Petit précis de bienséance

Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /2008 19:57
Aujourd'hui, alors que j'étais en train de faire la queue devant la boulangerie (oui, je sais, ma vie est passionnante) un couple de personnes âgées est arrivé à ma hauteur. Leur voiture était garée devant moi : le vieux monsieur s'est avancé et a ouvert la porte passager pour sa femme, avant d'aller s'installer au volant. C'est là que j'ai réalisé : mais où sont passées les bonnes manières et la galanterie ? C'est vrai ça : les hommes de mon âge n'ouvrent plus les portes, ne vous avancent pas la chaise au restaurant, ne portent même plus les courses. Il y a quelques semaines, alors qu'un de mes amis me laissait porter un énorme paquet, je me suis permis de lui faire une petite réflexion (sur le ton de l'humour, bien sûr : tout passe mieux avec le sourire !). Sa réaction ne s'est pas faite attendre : "vous avez voulu l'équalité entre les hommes et les femmes, alors vous l'avez !". Un tel ramassis de conneries me laisse sans voix. Premièrement, je ne vais pas relancer le débat sur la parité : le jour où les femmes seront égales aux hommes dans le monde du travail, on en reparlera (vous voulez vraiment qu'on discute des différences de salaire ? Du plafond de verre ? Et je ne vous parle même pas de la barrière à l'embauche : "quoi, embaucher une femme de 26 ans ? Tu rigoles ! Pour qu'elle nous ponde des marmots et nous fasse chier avec son congé maternité et ses gamins malades ? Tu n'y penses pas !"). Ne vous méprenez pas : je ne suis pas une féministe à la Isabelle Alonso : je pense que l'homme et la femme ne sont, par nature, pas égaux (mais l'égalité dans les droits, c'est autre chose) mais plutôt complémentaires.
La galanterie n'a rien à voir avec l'égalité entre hommes et femme : c'est un art de vivre, une tradition, une preuve de respect...

J'inaugure donc aujourd'hui une nouvelle rubrique et je me permettrai, de temps à autres, de vous rappeler un peu ces règles de politesse (que je trouve tout à fait charmantes) qui ont une fâcheuse tendance à disparaître...

Leçon n°1 : du savoir-vivre dans les escaliers

Les hommes pensent qu'il faut toujours s'effacer devant une femme et la laisser passer la première. Malheureusement pour eux, les choses se compliquent un peu lorsqu'il est question d'emprunter les escaliers. Dans les situations où la femme risquerait de se blesser, le preux chevalier se doit de la protéger : c'est la raison pour laquelle l'homme précède la femme en descendant l'escalier. Si Mademoiselle venait à rater une marche, elle s'écraserait sur Monsieur, qui lui sauverait ainsi la vie (il faut bien lui laisser un peu le beau rôle !). Logiquement, on pourrait penser qu'il en va de même pour la montée des marches : que nenni, ce serait bien trop simple !!! Je vous explique : autrefois, les femmes portaient des robes très longues et, pour éviter de tomber dans les escaliers en se prenant les pieds dans les pans de leurs jupes, elle relevaient un peu leur robe, découvrant ainsi... leurs chevilles. Alors imaginez un peu le scandale si ces messieurs avaient pu, en montant les marches, entrevoir cette partie aussi intime de leur anatomie !! Entre une chute mortelle dans les escaliers et le risque de se voir à jamais compromise dans  sa vertu, le choix a été vite fait : ces messieurs passeront donc en premier pour préserver l'honneur des dames. J'avoue que cette règle semble beaucoup plus adaptée aujourd'hui, à l'ère de la mini-jupe, qu'à l'époque des robes à traîne !!!
Donc, on résume : dans l'escalier, Monsieur passe le premier. CQFD.



Par mado - Publié dans : Petit précis de bienséance
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /2008 09:00
Mes amis, l'heure est grave. Je crois qu'il est grand temps de vous donner une petite leçon de politesse... La leçon du jour : comment écrire un email professionnel ???


Je vois déjà ce que vous allez vous dire : "elle est tombée sur la tête, tout le monde sait faire ça"... Au risque de vous contredire, je crois qu'un petit rappel des règles élémentaires n'est pas inutile...

Règle n°1 : on dit bonjour. Il n'y a rien de plus désagréable qu'un email qui se résume à "Je vous ai envoyé le dossier X. Merci de me dire ce que vous en pensez". Un "bonjour, j'espère que vous allez bien", ça ne mange pas de pain (et ça fait quand même plus pro).

Règle n°2 : on soigne l'orthographe !!!! Avec les correcteurs automatiques, rien de plus simple. J'avoue que, plus d'une fois, j'ai eu des doutes sur les capacités de travail de certaines personnes qui avaient des postes importants mais faisaient des fautes atroces dans leurs mails. Bien évidemment, on n'est jamais à l'abri d'une faute de frappe (moi-même l'autre jour, j'ai écrit "saucice" sur mon blog...) mais il y a des limites !! J'ai déjà lu "je vous est envoyais le document ke vous m'avais demander" : j'étais à deux doigts de renvoyer le mail corrigé... Le SMS, c la mor de l'ortografe ;-)

Règle n°3 : on évite toute familiarité déplacée. Ainsi, on évitera les "salut", "au plaisir","bye", "coucou" et même "bisous" (que j'ai vu une fois, je vous le jure !!!). Un sobre "cordialement" suffira pour terminer votre correspondance. Côté signature, bien évidenmment, on signe de son prénom ET de son nom -sauf si on est assez proche du destinataire, auquel cas le seul prénom suffira- et on évite A TOUT PRIX les surnoms ridicules (peut-être que tous vos amis vous appelle "bichette", mais votre client n'est pas obligé de le savoir...). Je ne vous ferai pas l'affront de vous parler des "lol" et autres "mdr" : c'est comme les smileys, à bannir !!!!

