs sont venus]

 

La dame a fini par refaire mes bagages (on peut dire ce qu'on veut, elle a tout bien plié. Il faut dire aussi qu'elle a mis le temps...) et ma rendu mon sac. Je me demanderai toujours pourquoi je l'ai remerciée si chaleureusement : elle a quand même violé mon petit Longchamp... Je ne sais pas si je vais réussir à m'en remettre...

 

Par mado - Publié dans : Londres
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