Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 08:05
finistere.jpg"C'est bon, Julien nous prête sa voiture !". C'est à 18h, ce samedi soir nantais de 2005, que nous avons trouvé un moyen de locomotion pour assister à la soirée d'anniversaire d'un de nos amis, au fin fond du Finistère qui n'a jamais aussi bien porté son nom (Finistère : fin de la terre - le bout du bout du bout de la pointe de la France. Dans une région où tous les villages s'appellent Ker-quelquechose. Ne me demandez pas où c'était exactement, je ne serai jamais capable de m'en souvenir).

images-copie-56.jpgJuste le temps de préparer nos sacs (nous sommes des filles, ne l'oublions pas. Un
road trip improvisé, ça se prépare quand même un peu !), et nous voici, trois petites nénettes, en voiture direction la soirée. La route est longue. Très longue. Surtout qu'on prend des petites routes. Et qu'il commence à faire nuit.

images-copie-57.jpgIl est 23 heures, nous n'allons pas tarder à arriver. Nous traversons un village désert : le Finistère, en pleine nuit, c'est calme. Vraiment très calme. On est loin des lumières et du bruit de Paris. Alors que nous sortons du village et avançons sur une route sombre et déserte, une voiture se met à nous suivre. De très près. Nous ralentissons, afin de laisser l'autre véhicule nous dépasser. Mais, à notre grande horreur, la voiture ralentit également et nous colle encore plus...

images-copie-58.jpgNerveusement, j'appuye sur le système de fermeture des portes, nous enfermant à l'intérieur du véhicule : au moins, si un pervers sexuel essaie de nous attaquer et de nous violer, il faudra qu'il se batte contre la portière. "Fais demi tour ! Fais demi tour !" : nous paniquons vraiment. Nous décidons de retourner vers le village : certes, nous n'y avons croisé personne, mais mieux vaut se faire agresser dans une petite bourgade, si petite soit-elle, qu'en plein milieu de nulle part.

images-copie-59.jpgNous faisons demi tour et croisons donc nos poursuivants... Qui effectuent la même manoeuvre. J'avoue, je panique. Je m'imagine déjà violée et égorgée (peu m'importe dans quel ordre. Quoi que...). J'attrape nerveusement mon portable et tente de joindre l'ami qui nous a invitées, et dont la maison ne doit plus être bien loin maintenant. Bien évidemment, il ne répond pas. Je lui laisse un message apeuré, l'informant que nous allons toutes mourir dans d'atroces souffrances.

images-copie-60.jpgNotre voiture arrive à nouveau sur la place du village : pas d'autre choix que d'en faire le tour... Et la voiture qui nous suit fait de même et nous bloque la route. Là, je ne sais plus trop ce qui c'est passé : je crois qu'on a toutes hurlé...

pouet-pouet-09.jpgAvant d'exploser de rire, en voyant tout un groupe de nos copains qui, reconnaissant notre voiture, avaient trouvé particulièrement amusant de nous donner la trouille de notre vie. Et effectivement, cinq ans plus tard, je ne me souviens plus trop de la soirée, de ce qui s'y est passé, des invités ou de l'ambiance, mais je sais que je n'oublierai JAMAIS ce voyage au bout de la nuit...




Par Mado - Publié dans : Paris - Communauté : Auto-histoires de vie...
Laisser un commentaire - Lire les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Punaise, à ta place, j'aurais aussi eu la trouille de ma vie, et je ne sais pas si j'aurais rigolé ou engueulé les copains en question !!
Commentaire n°1 posté par Elizabeth le 05/03/2010 à 12h11
On a fait un peu des deux ! Mais j'avoue, avec le recul, que c'était drôle !!
Réponse de Mado le 05/03/2010 à 21h32
XX coupes de champagne, un string éléphant, un lap-dance endiablé dans un escalier...non, ne me dis pas que tu as pu oublier cette soirée mémorable !!!
(mais j'avoue, le trajet aller fût de loin le fait le plus marquant)
Commentaire n°2 posté par Super-Driver le 05/03/2010 à 12h17
Laisse moi préciser pour mes lecteurs que le string éléphant n'appartenait ni à toi ni à moi !!!
Réponse de Mado le 05/03/2010 à 21h33
j'imagine bien la panique !
Commentaire n°3 posté par Cassinea/Sophie le 06/03/2010 à 14h43
Heureusement qu'aucune de nous n'était cardiaque, sinon, c'était l'infarctus assuré !!!!
Réponse de Mado le 07/03/2010 à 22h56
Très bien raconté : plus je lisais et plus j'avais la boule au ventre... jusqu'à la chute où j'ai pu enfin reprendre mon souffle
Commentaire n°4 posté par Chloé le 08/03/2010 à 20h32
Ca va, je raconte rarement des histoires qui finissent mal !!!
Réponse de Mado le 08/03/2010 à 22h48

Sur place

Vous êtes 8   personne(s) en ligne

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés