La Poste et moi, on est un peu fâchées toutes les deux. Il faut dire qu'elle n'a pas été tendre avec moi ces derniers temps et qu'elle m'en a fait voir de toutes les couleurs. Il y a encore une quinzaine de jours, j'ai encore râlé contre elle : je gérais un
mailing à destination d'institutions financières (le truc sérieux, quoi). Pas de souci, je crée les plaquettes, les fais imprimer, tout est mis sous pli, il n'y a plus qu'à les poster.
"Il n'y a plus qu'à" : vraiment ? J'avais besoin de 172 timbres à 90 centimes : je m'adresse au guichet, où une postière (au demeurant tout à fait charmante et disponible), me sort 172
timbres en forme de coeur.
Euh, comment te dire, madame la postière, je me vois mal envoyer un
courrier professionnel pas vraimet fun avec un coeur dessus (je rappelle que cette même employée de la Poste m'avait déjà fait le coup avec la collection de Tiny Toons, il y a quelques
mois...). Heureusement, j'avais la possibilité d'utiliser les machines et d'imprimer moi-même 172 étiquettes à 0,9 euros. Je vous laisse imaginer le temps que j'ai passé devant la machine,
sous les regards énervés des clients qui s'accumulaient derrière moi. Ca m'a un peu énervée, tout ça...
Alors quand on m'a contactée pour lancer un défi à la Poste, j'ai dit
"banco". Ma mission ? Recevoir un avis de passage du facteur, aller à la Poste récupérer mon recommandé et vous raconter tout ça. Bon je crois que c'est dans mes cordes. Je signe tout de suite, à
la condition de pouvoir raconter "la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
Samedi donc, je me lève difficilement et me rends au bureau de Poste le
plus proche (qui est, fort heureusement, juste en face de chez moi...). Pour corser un peu l'exercice (bah oui, sinon, c'est pas rigolo !), j'arrive à l'heure de pointe et
j'emmène Choupette pour sa promenade matinale. Je sors mon chrono (oui, je suis une journaliste de terrain professionnelle...) : plus que quelques secondes avant midi et... c'est parti
!!!
Bon, je profite de mon passage pour envoyer une lettre : je demande à la
postière si je peux affranchir cette lettre qui pèse lourd. Elle me regarde, un peu désespérée : "désolée, notre système informatique ne marche pas aujourd'hui, mais vous pouvez utiliser les
machines". Ok... Je n'ai pas de chance. Mais je ne m'étonne pas : tous les ordinateurs tombent en panne quand j'entre dans une pièce, j'ai l'habitude...
Je me dirige vers la machine, pèse ma lettre et m'apprête à introduire ma carte
quand un message s'affiche "paiment par carte indisponible". Bon... Je retourne voir la guichetière, qui me conseille d'aller retirer du cash au distributeur à l'extérieur, puis d'utiliser
l'automate qui fait de la monnaie, afin de pouvoir payer avec une pièce... Ca y est, suis de mauvaise humeur.Vous êtes 4 personne(s) en ligne
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