Et enfin, et c'est sans doute ce qu'il y a de plus important, on n'oublie pas qu'un email va être lu, alors on fait preuve de bon sens !!!! Ainsi, hier, j'ai reçu un email surprenant : j'avais demandé à la directrice de la communication d'une très grosse boîte de m'envoyer la charte graphique de son entreprise. Voilà ce que j'ai reçu : "Bebert, tu peux envoyer la charte à la dame ?".


Par mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Auto-histoires de vie...
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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 09:00
Dans la catégorie "Petit Précis de bienséance", abordons aujourd'hui le sujet de la conversation.

Tout d'abord, définissons notre sujet : la conversation, c'est un échange de propos. Facile, me direz-vous... Pas si sûr.

Alors, quand vous arrivez dans une soirée et que vous ne connaissez personne, comment engager la conversation ? Tout d'abord, si votre hôte est à la hauteur de son rang, c'est lui qui devra vous présenter les gens en ouvrant la conversation. Par exemple, un "je te présente Machine, je t'en ai parlé : comme toi, elle est passionnée d'équitation / de cuisine / de finance..." A vous ensuite de rebondir : "ah, c'est vrai ? Vous jouez au golf ? Où ça ?". Et c'est parti. Une fois cette étape passée, il faut entretenir la conversation : on peut dériver sur le boulot (c'est mieux que la météo ou le cinéma, et ça permet de découler sur d'autres sujets). "Vous travaillez chez Vuitton ? Comme c'est intéressant (toujours valoriser son interlocuteur) ! Et est ce que vous ressentez beaucoup les effets de la crise dans le luxe ?". En une seule phrase, vous le mettez en avant, vous lui faites un compliment, et vous ouvrez un nouveau sujet, tout en parlant de l'actualité, sujet sur lequel chacun a son mot à dire. C'est parfait. Il n'y a qu'une chose à savoir : le sujet préféré des gens... c'est de parler d'eux-mêmes !!!! Posez leur des questions, intéressez-vous (pour de vrai) à ce qu'ils disent, et ils vous trouveront d'une compagnie délicieuse...

Mais - car il y a un mais - j'ai souvent été confrontée à une situation assez compliquée à gérer : la conversation est entamée, vous posez des questions, la personne vous répond... mais ne rebondit pas. Et ça vire vite à l'interrogatoire :
- "Et vous faites quoi dans la vie ?"
- "Avocat"
- "Passionnant ! Et vous êtes dans quel cabinet ?"
- "Bidule Truc and associates"
- "Ah, vous êtes donc spécialisé en fusac ?" (pour les non initiés, fusac = fusion acquisition. N'hésitez pas à montrer que vous comprenez son domaine de compétence - même si ce n'est pas le cas - afin que votre interlocuteur soit rassuré sur votre capacité à comprendre...)
- "Oui"

Bon, cela fait maintenant 25 minutes que vous ramez discutez : vous connaissez tout de sa vie professionnelle et familiale, de ses passions, de son allergie aux fraises... Et c'est le blanc. Pourquoi ça ? Parce qu'il ne sait pas que la conversation, c'est un ECHANGE : ça signifie tout simplement qu'il doit également jouer le jeu et vous poser quelques questions afin de faire avancer le schmilblick.

Autre situation problématique : votre hôte ne fait pas du tout son boulot (ce qui arrive malheureusement très souvent, surtout dans les grosses soirées avec beaucoup de monde) : pas de souci, là aussi, il y a quelques astuces. La première, c'est tout simplement d'arriver très tôt. Si la soirée commence à 21h, arrivez à 21h10 (on laisse toujours 10 minutes de répit à celui qui reçoit, car il aura forcément un peu de retard) : cette petite avance vous permettra de rencontrer les gens petit à petit, et de commencer à les connaître avant d'être englouti par la foule.
Si jamais vous arrivez tard, tout n'est pas perdu : il suffit de mettre un peu la main à la pâte... Le coeur d'une soirée, c'est la cuisine : récupérer les verres, filer un coup de main pour préparer les plateaux ou faire le service... Autant de solutions qui vous permettront de créer des liens et de rencontrer les gens. Pour ma part, je suis un fan de l'appareil photo numérique : je m'autoproclame "photographe officielle" de la soirée : les gens sont ravis (ils vont avoir des photos sympas qui feront de beaux souvenirs) et c'est un bon moyen d'entrer en matière...


Un dernier petit conseil (c'est gratuit, profitez-en) : certains sujets sont à éviter à tout prix !!!! Quoi qu'il arrive, ne parlez ni de politique, ni de religion, ni de sujets trop personnels (personne n'a besoin de savoir que vous venez de vous faire larguer comme une merde ou que vous êtes allé faire un frottis ce matin). Et si jamais on vous demande ce que vous pensez de la politique du gouvernement, n'ayez pas un avis trop tranché...

Bon, maintenant que vous savez tout, je vous laisse mettre tout ça en pratique...
Par mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /2009 09:00

Comme des milliers de parisiens, j’utilise chaque jour les transports en commun. Certes, je ne pollue pas en utilisant une voiture, j’évite les embouteillages et j’arrive bien plus rapidement (sauf quand il y a grève, mais je ne me lancerai pas sur le sujet : pas de polémique aujourd’hui, je suis en VACANCES), mais je dois avouer que le métro a malgré tout quelques inconvénients. Le premier étant l’incivilité des passagers, qui me fait dresser les cheveux sur la tête. Je crois qu’il est plus que temps de faire une petite remise à niveau…

 

De la bonne manière d’entrer dans la rame : vous attendez sur le quai bondé. Vous n’avez qu’une hâte, bien sûr : vous engouffrer dans le wagon pour être le premier à récupérer une place assise. Mais pas besoin de vous agglutiner comme ça devant les portes : personne ne peut descendre, donc vous ne pourrez pas monter. Parfois, je me demande pourquoi les gens ont tellement peur de ne pas réussir à entrer dans le métro… Ce qui fait que, pour en sortir, il faut jouer des coudes pour réussir à atteindre la porte, et encore se battre pour se frayer un passage entre ceux qui veulent prendre votre place. Le métro est une jungle où il faut se battre pour survivre. Et encore, ce n’est que le début.

