"Mado, tu as reçu un colis" : c'est avec ces quelques mots que mon père m'a accueillie à mon retour de Venise. Curieuse, je déchire fébrilement le
paquet et en sors... six tubes à essai remplis de ce qui s'avérera être des piments séchés. Je ne comprends pas vraiment (surtout que ceux qui me connaissent savent que je DETESTE les
piments. J'ai l'estomac fragile : un grain de poivre et je suis malade toute la nuit). Je remarque alors dans l'un des tubes un rouleau de papier : je le sors et lis le message sur le
parchemin que je tiens dans les mains :
Surprise, étonnement, puis gros fou rire.
Mes copines sont des folles. Pour ceux qui n'ont pas suivi l'histoire de la blague de la Saint Valentin, je vous laisse lire
l'historique, histoire que vous compreniez tout. Bien sûr, j'envoie immédiatement un message à Lucie pour la remercier de son paquet que je viens de recevoir. Réponse étonnée de l'intéressée
: "mais quel paquet ?". A d'autres... Je lui demande alors "pourquoi des piments ?". Ca a eu l'air de la surprendre. Pour de vrai. Il faut dire qu'elle m'avait effectivement envoyé un petit
colis, mais qu'en raison de mon emploi du temps, il m'attendait bien sagement à la Poste. Sa surprise a donc été de taille en apprenant que le fameux colis dont je parlais n'était pas son
kitchissime bouquet de bonbons.
J'ai commencé à me poser des questions : qui
pouvait bien m'envoyer cet étrange mot ? Un lecteur de mon blog ? Mais comment aurait-il pu récupérer l'adresse de mes parents ? J'ai harcelé mes amies, mais rien à faire, aucune d'entre elles
n'a avoué. Le mystère restait entier et ça ne me plaisait pas du tout.
Inutile de vous préciser que je ne
supporte pas d'être le dindon de la farce : quand je veux savoir quelque chose, j'arrive toujours à mes fins. Et ca n'a pas loupé. En quelques clics, j'ai retrouvé l'adresse du site Internet par
lequel la livraison avait été effectuée : un rapide petit mail pour expliquer que j'avais reçu un colis très bizarre d'une personne qui me harcèle depuis des mois et contre laquelle j'ai porté
plainte, et qu'il me fallait être sûre qu'il ne s'agissait pas de mon harceleur. Je sais, c'est mal de mentir... A peine quelques heures plus tard, je recevais le nom et les coordonnées de
mon "admirateur secret".
Vous êtes 7 personne(s) en ligne
Vous disiez ?