Ce week-end, j’ai retrouvé le vrai Londres. Celui dont je rêvais avant de partir vivre là-bas, et que j’avais un peu perdu ces derniers temps. Celui
avec tout ce qu’on imagine faire partie du folklore britannique (sauf le thé avec la reine : pas eu le temps).
J’ai fait du shopping et vu plein de vêtements plus extravagants les uns que les autres : j’ai essayé des dizaines de robes pour n’en acheter aucune car elles étaient
vraiment beaucoup (mais alors beaucoup) trop courtes. J’ai craqué pour un serre-tête tout kitsch avec plein de froufrous, et je vais même le porter pour aller au boulot (oui, je suis
une rebelle).
J’ai assisté à un concert live au fond d’un bar de Camden, avec un groupe très cliché "pop rock anglais" : un batteur déchainé à l’accent écossais à couper au couteau, un
bassiste avec un pantalon trop court et des mocassins en cuir défraichi, un clavier/guitariste coincé à la vilaine chemise à motifs et un guitariste branché au total look 70’s (pantalon à
pinces, pull moulant col V, cravate noir, grosses lunettes en écailles et boots à talons). London a swingué ce soir-là.
J’ai vu des tas de poufs anglaises boire de la bière et bouger leur body sur le rock du live band. L’une d’entre elles a voulu monter sur scène et
s’est lamentablement cassé la figure, nous laissant apprécier le volume impressionnant de ses cuissots, et arrosant ainsi une pile de manteaux et de sacs à main avec sa pinte de bière
(qu’elle s’est ensuite amusée à verser sur la tête d’un type, jusqu’à ce que sa copine moins bourrée qu’elle l’emmène prendre l’air, et arrête ainsi le début de bagarre qui
s’annonçait).
J’ai fini au pub avec mes copines à boire du Pimm’s.
J’ai mangé un Sunday roast et bu un café dégueulasse au pub le dimanche matin, avant d’aller visiter une galerie d’art contemporain et faire un tour
dans Hyde Park.
N’en déplaise à ceux qui me soutiennent le contraire, mais London is still swinging… Et Paris me semble bien terne, d’un coup…
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