 

De la bonne utilisation des strapontins : oui, vous avez eu une journée crevante. Comme tout le monde. Oui vous avez mal aux pieds (mais quelle idée aussi de porter des escarpins aussi haut perchés ???). Comme tout le monde. Oui vous en avez plein les pattes et vous rêvez de poser vos fesses et de ne plus bouger. Comme tout le monde. Mais ce n’est pas une raison pour vous conduire en gros con parfait égoïste et pour emmerder tous les autres passagers. Alors c’est simple : « en cas d’affluence, merci de ne pas utiliser les strapontins ». Vous ne comprenez pas le mot « affluence » ? Ou peut-être est-ce le mot « strapontin » ? Je vous explique : dans le métro, il y a des sièges fixes (souvent par bloc de 4) qui ne se replient pas. Ceux là, vous pouvez les utiliser quand vous voulez. Une petite exception : les femmes enceintes et les personnes âgées ont priorité, et c’est bien normal (autant vous dire que quand ce sera mon cas, je ne me ferai pas prier pour profiter de ce privilège…), donc on leur laisse la place. En revanche, lors qu’il y a beaucoup de monde dans la rame, on se lève de son strapontin pour faire de la place aux autres. Un strapontin baissé : une personne. Un strapontin levé : 2 personnes. Personnellement, quand quelqu’un reste bien assis pendant que tout le monde est debout et serré comme dans un banc de sardine, je prends un malin plaisir à lui mettre mon gros sac de courses en plein dans la figure : le malotru finit généralement par se lever (pas parce qu’il pense aux autres, mais parce qu’il n’en peut plus d’avoir un poireau sous le nez).  

 

De la bonne utilisation de la barre : bon, c’est bien, vous êtes debout. Mais avec ce chauffeur qui conduit comme un manche ce métro qui secoue, vous risquez de tomber à chaque instant. Heureusement que la Ratp a prévu de quoi se tenir. Tout d’abord, la barre de pole dance (mais si, vous savez bien, celle qu’utilisent les stripteaseuses) : un règle, une seule, on tient la barre d’une main, et on garde les deux pieds au sol, légèrement écartés pour garantir son équilibre. Et surtout, on ne fait pas comme ces affreux monstres égocentriques : on ne s’appuie pas de toutes ses forces sur la barre. Parce que les pauvres malheureux qui veulent se tenir ne peuvent plus passer leurs doigts et risquent la chute à chaque seconde. Ensuite, quand vous vous accrochez aux barres scellées au plafond, ayez bien en tête que vos aisselles sont au niveau des narines des pauvres malchanceux qui, comme moi, ne mesurent pas 1m80. Alors par pitié, n’oubliez pas la douche quotidienne et n’ayez pas peur d’abuser du déodorant. En vous r’merciant, m’sieurs dames.

 

De la bonne utilisation de sa bouche : qui dit « métro », dit « proximité ». Donc, le savoir-vivre impose quelques règles permettant d’assurer l’harmonie de tous. On commence avec le portable : maintenant qu’on capte même dans les tunnels, le trajet en métro est devenu un enfer. Les gens racontent leur vie la plus intime, persuadés -plongés comme ils sont dans leur conversation- que personne ne les entend. D’ailleurs, c’est tout comme : tout le monde fait comme s’il n’écoutait pas, alors que c’est tout le contraire. Il n’y a pas que la diarrhée verbale qui pollue l’environnement sonore. Depuis quand les gens mâchent-ils du chewing-gum la bouche ouverte, ce qui, à chaque mouvement de mâchoire d’une part laisse voir tout leur intérieur et d’autre part fait un bruit absolument répugnant ??? Enfin, je ne m’attarderai pas sur ceux qui écoutent de la musique tellement fort qu’on peut l’entendre d’un bout à l’autre de la rame (et ils écoutent rarement la Sonate au Clair de Lune, si vous voyez ce que je veux dire…).

 

Alors je lance un appel à tous les parisiens : par pitié, faites un effort… Si tout le monde appliquait ces quelques règles de politesse de base, les transports en commun seraient sûrement plus vivables. Il resterait juste à se débarrasser des joueurs d’accordéons qui massacrent « La Vie en Rose » et on frôlerait la perfection (je sais, je m’emballe un peu quand même. Mais bon, c’est agréable d’avoir encore des rêves irréalisables et de l’espoir)…

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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /2009 09:00

La grande tendance en entreprise, depuis une grosse dizaine d’années, c’est l’open space. Le principe est simple : finie la belle époque (que je n’ai malheureusement pas connue) où chacun avait son propre bureau, avec une porte (qu’on pouvait claquer quand on en avait ras la pâquerette) et des murs à décorer selon ses goûts… On a cassé toutes les cloisons et parqué installé les travailleurs les uns à côté des autres dans ce grand espace libre de toute contrainte murale. Les arguments à un tel changement ? Une meilleure communication d’entreprise, plus de cohésion d’équipe, plus d’énergie et de synergie… Mouais, en fait, c'est simplement pour que les gens travaillent plus (un peu comme Big Brother : on est espionné en permanence)… Je n’ai connu que l’open space (à des échelles plus ou moins grandes, du plateau avec 250 personnes dans des box mitoyens, au bureau de 4 personnes) et j’avoue que parfois souvent, j’aimerais bien avoir mon bureau à moi toute seule…

 

Non pas que je n’aime pas travailler en équipe, bien au contraire, mais j’avoue qu’il m’arrive d’en avoir un peu assez de toute cette proximité et que je travaillerais sûrement plus efficacement dans un environnement plus calme.

