Vendredi 9h. Je suis dans ma salle de bain, enroulée dans une serviette éponge : je ressemble à un gros nem bleu en mousse (mais super bien
maquillé). Vous l'aurez compris, je suis légèrement en retard. D'un autre côté, vu le nombre d'heures que je passe à bosser comme une crevarde, personne ne me reprochera d'arriver à 9h45 à
l'Agence.
Le téléphone sonne : c'est mon habituel
coup de fil de copine qui m'appelle sur le chemin du bureau (on n'arrive jamais à se joindre le soir, alors le matin, c'est plus pratique, et ça fait passer le temps pendant le trajet).
Je branche mon kit main libre et commence à m'habiller distraitement tout en papotant.
Je suis prête, je mets ma veste, attrape
mon sac, la laisse de Choupette et je pars. Promenade du chien, un gros bisou sur le nez la truffe en le laissant chez mes parents, métro,
boulot. C'est bizarre, je ne me sens pas comme d'habitude : il y a un truc qui cloche, mais quoi ?
La matinée se passe : enchaînement de
coups de fil, une cinquantaine de mails hyper urgents, une gueulante de mon client très chiant, vingt questions vitales, trois dossiers brûlants... La routine, quoi. Je cours dans tous les sens
(rien qu'avec tous les aller-retours que je me fais entre mon bureau et l'imprimante, au pas de course s'il vous plaît -ce qui énerve tout le monde car mes talons font un boucan d'enfer sur
le sol en béton ciré- je n'ai plus besoin de faire de sport) : même pas le temps d'aller faire pipi. Si je n'ai pas une infection urinaire en quittant ce job, ça sera bien un miracle.
A 13h, je prends enfin un peu de temps et
pars déjeuner à l'extérieur avec mes collègues. 45 minutes de détente bien méritées... Et pourtant, je sens toujours qu'un truc cloche. C'est en marchant dans la rue, de retour du restaurant, que
j'ai compris.Vous êtes 13 personne(s) en ligne
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