Jeudi 25 février 2010
4
25
/02
/Fév
/2010
08:05
Si je suis allée à Venise pour le Carnaval, ce n'est pas uniquement pour découvrir la ville et son ambiance festive, mais pour me rendre à la
Cavalchina, organisée par le Comité Français pour la Sauvegarde de Venise. La Cavalchina est le plus grand bal du Carnaval de Venise : il a lieu chaque
année, le dernier samedi avant mardi gras, au théâtre de la Fenice (ce superbe théâtre qui avait brûlé en 1996 et a depuis retrouvé toute sa splendeur et sa majesté d'antan). L'espace de
quelques heures, la Fenice n'est plus un opéra mais la scène d'un superbe bal masqué hors du temps.
Après une petite coupe de Champagne dans un
Palais vénitien (ne me demandez pas lequel, je ne sais plus, mais le lieu était magique...), notre petite troupe d'une centaine de jeunes Français fringants et costumés s'est dirigée
vers la Fenice : montée des marches, tapis rouge, flashes des photographes et des touristes... Un véritable accueil de stars. Et dès l'arrivée, on vous remet un sac avec des produits Chanel. Le
star system me plaît de plus en plus.
Dans le hall, sous les immenses lustres en cristal, des
centaines d'invités déguisés : des belles et des bêtes (le thème de la soirée), des marquises, des crinolines, des masques, des plumes, des paillettes, des étoffes riches, des froufrous,
du doré, du clinquant, du brillant, du strassé... On boit un verre en picorant des petites bouchées offertes par des serveurs. So chic.
Quelques personnalités se détachent : les photographes
les mitraillent, ici et là, une caméra, une interview... Drôle d'effet que d'être entourée de personnes connues que l'on ne connait pas. Je me faufile difficilement entre les invités : il faut
dire que se déplacer avec une robe à crinoline n'est pas un exercice facile (et vu le montant du chèque de caution que j'ai laissé au loueur, je n'ai pas très envie d'abîmer ma robe). Et
je ne parle même pas de mon corset qui commence à me scier le dos et m'empêche de respirer (et accessoirement, de manger, ce qui a été très frustrant au moment du superbe dîner, qui a été
pour moi un véritable supplice de Tantale). Je monte les escalier et entre dans la grande salle du théâtre...
Moment magique : une salle immense, aux peintures et
dorures superbes... Sur scène, des violonistes jouent les canons de Pachelbel. Je ne sais plus où donner de la tête face à tant de merveilles. C'en est trop pour mes yeux ! Chacun s'installe
comme il peut, et le spectacle commence : acrobates, dresseur de chevaux, musiciens, chanteuses (qui s'avèreront être des chanteurs,
en y regardant de plus près...), humoriste déguisé avec des vêtements de papier (ma main à couper qu'on le verra chez Patrick Sébastien avant la fin de l'année), remise de prix,
Grace Jones qui fait son show (dont le moment culminant a été celui où son sein gauche a décidé de pointer le bout de son nez et aller voir dehors ce qui se passait).
Fin du spectacle, début du bal. Pas facile de danser
avec autant de tissu et de volume. Mais je l'ai fait.
Et puis la fatigue est remontée (après la nuit sans sommeil dans le train et toutes les visites de la journée) : un petit quart d'heure de marche dans les rues désertes de Venise. Un
moment à part. Juste le calme après le tourbillon de la journée. C'est terminé. Et quand j'y repense, je me demande si je n'ai pas un peu rêvé...
Par Mado
-
Publié dans : Voyages
-
1
Vous disiez ?