Lundi 7 décembre 2009
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Quand mes amis vont mal, je suis toujours là. Du moins, j'essaie. Mon téléphone, c'est comme "Détresse - Amitié" : 24h/24, 7j/7. C'est comme ça, ça fait partie du contrat. Donc
vendredi soir, alors que je me réjouissais à l'avance d'une très rare soirée à la maison (j'avais prévu la totale : thé bien chaud, masque à l'argile, bain moussant, série télé et manucure /
pédicure), quand j'ai reçu un sms de SuperAmi me disant que ça n'allait pas, je lui ai proposé de passer à la maison, bien sûr. Quand il m'a répondu qu'il voulait s'étourdir l'esprit et
sortir, j'ai jeté un coup d'oeil rapide à mon bain bien chaud qui me tendait les bras, et j'ai dit "j'arrive". Oui, je sais hiérarchiser mes priorités.
En 45 minutes pétantes, je suis passée de l'état de pauvre
loque délabrée (jogging en éponge et strass - oui, je sais, j'ai parfois un côté ringard Paris Hilton cheap - masque sur le visage avec
rondelles de concombre s'il vous plait, les pieds en éventail avec l'écarteur entre les orteils pour les vernir en rouge sans en foutre partout... Bon, c'est officiel : après cette description,
aucun de mes lecteurs mâle ne m'écrira plus jamais...) à celui de grosse bombasse (avec la totale : smoky eyes, brushing et manucure. Oui, j'ai même fait péter les bottes avec 10cm de
talon ET la little black dress). Et à minuit
tapante, trois
quarts d'heure seulement après le fameux coup de fil (je me permets de soulever le caractère exceptionnel de l'exploit : qui peut prétendre se transformer de la sorte en un temps aussi court
que ça !? Je précise que le trajet, compté dans les 45 minutes, a duré 30 minutes : je suis une warrior de la salle de bain !), je me retrouve devant la gare Montparnasse (rive Gauche,
holy shit, qu'est ce qu'il me fait faire ?), sous la pluie, prête à soutenir SuperAmi face à l'adversité. J'aurais mieux fait de rester dans mon bain.
- "Bon, c'est quoi cette soirée ?"
- "Une soirée nantaise, soirée privée"
Aïe, je crains le pire. Surtout quand on arrivons devant la boîte. Le Redlight*. La dernière fois que j'y ai mis les pieds, il y a 10 ans, ça s'appelait ''l'Enfer". L'ancien nom lui allait beaucoup mieux...
Devant nous, deux queues : l'une pour le Brasil Tropical (ambiance soirée antillaise : micro jupe de pute femme ouverte à tout, faux ongles
trèèès longs, gourmettes, vestes en faux cuir...) et l'autre pour le Redlight (ambiance Barbour, coupe faf et re-de-de en folie) : le contraste entre les deux soirées était
saisissant. Et assez drôle, je dois bien l'admettre.
Nous nous dirigeons vers la queue : nous apprenons que seulement 620
personnes sont entrées sur les 800 prévues, et qu'il ne sera possible d'entrer que lorsque toutes les "préventes" seront là. Ca, c'est la théorie : on a grillé toute la queue et on est entrés
avant les autres. Il ne faut pas déconner non plus. J'aime bien me sentir jeune, mais de là à retourner à l'époque de mes 18 ans où je faisais la queue pour entrer en boite, il ne faut pas
pousser.
Nous voici dans le Redlight, ambiance soirée nantaise : musique des années
80-90 (je crois même que de toute ma vie, je n'avais JAMAIS entendu "Partenaire particulier" dans une boîte), danseurs de rocks endiablés dans tous les coins (toujours faire
attention quand on se déplace à proximité d'un couple de "rockeurs" : à chaque seconde on risque le coup de poing accidentel...), partout des Pierre Amélien de Truc Machin Chose (avec le
look qui va avec : pantalon beige, chemise en coton avec le bouton du haut
ouvert, pull col V) et des Marie-Céline de Choubidou Bidou Oua (jupe sous les genoux, robe Tara Jarmon en soie sauvage avec la grosse ceinture en tissu, talons de 4 cm - les plus
moches confortables pour danser - cols carrés, zéro décolleté, et des colliers de perles dans tous les coins. Si au moins c'était de vraies
perles...).
Quelle drôle d'impression que celle de faire un flash back dans le temps,
ambiance "rescapés des rallyes" (et je ne parle pas de sport automobile). Dix ans plus tard, et rien n'a changé... Il y a toujours le mec complètement torché retenu par ses potes au
moins aussi bourrés que lui, le drame entre Marie-Armelle et Aude-Cécile car cette dernière a parlé à Louis-Adrien, le militaire qui a sorti son bel uniforme pour l'occasion (laquelle
???) mais qui ne lui fait pas honneur en commençant une bagarre avec un pauvre gars qui n'a rien demandé ("je vais te niquer, je vais te buter...". Heureusement que son pote militaire va
l'attraper fermement et le sortir pour qu'il aille débourrer prendre l'air dehors).
Donc, après quelques heures délicieuses à se moquer d'eux étudier tout ce petit monde, nous décidons finalement de partir. Parce que bon... Et puis on ne peut pas trop parler, à cause du bruit de la musique. Alors on a fini dans un bar de nuit, du genre de ceux qui restent ouverts à toute heure près des gares, pour les gens de passage.
Parce qu'on est jamais un habitué d'un bar qui s'appelle "le Barroudeur". Et on a parlé, devant un verre de vin chaud et une assiette de pâté. L'amitié, quoi.
Après, j'ai failli mourir en taxi. Mais je vous raconterai ça une autre fois ! Freaky Friday !
* Attention si vous cliquez sur le lien, le son techno est très fort. Oups, j'aurais dû prévenir avant... Pas de chance : pour la prochaine fois, vous saurez qu'il faut TOUJOURS couper le son
de son ordinateur de bureau. Le B-A-BA, j'vous dis...
Par Mado
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Publié dans : Paris
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