Mardi 9 octobre 2007 2 09 /10 /2007 22:19

Prendre soin de sa peau, c’est très important, surtout quand on approche de l’âge redouté où les rides apparaissent. J’ai bien compris tout ça : c’est la raison pour laquelle je dispose, dans ma salle de bain, de tout un attirail destiné à repousser au plus tard les effets du vieillissement prématuré. J’ai, parmi tous mes produits miracles, un masque à l’argile rose qui est une véritable petite merveille pour la peau : 10 minutes de pose, et vous voilà avec le visage aussi hydratée et tendue que le cul d’un nourrisson fraîchement pondu !!!

Ce matin donc, en me regardant dans le miroir, je me trouve un peu fripée : comme l'idée de ressembler à un vieu pruneau desséché ne me tente pas encore, je dégaine mon masque à l’argile plus vite que mon ombre. Hop là, je m’étale tout ça sur la figure, et je commence à vaquer à mes occupations en laissant cette petite merveille faire effet. Je commence par checker mes mails, je lis un peu lefigaro.fr… Tiens, mais il est l’heure de déjeuner et je n’ai plus de pâtes pour aller avec mon pesto [petit clin d’œil à Lucie, qui m’avait expressément demandé hier de caser mes pâtes au pesto sur mon blog]. Aucun problème, je saute dans une paire de chaussures (plus pratiques pour sortir que mes chaussons en peluche roses, pas sexy mais tellement confortables…), j’attrape mon sac au passage et me voici dehors. Houlà, il pleut des cordes : au moins, je vais pouvoir utiliser mon petit parapluie fushia à fleurs : si on peut mettre un peu de joie et de gaieté dans ce monde triste et gris, pourquoi se priver. Je traverse la rue et me retrouve presque au niveau du supermarché quand je remarque un homme qui me regarde bizarrement. Je lui jette un regard noir qui veut dire « pervers, regarde où tu marches au lieu de me dévisager comme si tu n’avais jamais vu une femme avec un parapluie rose de toute ta vie ». Deux jeunes femmes, visiblement collègues et en pause déjeuner, me regardent elles aussi en riant et se retournent même sur mon passage. J’ai un truc sur le nez ou quoi ? Je passe la main sur mon visage… et me rends compte avec horreur que je suis sortie dans enlever mon masque, celui à l’argile rose, celui qui me fait la figure fushia, de la même couleur que mon parapluie. Demi tour, pilote automatique, retour maison. Tant pis pour les pâtes.

 

Heureusement, personne ne m’a reconnue : j’étais masquée, héhéhé…

Par mado - Publié dans : Londres
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