Gare Montparnasse, 24 décembre, 14h15. J'ai réussi à m'échapper quitter le bureau plus tôt pour rejoindre ma famille et
prendre le train pour partir fêter Noël dans le Sud Ouest. J'arrive à la gare, chargée comme une mûle : une valise entière de cadeaux (et dont la roue est un peu cassée, ce qui fait qu'elle
ne roule plus vraiment très bien. Je la traîne quand même, parce que de toutes façons, je n'en ai pas d'autre...), mon sac de voyage (avec le minimum vital pour 3 jours : 3/4 tenues, un
lisseur à cheveux, des bottes fourrées, des pulls bien chauds, mon ordinateur, l'appareil photo, l'Ipod, les chargeurs pour tout ce petit monde... Le basique, quoi !), mon ENORME sac à main
plein à craquer, ma pochette de "trucs de boulot super chiants qu'il faut absolument que je lise pour mon rendez-vous client super important de lundi matin première heure" et mon pique-nique
(parce que, bien sûr, ma boss m'a filé plein de trucs urgents à faire avant de partir, et prendre une pause déjeuner n'en faisait pas du tout partie).
Je retrouve mes parents, ma soeur et Choupette, au moins aussi
chargés que moi. Le problème, quand on passe Noël chez les autres, c'est qu'il faut se trimballer tous les cadeaux, et c'est lourd, fragile et encombrant. L'année prochaine, j'offrirai des cartes
cadeaux.
Le hall de la gare est bondé : partout, des
voyageurs pressés d'aller réveillonner en famille un peu partout en France. Des familles, des couples, des groupes, des gens seuls, touts chargés comme s'ils changeaient de vie et quittaient
Paris pour s'installer ailleurs. L'ambiance des gares me fascine. Des centaines de personnes attendent, le nez en l'air, devant ce grand panneau d'affichage où les chiffres et les lettres
tournent dans un cliquetis inimitable pour composer des mots : Tarbes, Bordeaux, Nantes, La Rochelle... Autant de destinations symboles pour chacun de fête de famille, de vacances, de
retrouvailles et de jolis moment à venir.
Dès qu'une voie s'affiche, une vague de voyageurs fébriles attrapent
leurs bagages et se dirigent en courant vers le quai annoncé. Cahin-caha, nous suivons le flot vers le "quai 9 - voiture 20", tout comme des centaines de voyageurs qui partageront pendant
quelques heures le même train que nous. Devant la porte de la rame, une grappe de gens pressés et stressés s'agglutinent pour monter dans le train - des fois qu'il partirait sans eux...
Nous sommes malins : nous resquillons un peu et
montons par la voiture 19. Très bonne idée, puisqu'elle nous a valu de traverser tout le wagon à contre-sens des voyageurs, déplaçant tant bien que mal nos encombrants bagages, tout en essayant
d'éviter que Choupette ne se fasse marcher dessus et morde les autres passagers.
Ca nous aura pris 20 minutes, le temps de parcourir la dizaine de
mètres qui nous séparait de nos sièges, de dégager les squateurs qui s'étaient installés à nos places, et le train a démarré. Arcachon, nous voilà !!!Vous êtes 15 personne(s) en ligne
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