 

Petit rappel des règles à respecter pour le bien-être de tous en open space

 

 

Règle n°1 : on dit bonjour.

Cela peut vous sembler évident, mais je peux vous garantir que ça ne l’est pas pour tout le monde. Alors quand vous arrivez le matin, prenez quelques secondes pour dire bonjour, demander comment s’est passé le week-end… Ca ne mange pas de pain, comme dirait l’autre (mais je ne sais plus lequel) et il est toujours plus plaisant, en arrivant au bureau, de voir des visages avenants et souriants, plutôt que des têtes de 6 pieds de long. Je l’ai vécu : j’avais l’impression de passer mes journées avec une colonie de mérous autistes (c’est dire si l’ambiance était à la déconne. Ou pas). Autant dire qu’il fallait que je puise au fin fond du fond du bout de l’extrême de mes ressources pour trouver en moi l’envie de me lever le matin.

 

Règle n°2 : on fait attention au bruit.

Quand on est plusieurs dans la même pièce, si chacun ne prend pas un peu sur lui, on a rapidement la sensation de se retrouver dans une basse-cour. Entre celui qui tape fort sur son clavier (tic tic tic tic tac tic tic tic : ça peut vite devenir comparable au supplice chinois de la goute d’eau…), celui qui hurle au téléphone ("BONJOUR MONSIEUR DUCHMOLL !!! VOUS ALLEZ BIEN, MONSIEUR DUCHMOLL ??? NON NON, VOUS NE ME DERANGEZ PAS MONSIEUR DUCHMOLL. OUI J’AI BIEN RECU VOTRE MAIL MONSIEUR DUCHMOLL !!!"), celui qui chantonne en permanence (« et tu tapes tapes tapes, ce refrain qui te plait ». Oui, ce sont toujours des chansons qui vont vous rester dans la tête pendant de looooooongues heures, et même quand vous serez rentré à la maison… « Et tu tapes tapes tapes, c’est ta façon d’aimer ») et celui qui parle tout le temps (je précise au passage que j’ai fait de réels progrès sur ce point, et que j’arrive dorénav ant à contrôler ma diarrhée verbale pendant plusieurs heures. Mais c’est dur…), il est difficile de s’en sortir. Surtout qu’il est impossible de se concentrer dans une pareille cacophonie… En ce qui me concerne, j’ai développé – après des mois d’entraînement intensif – une capacité assez étonnante (et dont je suis particulièrement fière) : j’arrive à créer ma propre bulle de silence, de laquelle rien ni personne ne peut venir me tirer. Bien pratique pour travailler sereinement. Moins quand on me demande quelque chose et que je ne réponds pas.

 

Règle n°3 : on garde sa vie privée privée.

Avoir plein d’amis, c’est bien. Avoir un téléphone portable, c’est pratique (que dis-je, indispensable). Mais faire profiter tout le monde de vos déboires amoureux ou de l’organisation du prochain week-end en Sologne avec vos potes, là je dis non. Mettez votre téléphone en silencieux (ça évitera au moins qu’en plein milieu d’une conversation téléphonique importante avec un client, vous ne soyez dérangé par la sonnerie stridente –et parfois ridicule, pour certains, dont je ne fais pas partie, je vous rassure tout de suite- de votre portable) et surtout, si vous répondez à un appel privé et que la conversation risque de s’éterniser, par pitié, quittez la pièce !!!!!! Autre aspect important : je comprends que chacun veuille se sentir chez lui au bureau : mais est-il vraiment nécessaire d’afficher les photos de vos enfants, de votre mec, de votre chien… en plein open space ? (Non, je n’ai pas de photo de Choupette sur mon bureau). Et si vraiment vous trouvez que c’est trop triste, achetez vous une plante : c’est joli, et en plus ça vous assurera un peu d’intimité (pour peu qu’elle soit suffisamment haute).

 

Règle n°4 : on range son bureau.

Vous partagez un espace commun : quoi de plus normal que de laisser votre bureau propre en partant le soir. Il n’y a rien de plus désagréable que d’arriver le matin et de trouver le bordel désordre des autres : alors on range les papiers qui trainent, on jette les vieux Post-it et autres feuilles de brouillon, on vide sa tasse et on cache tout le reste dans les tiroirs. C’est pas plus compliqué que ça. Et les vieux mouchoirs plein de morve microbes, direction la poubelle : on partage déjà nos journées avec nos collègues, on peut ne pas faire pot commun pour les germes.

 

Règle n°5 : on se tient comme il faut.

Dans l’intimité d’un bureau fermé, vous pouvez faire tomber la veste, enlever vos chaussures ou vous affaler sur votre plan de travail. En open space, pas de tout ça : vous êtes en public. En permanence. Alors par respect pour ceux qui partagent cet espace avec vous, ayez la délicatesse de vous tenir correctement. Quoi de plus démoralisant et dégoutant que de partager son bureau avec quelqu’un qui se balade en chaussettes (je vous jure, je l’ai VU et senti aussi !!!!) ou qui pose ses pieds sur son bureau (surtout quand vous venez le voir, que vous restez un quart d’heure la main appuyée sur le bureau, et que vous réalisez que c’est à cet endroit précis qu’il a laissé traîner toute la matinée ses grolles qui ont ramassé les miasmes des trottoirs parisiens. Dois-je vraiment vous rappeler le nombre de chiens qui œuvrent dans la capitale ?).

