Aujourd'hui, comme chaque année, c'est la rentrée des classes... Ce matin, comme des milliers d'autres petits enfants, cette petite blondinette de 6 ans va être réveillée par ses
parents "allez, lève toi, aujourd'hui c'est la rentrée". Avec la boule au ventre, elle va difficilement s'extirper de son lit bien chaud : comme il est dur de se lever pour aller à l'école, alors
que pendant les vacances, elle se levait avec le soleil pour profiter au maximum des longues journées de liberté...
Sa maman a préparé ses vêtements la veille au soir : depuis quelques jours déjà, elle sentait arriver la fin des vacances. Il fallait se coucher plus tôt, pour reprendre le
rythme, elle a eu droit à une jolie paire de chaussures toutes neuves et à de nouveaux habits "pour l'école". On lui a même acheté un cartable et une trousse. Parce que cette année, elle entre en
CP. Elle va enfin apprendre à lire, comme les grands.
Comme le temps passe vite quand on appréhende quelque chose. Voilà qu'il est déjà l'heure de partir. Son papa dans une main, sa maman dans l'autre, son grand cartable vide bien calé sur son dos, la petite fille marche jusqu'à l'École. Un si petit mot qui cache tant de choses dont elle n'a même pas encore idée...
Mais voilà qu'il est temps de franchir pour la première fois la porte de l'école : comme le couloir lui parait long... Partout, d'autres enfants avec leurs parents : on ne sait
pas qui stresse le plus... Voilà la maîtresse : elle échange quelques mots avec les parents pour les rassurer, et puis c'est le moment de la séparation. Un bisou, un ultime "sois sage", et les
parents s'en vont, non sans se retourner pour jeter un dernier regard ému à leur progéniture qui fait ses premiers pas dans la vie des grands. Sûrement que, devant l'école, ils se diront, la
larme à l'oeil, que ça y est, leur petite fille sera bientôt une femme. Ils se souviendront de sa naissance, de ses premiers pas, de son premier mot, de ses bêtises, de son premier fou rire, et
ils se rendront compte que le temps passe vite, et qu'il faut en profiter avant que l'oiseau quitte le nid...
Et pendant ce temps, à Vera Cruz à l'école, la petite fille découvrira, un peu inquiète, sa salle de classe, son bureau, la
cour de récré, les futurs copains et copines. Et la journée sera bien remplie pour tout le monde : pour la maîtresse qui devra s'occuper de tous ces enfants apeurés, pour les petits bouts de chou
qui commencent leur vie d'écolier, et pour les parents inquiets qui, toute la journée, se demanderont si tout se passe bien.
Mais la fin de la journée arrive vite : la petite fille sort de l'école. Sa maman est sortie plus tôt du bureau pour venir la chercher : "alors, comment ça s'est passé ???". La
petite fille répondra : "très bien" (elle ne mentionnera pas le fait qu'elle a jeté tous ses livres par terre en disant qu'elle en avait marre de faire du collage comme en maternelle et
qu'elle était venue pour apprendre à lire. Elle ne racontera pas non plus qu'elle a été punie, le premier jour d'école, et envoyée dans la classe d'une autre maîtresse. Hum... Mais je m'égare
là...). Et, son cartable plein de livres très lourds (qui lui donneront rapidement une scoliose, comme à la plupart des enfants scolarisés en France), elle accompagnera sa maman au
Monoprix pour acheter les fournitures.
Si le stress de la rentrée est redescendu pour les enfants, c'est là qu'il commence pour les parents. Les mères énervées déambulent dans les allées de l'espace Papeterie du
supermarché, une liste à la main, un panier en plastique dans l'autre, pour trouver un cahier petit format grands carreaux de 98 pages (bien sûr, elle prendra le petit format petits carreaux, ce qui fera un drame à la maison : elle sera obligée de revenir le lendemain acheter le bon cahier), un crayon de
papier HB n°2 (elle découvrira ainsi l'importance de la taille des mines des crayons à papier...), un bic vert, deux bic bleus, un bic noir, et merde, il n'y a plus de bic rouge, un
protège-cahier jaune à rabats, une ardoise et sa petite éponge et un rapporteur (qui ne servira d'ailleurs plus jamais une fois les études terminées. Pareil pour le compas, qui finira sa vie
au fond d'un tiroir). Dernier check à la liste : il est 18h30, on a tout, on va pouvoir rentrer.
Mais ce n'est pas fini : pendant que la petite fille joue et se détend, papa qui est rentré du bureau crevé après une conf'call avec les States, passera toute sa soirée à
recouvrir les livres scolaires d'un film de plastique. Mais bien sûr, il ne faut pas abîmer le livre avec le Scotch, alors papa y passera des heures. Et puis surtout, c'est qu'il y en a des
bouquins ! Et on n'oublie pas de coller une étiquette, en haut à droite ! Pendant ce temps-là, la maman "s'amusera" à remplir des formulaires en 8 exemplaires (un pour la maîtresse, un pour
le directeur, un pour l'infirmière, un pour l'assistante sociale, etc.) : au moins, à la fin, elle aura fini par apprendre par coeur son numéro de portable...
Et puis vient l'heure d'aller se coucher. Tôt, parce que demain, il y a école, pour de vrai. La rentrée ne dure qu'une journée : le lendemain, on commence à travailler pour de
bon. C'est triste la rentrée qui ne dure qu'une journée. Mais les parents ne supporteraient pas d'en avoir plus ! Allez, plus que 6 semaines avant les vacances de la Toussaint !
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des anecdotes des anecdotes !!! j'adore l'odeur de la rentrée, les protège-cahiers, le plastique de la gomme neuve...
Moi aussi j'adorais la rentrée : tu as l'impression que tout est possible... Et c'est ensuite que tu déchantes
Hummm... pas encore pressée de faire des gosses!
Je reconnais tout à fait mon papa dans celui que tu décris, c'était tout à fait ça!!
Je crois que tous les papas de France se sont coltiné la corvée du "recouvrage de livres" !!!!
heu moi mon papa devait pas être encore rentré lorsque je suis allée me coucher ce jour là... d'ailleurs me souviens pas de mes jours de rentrée en particulier, sauf peut-être de celui de deuxième année de BTS om on est arrivées avec les copines dans ma surper 5 Belle île (décapotable), musique à fond :))
Oh la frime !!!! La décapotable pour la rentrée, too much !!! J'adore l'idée !!!!
C'est tellement vrai :)
Surtout pour le crayon !!! :D
Of course le crayon !!! Ca fait partie du folklore
j'ai pas mal changé d'école... et je détestais la rentrée parce que je savais que j'allais avoir des sobriquets ridicules à propos de mon prénom et nom de famille.
et puis de toutes facons j'aimais pas me lever le matin.
Schtoumph grognon.
Mais pourquoi on se moquait de ton prénom ??????? Il est très joli !!!! Les enfants sont cruels...
C'était ma mère qui recouvrait tous les livres... mon père ne s'occupait absolument pas de nous, en dehors éventuellement du WE.
Mais je n'ai pratiquement aucun souvenir de mes rentrées, sauf de la sixième puisque je découvrais une nouvelle école.
Et tu as tellement raison avec toutes les fournitures, toutes les précisions des instits: je me demande bien maintenant pourquoi il leur fallait absolument un cahier format Américain, ou des crayons plus ou moins gras...
Hier encore, j'ai vu un homme qui cherchait un protège cahier violet !!!! Jamais vu cette couleur ! (il a fini par prendre un cahier bleu et un protège cahier transparent rouge : le résultat est le même au final !)