J'ai 8 ans, c'est la rentrée des classe. Le CE2, déjà. Oui, le temps passe vite. La maîtresse nous a demandé des photos d'identité, alors Maman nous
emmène, ma soeur et moi, au Prisunic (qui, depuis, a été racheté par Monoprix... Mes enfants n'iront jamais au Prisu... Ni chez Codec, d'ailleurs... Mon Dieu, comme je me sens
vieille...) car il y a un Photomaton, cette célèbre machine qui permettait, en quelques minutes, de faire des photos d'identité pour 20 francs environ.
J'ouvre le rideau, et m'installe sur le petit tabouret en fer qu'il
faut tourner tourner tourner pour le réhausser jusqu'à être à la bonne hauteur. Je referme le rideau derrière moi, insère mes pièces dans la machine, m'assieds tranquillement sur le siège, et
suis les instructions de la machine : c'est le compte à rebours, avant les quatre flashes. C'est à ce moment là ma mère me parle à l'extérieur de la cabine "tout va bien ?" : c'est bien sûr à cet
instant précis, alors que je tournais la tête pour mieux l'entendre, que le premier flash s'est déclenché. Une fois que la machine est lancée, on ne peut pas l'arrêter !
Les quatre photos prises, je sors de la cabine, et attends bien
sagement l'impression des clichés, qui tomberont d'une pette trappe d'où sort un souffle chaud. Après quelques minutes d'attente (pendant lesquelles on se demande toujours si "elles sont
bonnes"), les photos arrivent. Le papier est encore chaud et un peu humide : Maman attrape délicatement la planche de clichés et la secoue pour la faire sécher plus vite. Le résultat de la
séance photo s'affiche sous nos yeux. Vingt ans plus tard, dans le fond d'un tiroir, je retrouverai ce petit rectangle de papier glacé sur lequel on voit une petite blonde à lunettes, de profil,
sur fond de rideau orange.
J'ai 13 ans, des grosses lunettes roses, un appareil dentaire et un
look à faire peur. Ma "BFF" et moi, on va au Prisunic (qui n'a pas encore été racheté par Monoprix) pour faire une photo "carte postale" qui scellera à tout jamais notre belle amitié. Et
c'est le même rituel. Nous faisons plein de photos : seule, à deux, avec des décors... Je retombe de temps en temps sur ces souvenirs ridicules (mais drôles) de mon adolescence...
Mais aujourd'hui, qui utilise encore les Photomatons ? Pourquoi
payer l'impression de photos qu'on ne peut pas choisir, alors qu'avec un appareil photo numérique, on peut faire des centaines de clichés et sélectionner le plus réussi ? Qui aujourd'hui a besoin
de photos d'identité (à part pour le passeport, mais il faut un format particulier, et on ne refait pas ses papiers d'identité tous les jours !!!).
Non, on n'a plus besoin des Photomatons.
Mais j'avoue que cela me rend un peu nostalgique... J'aimais ce petite rituel... Heureusement, je suis tombée sur une cabine photographique virtuelle sur le net : et j'avoue que je me suis prise
au jeu et que j'ai retrouvé quelques sensations de ma jeunesse !!! Je vous laisse essayer la photocabine !!!!!!!
Vous êtes 13 personne(s) en ligne
Bonjour Madame Madeleine,
Signe indiscutable de vieillesse :
Evocation des souvenirs d'enfance de manière précise "comme si c'était hier".
Cordialement, Périgord Noir
Remarque, au boulot, on nous prend en photo individuelle au moment de la rentrée en même temps que les gamins, et l'établissement nous offre lesdites photos, c'est pas mal :)
J'ai aussi quelques souvenirs de séances photomatons entre copines, dont une où on était trop, mémorable !
Bonne année et plein de douceurs et de bonheur Mado !
Quant au Codec, je n'arrive plus à me souvenir: c'était quoi ?