Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 20:15

images-copie-95.jpg Comme toutes les beaucoup de filles, je déteste faire pipi dans les lieux publics. Souvent, je me dis que rien que pour ça, j'aurais aimé être un garçon. Parce que l'atroce envie de faire pipi, quand on est perdue au milieu de nulle part, et qu'il n'y a pas l'ombre d'un café avec des latrines à l'horizon, c'est une situation que je ne souhaite à personne. Et non, je ne fais pas pipi entre les voitures. 

 

index-copie-21.jpg Il faut dire que dès l'enfance, les filles sont confrontées à la difficile obligation de devoir poser leur auguste fessier sur des sièges WC qui voient des centaines, voire des milliers, voire des millions de culs à longueur d'année. Pas très ragoûtant. Et pourtant... Je ne compte plus les histoires que j'ai lues ou entendues de petites filles qui refusent de faire pipi à l'école, des journées entières, parce que les toilettes sont sales ou que les garçons regardent sous la porte. Moi-même, en primaire, j'ai fait la triste expérience des horribles toilettes communes, sans siège, dont la porte battante ne fermait pas et qui étaient situées au fond de la cour sans chauffage. Inutile de préciser que je n'ai pas souvent fait pipi là-bas pendant mon année de CP (après, les choses se sont arrangées, puisque le conseil d'école a voté et financé les travaux d'aménagement des WC... Le verrou sur la porte est sans doute resté ce qui m'a le plus émerveillée. Enfin un peu de tranquillité).

 

images-copie-96.jpg Mais je garde de cette période un profond dégoût pour les toilettes publiques (non non, je ne suis pas en train de faire mon auto-psychanalyse, rassurez-vous). Manque de chance, j'ai une vessie de lapin nain : à peine ai-je bu une demie goutte d'eau que me voilà prise d'une envie pressante, alors inutile de préciser que je passe mon temps à "prendre mes précautions". Avant de partir en voyage, je "prends mes précautions". Avant un rendez-vous client qui risque de durer un peu, je "prends mes précautions". Avant de me coucher, je "prends mes précautions". Avant de prendre le métro en rentrant d'un pot entre copines, je "prends mes précautions". Bref, vous avez compris.

 

images-copie-97.jpg Mais le hic, c'est que les toilettes publiques, c'est rarement très propre. Sauf celles des grands hôtels parisiens ou des restaurants bien chics, mais j'avoue qu'en ce moment, mes finances ne me permettent pas (encore) de mener la grande vie. Donc les toilettes lambda, c'est vraiment immonde. A se demander comment font les autres femmes pour faire leur petite affaire. Que les toilettes des hommes soient inondées, je peux comprendre (certains éprouvent de vraie difficultés à viser. A tel point que Total, il y a quelques années, avait collé des autocollants de mouches au fond des urinoirs : ils se sont rendu compte que les hommes visaient mieux et les frais de nettoyage ont été considérablement réduits...). Mais que celles des femmes le soient aussi, j'ai du mal à piger...

 

index-copie-22.jpg Donc, quand il faut répondre à un besoin pressant, on n'a pas trop le choix. Au cours d'un grand débat avec mes copines, nous avons commencé à évoquer nos techniques pour faire pipi dans les toilettes publiques. La technique qui remporte presque tous les suffrages : se tenir en équilibre sur ses cuisses, au dessus de la cuvette mais sans jamais la toucher. Une technique que j'ai moi même longtemps utilisée, jusqu'à ce que je lise l'article très intéressant d'un médecin qui expliquait que de nombreuses femmes finissent par avoir des infections urinaires et des cystites à force de ne pas "bien" faire pipi. Il a donc fallu trouver des solutions alternatives...

 

images-copie-98.jpg Il y a bien la technique du "petit tapis de PQ", qui consiste à recouvrir le siège de feuilles de papier toilette. Inutile de préciser que c'est très long. Et très mauvais pour la planète. Et impossible quand il ne reste plus de papier (heureusement, j'ai toujours un paquet de mouchoirs sur moi...). Autre technique : faire le boulot de la femme de ménage et nettoyer soi-même la cuvette avant de l'utiliser (vive le gel hydro-alcoolique). Mais parfois, l'état des WC est tel que rien n'est possible. Vrai de vrai : je me souviens du retour du mariage de mon cousin. Des heures de voiture, sous une pluie diluvienne qui me rappelait sans cesse que la situation était urgente, un café perdu au milieu de l'Ardèche, la délivrance à quelques mètres de moi... et la grosse déception en découvrant d'immondes toilettes à la turque. Je n'ai pas pu.

 

Vraiment, je voudrais être un garçon*.

 

* et non, il n'est pas question d'utiliser la coupe urinaire pour femme.

Laisser un commentaire - Lire les 5 commentaires
Retour à l'accueil

Sur place

Vous êtes 4   personne(s) en ligne

Vous disiez ?

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés