D’un jour sur l’autre, vous ne changez ni de visage ni de corps et, en 24 heures, il semble difficile d’imaginer qu’on puisse être totalement différent. Et pourtant… Il y a
les jours Avec (avec quoi, me demanderez vous ? Je n’en sais rien, à dire vrai…) et les jours Sans (toujours la même question : sans quoi ?).
Jour Avec : il est 7h29. Vous ouvrez les yeux avant le réveil,
et vous vous sentez
comme si vous aviez dormi 12 heures dans un lit de
plumes. Vous vous levez et vous vous regardez dans le miroir de la salle de bain : votre teint est frais et reposé, vos yeux sont pétillants, et vous avez l’haleine fraîche avant même de
vous être lavé les dents. A la radio, votre chanson préférée. Une fois prête, vous sortez de chez vous : un beau soleil vous réchauffe le cœur. Le petit jeune qui distribue toujours des
tracts à la sortie du métro vous donne une barre chocolatée aujourd’hui (c’est une opération spéciale pour faire découvrir une gourmandise délicieuse qui ne fait même pas grossir). Le
métro est vide, vous avez même la place d’allonger vos jambes… Au bureau, c’est le calme plat : tout roule, vos clients sont adorables, l’ambiance est détendue et conviviale : la
journée se passe tranquillement. Le soir,
vous croisez par hasard un super vieux pote que vous n’avez pas vu depuis des lustres : vous allez prendre un verre, puis un autre, puis un croque-monsieur, puis un digestif. Il vous dit que
vous êtes superbe, que votre frange vous va super bien, que vous êtes fabuleuse, toujours aussi drôle et spirituelle (c’est qu’il a bonne mémoire, le petit !) et qu’il a passé une
soirée délicieuse. Vous rentrez chez vous : Choupette vous fait la fête et fait son pipi du soir en une minute chrono. Vous vous endormez avec le sourire… Vous avez un modjo de dingue en ce
moment.
Jour Sans : il est 7h30. Votre réveil pousse un cri strident
qui vous arrache douloureusement à votre
lourd sommeil. Vous ouvrez un œil embrumé et essayez laborieusement de vous traîner jusqu’à la salle de bain. En cours de route, vous vous cognez le petit doigt de pied sur le coin de la
porte et faites tomber le Tancarville sur lequel sèche toute votre lessive de la semaine.
En vous regardant dans le miroir, vous savez que c’est un mauvais jour : vous avez le teint
blafard, des poches sous les yeux, le cheveu terne, l’haleine chargée comme un fusil à l’ouverture de la chasse et un gros bouton sur le menton, que vous essayerez laborieusement de camoufler
avec de l’anticerne, ce qui aura pour effet immédiat de le rentre encore plus visible. Vous sortez de chez vous : un froid vif vous saisit et ne vous lâchera plus jusqu’à la fin
de la journée. Sauf dans le métro, étouffant et bondé, où des voyageurs agacés et malodorants (bad day pour eux aussi) vous bousculent et écrasent vos jolies bottes
qui sortent de chez le cordonnier. Arrivée au bureau, vous êtes tout de
suite dans l’ambiance : les catastrophes et les urgences s’enchaînent. Vous appréhendez la moindre sonnerie du téléphone car vous savez qu’elle est le signe annonciateur d’une
mauvaise nouvelle. Au bout de 11 heures d’un travail laborieux, à vous faire engueuler pour rien par vos clients et votre boss, vous vous décidez à rentrer chez vous : vous êtes frigorifiée
car le chauffage du bureau est en panne et vous avez passé la journée avec gants, écharpe et bonnet, les pieds posés sur un vieux carton (le sol en béton, c’est moderne, mais ça refroidit les
jambes). De retour chez vous, vous comprenez que Choupette est malade : il a une grosse déclichette, et vous devez le sortir en catastrophe toutes les heures pour éviter le drame dans
votre salon. Finalement, après avoir mangé une soupe lyophilisée toute seule devant une émission idiote (genre présentée par Cauet), vous irez vous coucher avec la drôle d'impression
d'avoir été lobotomisée pendant la journée.
En ce moment, j’alterne : du lundi au vendredi, c’est jour Sans, et du samedi au dimanche, c’est jour Avec. Une explication, peut-être ?
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L'ambiance au boulot peût-être. Ou une vague de nostalgie post vacance?
Idée n°1:
Supprimer les week-end's serait peut-être la solution...
Ainsi, les jours "avec" se retrouveraient forcément en semaine parmis les jours sans.
Idée n°2:
Supprimer le réveil. Bien trop agressif pour commencer une journée "avec".
Je sais que tu me chambres parce que tu sais que c'est un sujet sensible. Vilain
Ca fait pas longtemps que tu es à ton poste, peut-être te faut-il encore un peu de temps pour prendre davantage tes marques ?
ou alors... tu ne bosses plus ! comme ça, tout va bien tous les jours !
(on s'appelle vite ma poule)
Je pense qu'il ne faut pas aller chercher plus loin. Le bonheur n'est pas trop présent entre 9h et 18h du Lundi au Vendredi, sauf pour quelques chanceux. Tiens, ce commentaire me donne une idée de note...
priez pour qu'ils me récupèrent mon disque dur demain pleaaaaaaaaase)