Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 08:05

index-copie-69.jpg Les femmes sont toutes les mêmes. On a toutes un jean fétiche : celui qui nous fait de belles fesses même quand on a pris du poids, celui qui ne nous scie pas le ventre quand on se fait un gros gueuleton à base de joue de cochon et de mi-cuit au chocolat (oui, j'ai des souvenirs culinaires très précis...), celui qu'on peut porter aussi bien avec des baskets à la campagne qu'avec des escarpins vertigineux lors d'une soirée parisienne chic. LE jean parfait, quoi !

 

index-copie-70.jpg Et bien mon jean fétiche va mal : à force d'être porté tout le temps, il commence à fatiguer un peu. Je sens bien qu'il arrive au bout de sa vie de jean et qu'il est grand temps de lui trouver un remplaçant, faute de quoi je risque de me trouver fort dépourvue quand sa mort sera venue. Je suis donc partie faire un peu de shopping.

 

index-copie-71.jpg Je déambule dans les boutiques, sans trouver ce que je cherche : je le veux brut mais pas trop, taille basse mais pas trop, slim mais pas trop. Le jean parfait, c'est un peu aussi difficile à trouver que l'homme idéal : quand on en trouve un, on ne le laisse surtout pas filer en se disant qu'on repassera plus tard. C'est now or never.

 

index-copie-72.jpg Et je le trouve : il correspond exactement à ce que je cherche ! Ni une ni deux, j'attrape le jean et file en direction des cabines d'essayage. Je prends soin de bien fermer le rideau : je déteste ces cabines mal isolées, dans lesquelles on ne peut pas se déshabiller sans être vu de tous. Oui, je suis pudique : so what ?

 

index-copie-73.jpg J'enlève mes chaussures, mon pantalon, et me retrouve rapidement en petite (mais alors vraiment TRES petite) culotte. J'attrape le jean : j'enfile une jambe, puis l'autre et entreprends de monter le pantalon sur mes cuisses. Et là, c'est le drame, ça bloque. Et merde. J'essaie de regarder l'étiquette pour vérifier la taille : je ne peux pas avoir pris une taille de pantalon, quand même (il n'est pas question que j'achète un vêtement dans cette taille, c'est psychologique) ! Je m'agite, je gigote : impossible d'apercevoir cette foutue étiquette...

 

index-copie-74.jpg Mais voilà qu'à force de me démener, le jean toujours coincé à mi-cuisse, j'ai senti que je perdais l'équilibre. D'un coup. Sans que je puisse rien faire. J'ai bien sûr essayé de me rattraper tant bien que mal, mais la seule chose sur laquelle j'ai eu le réflexe de m'appuyer, c'était le rideau. Quelle bonne idée ! Avant même d'avoir pu réaliser l'horreur de la situation, j'étais allongée par terre, dans le couloir, aux pieds des clientes et vendeuses médusées, les fesses à l'air et le jean coincé aux genoux. J'ai bien sûr eu le temps de hurler un "ohhhhh putainnnnn" avant de m'écraser lourdement au sol. C'est fou comme on peut se sentir seule parfois, surtout quand il y a beaucoup de monde autour...

 

index-copie-75.jpg Je ne sais plus trop comment j'ai fait, mais j'ai fini par réussir à ramper dans la cabine et à refermer le foutu rideau derrière moi, ce qui a protégé mon intimité mais ne m'a pas vraiment isolée des rires qui fusaient à l'extérieur. Je me suis rhabillée en un temps record, suis sortie de la cabine morte de honte (et un peu de rire quand même...) et ai quitté le magasin le plus rapidement possible, non sans avoir vérifié la taille du pantalon : j'avais bien pris la taille en dessous de la mienne. Je me sens soulagée, quand même...


 

Par Mado - Publié dans : Paris - Communauté : Sois belle et sois toi !
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