Mercredi 3 mars 2010
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Plus jeune, j'ai toujours préféré traîner avec les garçons. J'avais certes quelques amies filles (qui font d'ailleurs toujours partie de mon
entourage le plus proche), mais j'ai longtemps compté beaucoup plus d'amis masculins. Sans doute parce que j'avais un humour particulier, je ne sais pas. Ce n'est donc que très tardivement
que j'ai découvert les bandes de filles.
A mon arrivée à Londres, dans mon incroyable colocation, je me suis trouvée entourée de nanas. Et, aussi bizarre que cela puisse paraître, j'ai rencontré énormément
de filles pendant mon séjour. Certaines sont devenues des amies précieuses, et j'ai découvert avec elles les soirées entre filles. A Londres, le soir, dans les bars, les boîtes et les
restaurants, on retrouve partout ces bandes girlies, pomponnées et maquillées, qui sortent "entre elles" et s'amusent "entre
elles". Pas besoin des hommes pour passer une bonne soirée : les vestiges du Girls Power des Spice Girls ont marqué les mentalités.
Et Sex & the City en a rajouté une
couche : aujourd'hui, grâce aux quatre héroïnes de cette série qui a bouleversé à jamais la position des femmes dans la société, sortir entre copines n'est plus considéré comme un acte pitoyable
("les pauvres, elles sont désépérées et ne trouvent pas de mecs") mais presque comme un acte de féminisme absolu. Et moi aussi, je me prends au jeu amusant de ces soirées 100%
féminines.
Samedi soir, comme souvent, je n'aurais raté
pour rien au monde mon dîner entre filles. La recette est toujours la même : un restaurant un peu cosy, avec des bougies et de jolies fleurs sur les tables (cette fois-ci, chez Ari, le
deuxième restaurant thaï de Madame Swan. Juste délicieux et pas cher du tout : 3 rue des Récolets, dans le 10ème, pour les amateurs de cuisine thaï), quatre filles aux caractères, aux looks
et aux parcours professionnels différents, de délicieux petits plats, du bon vin, et le décor est planté.
Très rapidement, la
mayonnaise prend : chacune fait un petit point sur sa vie, les nouveautés, les bonheurs, les malheurs, les histoires foireuses de mecs foireux, la politique, un film sympa, une expo à voir, sa
dernière grosse honte, l'angoisse de vieillir, cette pauvre Loana qui va vraiment très mal. Les rires fusent : les bandes de filles sont bruyantes, décomplexées et drôles. D'ailleurs, il y a
toujours une table voisine à laquelle deux pelés se font chier, n'ont rien à se dire et boivent les paroles de ces filles déchaînées qui les font rire...
Ces soirées sont fraîches, amusantes,
fatigantes, étonnantes, surprenantes... On sait où et comment elles commencent, mais jamais comment ni quand elles se terminent : dans une boîte chic pleine de VIP, dans un club perdu du 20ème
arrondissement, dans une salle de concert alternative ou dans un bar glauque de la Gare de l'Est. Et c'est sans doute ce qui fait tout leur charme : l'essentiel, c'est d'être ensemble, et c'est
tout...
Par Mado
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Publié dans : Paris
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