 

A bon entendeur, salut.

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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 08:59
Aujourd'hui, reprenons un peu notre étude des bonnes manières et attaquons nous à un problème de société qui touche chacun d'entre nous : quid de la cuvette des toilettes ?

Dans l'ensemble, les hommes ont bien retenu la leçon que leur enseigne leur maman dès leur plus jeune âge : "avant de faire pipi, n'oublie pas de relever la cuvette". Jusque là, tout va bien. Mais l'épineux problème qui se pose ensuite, c'est de savoir s'il faut ou non rabaisser la cuvette après...

Deux camps s'affrontent. A ma gauche, les femmes, qui considèrent que puisque les hommes relèvent la cuvette, il leur revient de la rabbatre (en plus, c'est dégoûtant de toucher ça... Vous avez compris dans quel camp je me trouve). A ma droite, ces messieurs, qui ne voient pas pourquoi ce serait à eux de tout faire. Avouons-le, les deux arguments se valent.

Mais aujourd'hui, voici la solution qui réconciliera tout le monde... C'est facile, c'est ni l'un, ni l'autre...  Je vous explique : quand vous tirez la chasse d'eau, des milliers de particules de vos petits (ou gros) besoins s'envolent dans l'air et se posent un peu partout (dans votre baignoire, sur vos serviettes de bain, sur votre brosse à dents...). Oui, c'est immonde. Heureusement, il y a une solution toute bête pour règler ce problème : dès que vous tirez la chasse d'eau, il vous suffit de fermer l'abattant (c'est le mot savant pour désigner le couvercle) des toilettes...

Et c'est cette solution hygiénique -et indispensable- qui réconciliera hommes et femmes : chacun, en arrivant, trouvera des toilettes entièrement fermées et l'ouvrira à sa convenance, avant de tout refermer en partant !!!! Alors méfiez-vous mes amis, je pars à la chasse aux cuvettes relevées : je n'accepterai AUCUNE excuse !!!

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 08:59

Je suis nulle en alcool. Mais vraiment. Et le comble, c’est que j’ai décroché il y a maintenant près de 2 ans un poste chez un distributeur de whisky. La grosse blague, pour quelqu’un comme moi, qui ai bu mon premier whisky juste avant l’entretien d’embauche, histoire de savoir quel goût ça avait.


Je confirme, je déteste ça.


Mais qu’à cela ne tienne : dans le cadre de mon travail, j’étais chargée -entre autres- de rédiger des notes de dégustations. Bien sûr, n’y connaissant rien, je demandais à des « experts » de goûter, de commenter, et je mettais tout ça en forme. Mais comment fait-on quand on n’a pas l’échantillon ou bien que le produit n’est pas encore prêt ? J’ai rédigé de superbes notes, toute seule, comme une grande, que Bigboss Le Méchant a validées sans problème.


Ce job, qui pour d’autres aurait été un véritable paradis, était tout simplement une torture pour moi. Ah ça, aucun risque que j’aille piquer des trucs dans la réserve : vous ne me verrez pas quitter le boulot en douce avec une bouteille de whisky bien planquée sous le manteau. Les vols à l’entrepôt, c’est sûr, c’était pas moi. Bon, on aurait vendu des chaussures, j’dis pas que j’en aurais pas piqué une ou deux paires…


Souvent, le soir (oui, je faisais nocturne...), Bigboss Le Méchant approchait de mon bureau et y déposait un verre : « tiens, goûte, c’est un nouveau Cognac qu’on vient de recevoir. Il est rarissime et très cher ». Et invariablement, je partais aux toilettes, où je regardais d’un air désolé le précieux breuvage finir ses jours dans la cuvette en porcelaine. Oui, je sais, c'est moche.

 

Si cette expérience m'a malgré tout apporté une belle connaissance théorique des alcools et spiritueux (ce qui me permet de crâner dans les dîners, en expliquant le mode de fabrication du whisky ou en racontant l'histoire de cette merveilleuse distillerie japonaise), je n'en reste pas moins un imposteur.

 

Quand je goûte un vin ou un spiritueux, je ne sens rien : aucune note de poire ou de vanille, pas une once de réglisse ou de fruits rouges... L'alcool m'anesthésie les papilles. Pourtant, je reconnais assez bien les goûts en règle générale (j'ai d'ailleurs fait brillamment mes preuves à une dégustation de thé avec un célèbre maître du thé), mais dès que c'est alcoolisé, il n'y a rien à faire.

 

C'est la raison pour laquelle j'appréhende toujours de devoir goûter le vin au restaurant. Traditionnellement, la bienséance exige que ce soit celui qui invite qui goûte. Mais le plus souvent, le sommelier fait goûter Monsieur (sans doute parce qu'il part du principe que c'est Monsieur qui paye l'addition, ce qui est complètement dépassé de nos jours, les hommes mettant de moins en moins la main au portefeuille. Ce que je trouve par ailleurs parfaitement regrettable. On en reparlera à l'occasion, tiens).

 

Mais quand on est deux femmes, difficile d'échapper à la corvée : c'est vous qui payez ? C'est vous qui goûtez, CQFD. Il faut commencer par choisir le vin, en fonction de ce que vous avez choisi comme plat : facile, viande blanche ou poisson, on prend du blanc, viande rouge, on prend du rouge. Personnellement, je bois du vin très sucré avec tout, et j'adore le mélange vin doux / fromages, qui fait bondir les spécialistes. Pour mettre tout le mnde d'accord, dînons au Champagne, ce sera plus simple. Donc, si vous ne savez pas, demandez au sommelier ce qu'il vous conseille (tout en jetant un petit coup d'oeil sur le prix : oui, le Château Margaux irait très bien avec votre côte de boeuf. Mais vous allez devoir manger des pâtes au beurre pendant 5 semaines...) : au moins, vous éviterez la faute de goût impardonnable.

