Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 08:59

En ce moment, je me pose beaucoup de questions. Sur ma vie, mon avenir, mon présent, mon passé aussi… Je me demande sans cesse si je fais les bons choix, ceux qui feront mon bonheur. Et j’en suis arrivée à me demander si ce après quoi je cours existe réellement. C’est vrai quoi, tout le monde aspire à être heureux, mais qu’est-ce vraiment que le bonheur ?


Ayons le réflexe Internet : je vais faire un petit tour sur Wikipédia, mon meilleur ami (celui qui me permet de ne pas avoir l’air trop inculte quand on me demande quelque chose que je ne connais absolument pas. Et Dieu sait si ça m’arrive souvent. Mais pour le moment, j’arrive à donner le change et à faire illusion : je croise les doigts pour que ça dure), pour en savoir un peu plus sur le sujet. Voilà ce que j’y trouve : « le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction , état agréable et équilibré de l'esprit et du corps , d'où la souffrance, l'inquiétudet le trouble sont absents ». Alors, en gros, le bonheur, c’est quand tu vas bien. S’ensuit une tripotée de philosophes qui ont tous leur avis sur la question : Epicure, Spinoza, Kant, Nietzsche…


Je ne suis pas beaucoup plus avancée : à les entendre, le bonheur n’existe pas, c’est une utopie, un objectif inatteignable… J’ai toujours su que la philosophie, ce n’était pas pour moi (beaucoup trop déprimant !!!).


Bon, il ne me reste plus qu’à « philosopher » toute seule et à ma manière : à mes yeux, le bonheur, c’est me lever chaque matin et être en bonne santé, c’est rire de tout et surtout de rien, c’est tous ces petits moments qui me font dire que la vie est belle, c’est un coup de fil, c’est mon chien qui court partout, c’est l’odeur de la barbe à papa, c’est le brunch du dimanche avec du jus d’orange bien frais, c’est une nouvelle paire de chaussures, c’est un week-end à Londres, c’est passer du temps avec les gens que j’aime.  Mais finalement, pour moi, le comble du bonheur, c’est de rendre les autres heureux.


Alors voilà où ça coince : pour être heureux, je l’ai toujours dit, il faut être un peu égoïste et penser à soi. Mais comment être soi-même heureux si les autres ne le sont pas également. Parfois, comme le dit si bien le dicton, « le malheur des uns fait le bonheur des autres » : l’inverse aussi est vraie, malheureusement. Comme il est difficile de faire le choix entre son propre bonheur et celui de l’autre. Pourquoi faut-il souvent que l’un se sacrifie pour que l’autre soit heureux ?


Je vous explique : vous êtes deux copines, à papoter tranquillement en vous empiffrant délectant de délicieux macarons Ladurée. Il n’en reste vite plus qu’un, et vous en avez très envie. Mais votre amie aussi en a très envie… Alors si vous mangiez ce macaron, vous seriez très heureuse, mais est-ce qu’offrir ce petit bonheur à l’autre ne mérite pas un petit sacrifice ? Finalement, vous serez heureuses toutes les deux car vous partagerez ce putain de macaron.


Mais quand on ne peut pas faire de compromis, comment fait-on ? Quand l’un veut des enfants et l’autre pas ? Quand l’un veut partir à l’autre bout du monde et que l’autre veut rester ? Il y a deux ans, je vous aurais répondu que le bonheur de l’autre passait avant le mien et que j’étais prête à tout pour faire son bonheur. Aujourd’hui, je suis moins conciliante. Je ne suis plus prête à tout sacrifier pour faire le bonheur de l’autre, mais pas non plus assez égoïste pour faire son malheur. Comment trouver le juste milieu ?


Le bonheur, c’est pas toujours facile à gérer, tout de même.


Par Mado - Publié dans : Paris - Communauté : Auto-histoires de vie...
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