Depuis quelques temps, je suis devenue sportive. Rassurez-vous, je ne ressemble pas encore à une bodybuildeuse qui exhibe son corps orange et huilé dans un mini maillot fluo (et
croyez-moi, ce n’est pas près de m’arriver). Je prends juste soin de moi. Et accessoirement, je me défoule, car en ce moment, j’ai un trop plein de choses à penser qui m’énervent et ont
besoin de sortir. Bref.
Quand on fait du sport, et particulièrement des activités où l’on saute beaucoup, il faut avoir l’équipement adéquat. Et notamment un bon soutien-gorge. Je ne vais pas vous faire
à nouveau un cours de physique : vous connaissez tous l’horrible principe de la gravité (p = m x g), qui veut que plus le temps passe, plus« g » (la gravité)
a un impact violent sur votre poitrine, qui a une fâcheuse tendance à aller voir ce qui se passe plus bas, au lieu de rester sagement à sa place.
Tout ça pour dire qu’hier, je suis allée chez Décathlon me racheter un soutien-gorge de sport. Mais pas n’importe quoi : un modèle de compétition, avec dos de nageur, tissu
anti-transpirant, sangles de réglage dans tous les sens. A côté de mon soutif, le bondage c’est de la gnognotte.
J’ai profité de l’occasion pour faire un petit tour dans les rayons : j’aime bien découvrir les différents sports (j’essaie les steppers, je regarde les rollers - mes roues
sont décédées et il faut que je les change - je fais un peu de hula hoop. En gros, je m’éclate toute seule). Alors que je suis au rayon « boxe et sports de combat », en plein
examen d’un punching ball d’appartement (je ne suis pas sûre que mes propriétaires acceptent que je fasse un trou dans le plafond pour m’installer le kit de la parfaite boxeuse, mais l’idée
me plait bien...), deux flics en uniformes s’approchent de moi.
Si si, c’était bien des flics, comme le prouvait le gros « POLICE » écrit sur leur veste. Je suis blonde, mais quand même. « Alors, on protège ses seins pour faire de la
boxe ? hé hé hé [rire gras] ». Je ne vais pas nier : je tiens dans la main le plus anti-glamour des sous-vêtements. En plus, il est noir et fuschia, donc difficile de le
cacher.
« Et vous, vous venez vous acheter une coquille ? ». C’est sorti tout seul de ma
bouche.
Heureusement, mes deux petits poulets avaient le sens de l’humour et sont partis dans un grand fou rire, qui s’est terminé en une démonstration de boxe / catch / judo / je sais pas trop
quoi, à laquelle j’ai bien évidemment participé.
Je leur ai mis une de ces raclées !!! (ok, là, je fabule...)
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