 

Voilà, on vous apporte la bouteille. Le serveur prend votre verre, vous sert un fond de vin, et c'est là qu'il faut faire illusion. Parce que tout le monde à table vous regarde et attend votre verdict avec impatience. Mais comment cacher votre incompétence ? Voici la marche à suivre pour ne pas avoir l'air trop con-con.

 

Attrapez votre verre par la base (il ne faut surtout pas le tenir par le ballon, ça réchauffe le vin et ça fait beauf), levez-le au niveau de vos yeux, inclinez-le un peu (sans en renverser partout !!!) et regardez sa couleur en prenant un air entendu (et vérifiez au passage qu'il n'est pas trouble : si c'est le cas, vous pouvez faire la remarque !!!). Ensuite, faites tourner DELICATEMENT le vin dans le verre (attention, c'est l'opération la plus délicate) puis, toujours en l'inclinant, mettez-y vote nez et... 3, 2, 1... SENTEZ !!! Si vous voulez vraiment avoir l'air à fond dedans, fermez les yeux.

 

Portez ensuite le verre à vos lèvres et prenez une gorgée de vin. Gardez la en bouche quelques secondes, comme si vous la mâchiez (pas la peine d'aller jusqu'à faire cet horrible gargouillis avec le vin : on ne vous en demande pas tant), plissez les yeux pour montrer que vous êtes concentré, et reposer le verre sur la table en faisant un signe de la tête ponctué d'un "parfait". Là, c'est le top départ donné au serveur pour qu'il serve tout le monde.

 

Attention tout de même, si le vin pue le liège (là, pas besoin d'être un expert, tout le monde s'en rend compte), vous pouvez dire qu'il sembe bouchonné : les autres convives sentiront tous le vin, le goûteront, et la décision de garder ou non la bouteille sera alors collective.

 

 

Qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour avoir l'air d'une jeune femme accomplie.

 


Par Mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 08:59
Aujourd'hui, la politesse semble être devenue pour beaucoup un ensemble de règles désuètes, dépassées et contraignantes. Et pourtant, ces codes sont là pour nous permettre de mieux vivre les uns avec les autres, et constituent à eux seuls un véritable mode de communication.

Mais à une époque où les relations entre les êtres changent, et principalement entre les hommes et les femmes, la politesse semble être vouée à une disparition certaine : la galanterie est-elle morte ?

Autrefois, la Femme avait un statut très différent de celui qu'elle a aujourd'hui : elle ne travaillait pas, dépendait financièrement de son mari (la femme célibataire était très mal vue... Et je ne vous parle même pas des "filles mères", devenues "mères célibataires" de nos jours et dont le statut est fort heureusement parfaitement accepté dans notre société actuelle), n'avait pas le droit de vote, et devait obtenir l'autorisation de son époux pour le moindre de ses faits et gestes. Je suis quand même bien contente d'être née dans les années 80.

En 2009, notre situation a beaucoup évolué : les femmes travaillent, vivent seules, n'ont plus de comptes à rendre, ne sont plus considérées comme des parias si elles ont des amants, sortent, boivent, consomment les hommes comme des Kleenex, choisissent de ne pas se marier ni d'avoir d'enfants et vivent la vie qui leur plait. Mais avec cette émancipation (beaucoup trop tardive à mon goût) de la Femme, tous les codes de politesse entre hommes et femmes ont volé en éclat.

Sous prétexte que "vous avez voulu l'égalité", les hommes ne font plus jamais preuve de galanterie : ils ne tiennent plus la porte, ne payent plus au restaurant ("ça va, elle travaille, elle peut payer") que s'ils attendent un retour en nature, ne sortent plus de la voiture pour vous ouvrir la portière, ne vous aident plus à enfiler votre manteau, ne vous font plus de compliments gratuits, ne portent plus les paquets lourds, ne vous aident plus à porter vos skis quand il faut marcher dans la neige avec des chaussures inconfortables... C'est très dommage.

Même la séduction a perdu toute notion de galanterie : les hommes ne font plus la cour, ils "draguent". Draguer, quel horrible notion... Littéralement, ça veut dire racler le fond de la mer avec une drague, pour ramasser le plus de poissons ou de coquillages. Elle est bien loin l'époque où les hommes offraient des fleurs, et faisaient une cour assidue à une femme, sans avoir d'autres "poissons" sous le coude, lui faisant ainsi comprendre qu'elle était l'unique objet de sa convoitise.

Aujourd'hui, lorsque vous allez au restaurant avec un homme, il n'entrera pas le premier (ce qui est parfaitement inconfortable pour la femme : je déteste me retrouver toute seule, sans savoir quoi dire car je ne sais pas s'il a réservé ou non, s'il souhaite que je parle ou pas... Normalement, quand on entre dans un lieu public, l'homme précède la femme, pour être certain que l'endroit n'est pas dangereux et lui éviter ainsi une situation embarrassante), il ne vous approchera pas la chaise pour vous aider à vous installer confortablement, il n'attendra pas que vous ayez commencé pour se jeter voracement sur sa côte de boeuf - patates, il ne se lèvera pas quand vous quitterez la table pour aller aux toilettes vous repoudrer le nez, il ne prendra pas la peine de vous déposer chez vous en voiture ("elle n'a qu'à prendre un taxi") ni d'attendre que vous soyez bien rentrée dans le hall pour être sûr qu'il ne vous arrive rien... Autant de petites attention qui se perdent.


Mais nous voulions l'égalité, n'est ce pas ????

Oui, nous voulons l'égalité. Mais alors pourquoi avoir "supprimé" toutes ces petites attentions de la galanterie mais n'avoir pas touché à l'inégalité dans le travail ou dans le salaire ? Finalement, on est égaux quand ça les arrange !

