Lundi 8 février 2010
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J'ai la culture générale d'une moule. Non, je n'exagère même pas. Je n'ai pas lu Guerre et Paix, Balzac m'endort, je ne suis jamais allée à la
Comédie Française, je ne connais pas la date de naissance de François 1er, la chronologie des rois de France me passe par dessus la tête, je n'ai pas vu Star Wars, ni même Casablanca ou un James
Bond, je ne sais pas exactement où est l'Ouzbékistan et je suis bien incapable de faire la différence entre un Bourgogne et un Bordeaux.
Je sais, je casse le mythe...
Et pourtant, j'aimerais tellement faire
partie de ces femmes qui peuvent parler d'un air inspiré des peintres impressionnistes pendant des heures ou analyser toutes les subtilités de l'oeuvre de Bukowski. De celles qui reconnaissent à
la première note cet opéra oublié de Haendel ou qui connaissent parfaitement la situation politique du Cambodge. De celles qui savent tout sur tout, qui n'hésitent pas à donner leur avis sur tel
ou tel sujet sans avoir peur de sortir une connerie qui les décrédibilisera pour toujours auprès de leur interlocuteur. De celles dont on dit d'un air admiratif, après avoir passé une soirée en
leur compagnie, "qu'est ce qu'elle est intelligente".
Mais le plus difficile pour moi reste
encore de cacher mon inculture générale : je m'abstiens de parler des sujets que je ne maîtrise pas, et je n'ai pas la prétention de m'exprimer sur l'art, la musique, la littérature, le cinéma,
la mode, la géographie, l'Histoire, les sciences, la philosophie, la gastronomie, l'économie, la politique, la sociologie ou la religion. Je sais, il ne me reste plus que la télé-réalité, quand
on y pense. Mais parfois, mon manque de "culture G" me revient en pleine figure malgré toutes ces précautions : au Trivial Pursuit, par exemple, je fuis en systématiquement les question
d'Histoire ou de littérature, au profit des question sur les médias, plus faciles pour la pauvre inculte que je suis.
Mais ce n'est pas faute de faire des efforts : je lis beaucoup de livres, je passe de longues heures à faire des recherches
sur Internet sur des sujets divers (le
co-branding, le camel toe, la crise des subprimes...), Wikipédia est probablement mon site Internet préféré, je regarde des documentaires sur la reproduction des veuves noires et l'histoire
de la pomme de terre à travers les siècles, je vais au musée, j'écoute France Info, je lis la presse, et je suis très curieuse de plein de choses. Malheureusement, pas les bonnes, visiblement :
c'est mon paradoxe : je connais l'origine de la rue du Petit Musc à Paris (qui était à l'époque appelée "rue de la pute qui muse" : pas besoin de vous en dire plus...) mais je n'ai
jamais foutu les pieds dans la Basilique Saint Denis.
Honte sur moi. Je vais devoir prendre des mesures radicales pour gagner un peu en crédibilité...
En 2010, je deviendrai CULTIVEE, c'est décidé !
Par Mado
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Publié dans : Paris
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