Aujourd'hui, je réalise que les hommes galants sont de plus en plus rares. J'en connais bien un ou deux, mais pas plus.... Je dois bien me faire une raison : les princes charmants n'existent pas plus.



Par Mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Teckel Enragé and friends.
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 08:05

images-copie-30.jpg L'été, comme chacun sait, c'est la saison des mariages. Même si les mariages hivernaux commencent à se développer (il faut dire que l'idée de porter une superbe étole d'hermine est particulièrement alléchante, mais peu adaptée à des températures estivales !), j'ai rarement eu plusieurs mariages en plein mois de décembre, alors que certains étés ne sont qu'une suite de mariages aux quatre coins du pays. C'est chiant, ça coupe les vacances...

 

images-copie-31.jpgCette semaine donc, puisque je suis toujours coincée dans mon bled paumé sans Internet absente, nous allons ensemble étudier de plus près cette étrange tradition qu'est le mariage, afin de savoir comment se comporter en toute circonstance. Parce que j'ai rencontré récemment quelqu'un qui n'avait jamais assisté à un mariage : je vous jure que ça existe...

 

La première étape donc, c'est la cérémonie religieuse. Nous écarterons la mairie car elle a images-copie-32.jpg généralement lieu quelques jours (voire quelques semaines) auparavant et seulement avec la famille très proche. Donc, c'est le jour J, vous avez sorti votre plus jolie robe (oui, je préfère vous le dire tout de suite : quand on est invitée à un mariage, on évite absolument le pantalon, sauf si c'est vraiment un mariage très intime et à la campagne. On oublie aussi le blanc : la seule personne autorisée à en porter ce jour-là, c'est la mariée. Aucune exception n'est acceptée), vos escarpins et votre chapeau, (sans oublier une petite veste ou un châle pour couvrir vos épaules : ça choque les vieilles tantes, trop de peau nue pendant la messe !) et vous vous dirigez vers l'église.

 

images-copie-33.jpg Pour vous installer, c'est très simple : si vous êtes invitée par le marié, vous vous installez à droite de l'église, et si vous connaissez la mariée, vous vous mettez à gauche. A ce stade-là de la journée, on ne se mélange pas encore avec le côté adverse (on attendra que les futurs époux se soient dit "oui" avant d'aller fricoter avec l'ennemi). Et plus vous êtes proches, plus vous vous mettez près de l'autel (facile : si vous êtes la soeur de la mariée, vous êtes au premier rang, mais si c'est juste votre copine du cours d'aérobic et que vous ne connaissez personne, vous vous mettez au fond de l'église. Pas besoin de faire Polytechnique pour comprendre !). Petite précision : si la cérémonie commence à 15h30, on prend soin d'être installé un petit quart d'heure à l'avance, ce qui permet d'une part de répéter les chants avec le chef de choeur et d'autre part d'être là pour voir la mariée faire son entrée dans l'église. C'est un peu le clou du spectacle, quand même !

 

images-copie-34.jpg La mariée entre donc au bras de son père : c'est son big moment... Elle a cherché sa robe pendant des mois, a jalousement gardé le secret pour réserver la surprise à tout le monde et ne s'est nourrie que de feuilles de salade pendant des semaines, alors surtout n'allez pas lui gâcher ça. Si la mariée est belle, dites-le . Mais si elle est vraiment épouvantable et qu'on dirait une grosse meringue nacrée saupoudrée de paillettes (oui, malheureusement, ça arrive... J'ai même déjà vu une mariée en orange : la famille en parle encore), ne dites rien. Et si vraiment c'est trop horrible et que vous avez une soeur comme la mienne, un simple regard entre vous suffira pour commenter la situation par la télépathie (vous aurez bien le temps de critiquer plus tard). Mais surtout, quoi qu'il arrive, ne riez-pas et ne vous moquez pas à voix haute : il y a des gens autour.

 

images-copie-35.jpg Pendant la cérémonie, essayez de ne pas parler à vos voisins : il vaut mieux avoir l'air sérieux. N'oublions pas que nous sommes dans une église. Alors on évite les grandes effusions pour dire bonjour à la cousine Cécile qui est de l'autre côté de la nef, on ne parle pas, on ne sort pas son portable, qu'on a bien sûr mis en silencieux : imaginez un peu la tête des époux si, au moment des l'échange des consentement, retentit la sonnerie "beatbox en prout mineur" (je jure qu'elle existe : vous pouvez l'entendre ici). Je ne suis pas certaine qu'ils pardonnent un jour au malotru qui a eu l'outrecuidance de laisser son portable allumé pendant un moment aussi chargé en émotion. Et on ne réagit pas non plu si le prêtre dit des choses très bizarres pendant son sermon (parce que parfois, quand le sermon est sur les relations sexuelles entre les époux, ça fait un drôle d'effet...).

 

images-copie-36.jpg Ca y est ! Ils sont mariés ! Enfin on va pouvoir bouffer. Pendant que les époux et leurs témoins signent les registres, tous les invités sortent de l'église et se placent autour de la porte, en attendant la sortie des nouveaux mariés et de leurs parents. C'est là qu'on leur jette des trucs (riz, pétales de roses, bulles de savon, grains de lavandes...) que l'on vous distribue à la sortie de la messe (nul besoin donc de passer au supermarché acheter un sachet de riz Uncle Ben !). Les mariés s'embrassent, on applaudit, tout le monde sourit, il y a de la couleur et des sourires dans tous les coins, on se bouscule, on a du mal à se faire des bises parce que les chapeaux "c'est pas pratique, alors bisou de loin".

 

Et puis tout le monde s'en va : après toutes ces émotions, une petite coupe de Champagne est  plus que nécessaire pour se remettre. Direction le cocktail !!!!!

 

images-copie-37.jpg

 

La suite demain...

 

 

* Juste un petit mot pour vous dire que ceci est mon 700ème article ! C'est fou comme le temps passe vite... Et je commence à me demander si je vais encore avoir des choses à vous raconter si je continue à ce rythme là !!! Je vais faire de mon mieux, mais je ne peux rien vous garantir ! En tout cas, pour le 1000ème, je ferai quelquechose de spécial...


 

Par Mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Sois belle et sois toi !
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 08:05

melissa-et-invites-bis_zoom.jpgAprès une petite promenade en voiture (qui ne dépasse généralement pas une vingtaine de minutes grand maximum : au-delà, ça emmerde tout le monde. On se perd, c'est long, on froisse ses vêtements, on abîme son chapeau, on a soif ou très envie de faire pipi... Bref, le plus court sera le mieux), tous les invités se retrouvent sur le lieu où auront lieu les festivités. La plupart du temps, et quand la météo le permet, le cocktail a lieu à l'extérieur, sur la pelouse où sont dressées quelques barnums blancs sous lesquels sont installés de grandes tables qui servent de buffet.

 

DSC02578.JPGGros avantage de la chose : il est vraiment très agréable d'être dehors quand il fait beau. Gros inconvénient : essayez un peu de marcher élégamment dans l'herbe quand vous portez des escarpins super fragiles avec 10 centimètres de talons. J'en ai bousillé plus d'une paire (et notamment mes sublissimes sandales dorées qui m'ont coûté un bras et n'auront pas survécu à deux mariages. Les mariés devraient rembourser les vêtements abîmés à cause de leur organisation...) à force d'enforcer le talon dans des mottes de terre. Mais bon, je ne suis pas rancunière.

 

images-copie-38.jpg En fonction du buffet, vous saurez si le dîner sera bon ou non. Ainsi, si le buffet est absolument infect et très peu copieux, vous pouvez espérer que la plus grosse partie du budget a été mise dans le dîner : il n'y a donc pas de regrets à avoir. A l'inverse, si le buffet est extraordinaire (genre avec un stand fois gras + un stand verrines + un stand canapés + un stand petits fours + une pyramide en macarons Ladurée, et sans compter les serveurs qui passent en permanence avec des plateaux débordants de douceurs exquises), il est fort à craindre que le dîner sera de très mauvaise qualité. En effet, dans les grands mariages, tout le monde n'est pas invité au dîner : ainsi, certaines personnes ne sont conviées qu'au cocktail. C'est facile : quand vous recevez le faire-part, s'il n'y a pas le bon pour la bouffe carton images-copie-39.jpg d'invitation pour le dîner glissé à l'intérieur, c'est que vous n'êtes pas convié au repas. Inutile de vous dire que quand je ne suis pas invitée à la totale, pas question que je pointe le bout de mon chapeau au mariage (genre je vais m'acheter une robe, prendre le train et une chambre d'hôtel, tout ça pour manger trois amuse-gueules et boire une coupe de Champagne ? Faut pas pousser, je ne meurs pas de faim à ce point là...). C'est pour cette raison très certainement, que les mariés mettent le paquet sur le cocktail : les lésés qui ne profitent pas du dîner n'auront pas l'impression d'être venus pour rien.

 

images-copie-40.jpgLe cocktail, c'est le moment idéal pour faire des mondanités : c'est là qu'on retrouve des amis perdus de vue depuis longtemps, des vieilles tantes, un cousin éloigné... ou qu'on retombe par hasard sur ce parfait crétin qui vous collait au cul et à qui vous avez fait croire que vous partiez au Texas épouser un éleveur de taureaux. Et merde. Entre deux coupettes, on papote, on rigole, on commente la robe de la mariée, on potine, on réseaute, on name-droppe, on se gave de petits fours si le buffet est bon, on sourit au photographe (vu le prix de votre robe, autant l'immortaliser). Mais surtout, ne pas oublier la mission principale : féliciter les mariés. C'est une étape OBLIGATOIRE. Alors plutôt qu'attendre le moment de prendre congé ("félicitations, c'était super ! Merci et belle vie ! Allez, je filoche, c'est que j'ai de la route moi !"), autant présenter vos voeux de bonheur le plus tôt possible. Et croyez moi, vous n'êtes pas les seuls à avoir cette brillante idée, comme le prouve la longue queue qui s'étend devant les jeunes tourtereaux. Pour faire la bise à la mariée, on attend plus longtemps que pour les soldes privées Hermès. J'vous jure !

 

images-copie-43.jpg Après deux ou trois heures, le moment du dîner arrive. Pour faire venir tout le monde à table, plusieurs techniques : soit on envoie les enfants d'honneur rabattre les invités comme du bétail (parfois avec des clochettes ou des grelots, ce que je trouve particulièrement charmant. Mais ce n'est là que mon humble avis...), soit on sort le grand jeu et on sonne le cor de chasse : dans chaque famille, il y a toujours un ou deux "sonneurs" qui se feront un plaisir de faire partager leur talent ("tiens, comme par hasard, j'ai apporté mon cor, juste au cas où". En fait, il a répété pendant 3 mois, mais il ne l'avouera certainement jamais !). Les convives se dirigent donc vers la tente ou la salle qui accueillera le repas, alors que les pauvres malheureux qui n'ont pas leur ticket-bouffe rentrent à la maison : pour eux, la fête s'arrête avant même d'avoir commencé... Et pas la peine d'essayer de s'incruster, il y a toujours la barrière du plan de table...

 

images-copie-42.jpg

 

La suite demain...

 

Par Mado - Publié dans : Petit précis de bienséance - Communauté : Sois belle et sois toi !
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